Branville

(14 Calvados) La Libération

Branville, ville lettrineProchaine ligne de repli pour les Allemands : la Touques À 4h30 le 21 août, les soldats britanniques des N°41 et 48 Commandos entrent dans Dozulé sans rencontrer d’opposition. Les Allemands sont partis la veille ; pendant la nuit, ils ont opéré un repli sur une nouvelle ligne qui va de Houlgate à Annebault. Il pleut, mais les maisons de Dozulé sont en feu, l’incendie est-il dû à l’artillerie de l’un des camps ou a-t-il été allumé par l’ennemi ? Le 6th Airborne Armoured Reconnaissance Regiment s’élance dès l’aube sur la route de Pont-l’Évêque, afin de repérer les zones de résistance. L’escadron d’auto-blindés de la Brigade belge Piron, qui a été rattaché, signale vers 11 heures que la ligne Branville Annebault semble tenue par l’ennemi, avec de nombreuses mines et peut-être des anti-chars au nord de Branville. Vers 18 heures, la Troop 2 commandée par le Lieutenant Roger Dewandre reçoit l’ordre de se rendre compte du dispositif ennemi. Les véhicules blindés Daimler pénètrent dans le bourg de Branville et surprennent l’infanterie allemande, un anti-char est repéré au nord, toutes les armes de bord font feu, les Belges se replient en mitraillant tous azimuts. Le chef de la 6th Airlanding Brigade ordonne au 12th Battalion The Devonshire Regiment, commandé par le Lieutenant-Colonel Dick Stevens, de s’emparer de ce point fort. Trois kilomètres au sud-est, vers 21 heures, le 8th Parachute Battalion brise la résistance allemande au carrefour d’Annebault. Peu avant la tombée de la nuit, une compagnie du Devonshire Regiment engage le combat près de Branville ; l’objectif n’est pas pris lorsque la nuit tombe. Le lendemain 22 août vers 3 heures du matin, la C Company embarque à bord des camions pour préparer un assaut à l’aube sur le flanc droit. À leur arrivée à 5h30, les Britanniques réalisent que les Allemands viennent d’évacuer la localité ; la B Company rejoint Branville à 8 heures. Six parachutistes, cachés par les Normands depuis leur saut du Jour J, retrouvent leurs frères d’armes après 77 jours de clandestinité. Prochaine ligne de repli pour les Allemands : la Touques. © Sources : Opération Paddle par Eddy Florentin, War Diary 8th Parachute Battalion, War Diary 6th Airborne RECCE Regiment, War diary 6th Airlanding Brigade, Normandie 1944 Magazine n°8

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