Alençon

(61 Orne) Monuments et vestiges

Alençon, lettrineChar Sherman Montereau Le Sherman M4 Montereau appartenait à la 2e compagnie du 501e Régiment de Chars de Combat, de la 2e Division blindée française. Il fut détruit par un panzer allemand en traversant la forêt d’Écouves, le 12 août 1944. Après la guerre, il fut exposé dans son état, dans la cour de la caserne d’Alençon. En 2013, à l’initiative du capitaine Miguel Beuvier, adjoint au délégué militaire de l’Orne, il fut décidé une restauration complète du char pour le 70e Anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie. La maitrise d’œuvre fut confiée à l’association Balmoral Green ; six mois de travail furent nécessaires pour le remettre en état de rouler. Pendant l’été 2014, le Montereau participa à plusieurs manifestations commémoratives, avant de revenir à Alençon. Pendant les travaux, la plaque d’identification de l’aide pilote, Félix Wicinski, tué dans le char le 12 août 1944, fut retrouvée à l’intérieur de la caisse ; elle fut remise à sa nièce au cours d’une cérémonie le 12 août 2014. Le Montereau est aujourd’hui la propriété du Musée des Blindés de Saumur. Situation : dans l’enceinte du conseil départemental, visible de la rue de la demi-Lune

Monument général Leclerc Monument à la mémoire du général Philippe Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France. Le monument a été inauguré le 15 mars 1970, en présence de Madame la Maréchale Leclerc, du général Massu, du préfet et du maire ; il est l’œuvre du sculpteur André Arbus. La statue en bronze du général, sur son socle, se tient devant deux immenses dalles de pierre, percées en leur centre et sur toute la hauteur d’une Croix de Lorraine en contre-forme. Sur les dalles sont gravées les campagnes et batailles menées par le général Leclerc, de Mourzouk, Koufra, jusqu’à Berschtesgaden, Hanoï, en passant par la libération d’Alençon. Deux citations donnent sens aux motivations et aux valeurs, défendues par le général dans ses combats : « Tenez, tenez aussi longtemps qu’il le faudra, la victoire finale est certaine et mérite tous les sacrifices », « Les mobiles qui nous poussaient furent l’amour-propre et la fierté nationale ; puissent ses sentiments subsister demain ». Situation : rue du pont Neuf, en face du pont sur la Sarthe

Plaque QG du général Leclerc Dans la nuit du 11 au 12 août 1944, guidés par un jeune Résistant, les véhicules de la 2e D.B. entrèrent dans la ville et libérèrent Alençon par surprise. Dans cette maison, près du pont Neuf, le général Leclerc établit son quartier général temporaire. Une plaque rappelant ce fait historique est visible au-dessus de la porte de la maison ; un musée fut installé en 1994, il est aujourd’hui fermé. Situation : au n°33 rue du pont Neuf, près du pont sur la Sarthe

Plaque 2e D.B. et plaque victimes civiles Ces deux plaques furent inaugurées par le général de Gaulle, lors de sa deuxième visite à Alençon le 10 août 1947 ; ce jour-là, il était accompagné par le général Leclerc. Une foule de 25 000 personnes acclama le général de Gaulle lorsque sa voiture arriva place Foch. La première plaque est dédiée à la 2e Division blindée française, commandée par le général Leclerc, libérateur d’Alençon le 12 août 1944. Une seconde plaque rend hommage au personnel municipal, mort pour la France, et aux victimes civiles des bombardements aériens. Situation : dans le hall de l’hôtel de ville

Plaque des Patriotes Le château des Ducs devint une prison à partir de 1824. En mars 1944, les Allemands y transférèrent les Résistants et les prisonniers politiques, auparavant détenus à la caserne Bonnet ; ils étaient incarcérés à l’écart des prisonniers de droit commun, gardés par des gendarmes français. La plaque est à la mémoire des patriotes qui furent internés et torturés dans cette prison. Le château a été racheté en 2018 par la ville, qui a entrepris sa réhabilitation pour l’ouvrir au public. Situation : sur la façade d’entrée des deux tours

Stèle de la libération Cette petite stèle fut inaugurée en 1994, lors du 50e Anniversaire de la Libération, elle commémore la libération d’Alençon et la mémoire des Résistants ornais. Situation : en face de la gare et de l’hôtel de Rouen

Stèle de la Libération Cette petite stèle fut inaugurée en 1994, lors du 50e Anniversaire de la Libération, à l’initiative de la société d’Horticulture de l’Orne. Situation : à l’extrémité sud de l’avenue Rhin et Danube, près du carrefour

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