Belfonds

(61 Orne) La Libération

Belfonds, ville lettrineUn incident franco-américain réglé par le chef du XVth Corps  Mi-août 1944, la 2e Division blindée française a été intégrée à la 3rd US Army du General George Patton, qui mène une grande manœuvre d’encerclement des armées allemandes par le sud. Le 12 août au matin, Alençon a été libéré sans combat par les Français ; profitant de l’effet de surprise, le général Philippe Leclerc lance ses forces vers le nord. La veille, pour affronter les Américains, le General Heinrich Eberbach avait ordonné à la 116. Panzer-Division de se diriger dans le secteur de Sées. Trop tard, dans l’après-midi du 12, le groupement d’infanterie et d’artillerie de la 116. Panzer-Division est repoussé avec de lourdes pertes sans atteindre Sées, déjà libéré en milieu de matinée par le Combat Command A du Brigadier General Eugene Regnier. Une heure plus tard, l’arrivée des véhicules du groupement Putz de la 2e DB provoque un embouteillage… et la colère des Américains. Il faudra l’intervention du chef du XV US Army Corps, le General Wade Haislip, pour régler le problème. Le colonel Warabiot dirige ses troupes vers Mortrée, où les Américains sont déjà bloqués par une arrière-garde allemande. Un Résistant, militaire de réserve, le capitaine Denormandie, propose au lieutenant Bricard de guider les Français par les petits routes secondaires afin de contourner l’obstacle. Ainsi, la colonne blindée française bifurque à gauche, 3 kilomètres après la sortie de Sées, puis oblique à droite à Belfonds. En début d’après-midi les chars du capitaine Buis, de la 1re compagnie, traversent Montmerrei sans avoir rencontré d’opposition des Allemands ; Sherman et half-tracks poursuivent vers Saint-Christophe-le-Jajolet. © Source : Combats de la 2e D.B. en Normandie de Hubert Pittino, Fighting the Breakout de David Isby

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