Saint-Lô

(50 Manche) La Libération

Saint-Lô, ville lettrineSaint-Lô libéré n’est plus qu’une « immense carrière de schiste » Les soldats du General Eugen Meindl, qui commande le II. Fallschirm-Korps, s’accrochent au terrain face à l’offensive générale du XIX US Corps, lancée sur Saint-Lô le 11 juillet. Le dimanche 16 juillet, la 35th US Infantry Division du Major General Paul Baade s’empare de la cote 122, une colline qui domine le nord de Saint-Lô. Sur l’aile gauche, la 29th US ID du Major General Charles Gerhardt progresse sur la crête de Martainville, le 2nd Battalion du 116th Infantry Regiment atteint le carrefour de la Madeleine. Les pertes sont très lourdes dans les deux camps, mais chez les Américains, elles sont compensées par des « remplaçants », côté allemand, il n’y a plus de réserve disponible, le front est menacé de désintégration. Le 17 juillet, dans la brume matinale, le 3/116th IR mené par le Major Thomas Howie s’infiltre à travers les points d’appui des parachutistes de la 3.Fallschirmjäger-Division, et rejoint le « bataillon perdu » du Major Sidney Bingham à 6 heures ; alors qu’il prépare l’entrée dans la ville, le Major Howie est tué par l’explosion d’un obus. En fin d’après-midi, le chef de la 7. Armee, le Generaloberst Paul Hausser autorise un repli, mais il faut tenir Saint-Lô. Au matin du mardi 18 juillet, les Américains sont aux portes de la cité, le 3/134th IR entre dans Saint-Georges-Montcocq, Martinville est aux mains du 1/116th, les Américains contrôlent la route d’Isigny-sur-Mer. Le Major General Gerhardt décide que le moment est venu de lancer l’ultime assaut, la Task Force C, menée par le Major General Norman Cota, se met en route à 15 heures à partir du secteur de Couvains. Le 1/115th du Major Glover Johns rejoint la colonne à 1500 mètres de l’entrée de la ville ; au Moulin Bérot, les tirs de mortiers s’intensifient, à 18 heures les Américains entrent dans Saint-Lô en longeant le cimetière, les véhicules du 29th Reconnaissance Squadron contournent les amoncellements de gravats. Tous les points stratégiques sont occupés et renforcés par des blindés, sous le harcèlement des obus allemands qui font quelques victimes, le Major General Cota est blessé par un éclat. Le Major General Gerhardt peut enfin informer son chef de corps que la ville est prise. Mais que reste-t-il de Saint-Lô ? Après les terribles bombardements du Jour J, et les dégâts causés par les combats, presque vidée de ses habitants, une « immense carrière de schiste ». © Sources : 134th IR After Action Report July 1944, 39-45 Magazine Historica n°108 et 111, Saint-Lô par le Center of Military History US Army, Breakout and Pursuit par Martin Blumenson

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