Ecouché

(61 Orne) La Libération

Ecouché, ville lettrineLa 116. Panzer-Division est prise de vitesse par les Français La nuit est tombé, ce samedi 12 août, les Français du sous groupement commandé par le colonel Warabiot sont à trois kilomètres de leur objectif : Écouché ; les hommes de la 2e DB sont fatigués, les renseignements manquent sur la puissance du dispositif allemand dans la ville ; le colonel Warabiot décide de s’établir en « hérisson » pour la nuit. À l’aube du 13 août, les automitrailleuses M8 du capitaine Julien partent en éclaireur ; le colonel Warabiot décide d’attaquer par surprise sans préparation d’artillerie. La colonne descend vers son objectif et arrive en vue de la N24 bis, encombrée des véhicules de la 116. Panzer-Division, les Sherman font un carnage. Les Français abordent la ville par l’est, franchissent le passage à niveau, se répandent dans les rues, détruisent ou bousculent  plusieurs véhicules ennemis, occupent les issues ; au nord-ouest les ponts sur la Cance et l’Orne sont capturés, les Allemands s’enfuient vers le nord. Le colonel Warabiot fait le point avec ses officiers devant l’église Notre-Dame, ils sont rejoints par le curé d’Ecouché ; il est 7h30, la ville est libérée. Mais la fourmilière ennemie se réveille, deux Panzer surgissent de Montgaroult ; au passage à niveau, à l’entrée est, le half-track Don Quichotte est détruit ; à l’ouest, un accrochage avec des SS fait des victimes chez les Français, dont le capitaine Denormandie, membre de la Résistance, qui guidait la colonne depuis Sées. Le commandant Putz rejoint dans la soirée. Le lendemain, les Allemands tentent une attaque qui est repoussée ; près du passage à niveau, à l’entrée est, un avion allié bombarde par erreur et tue deux soldats français. Le 15 août, les Américains ont atteint Rânes et repoussent l’ennemi vers Écouché. Au passage à niveau, encore, le char Massaouah reçoit quatre obus de 88 mm et flambe. Le mercredi 16 août, une nouvelle offensive allemande est attendue par l’ouest ; le capitaine Dronne anticipe, il lance l’assaut, mais les Allemands résistent. À midi, l’arrivée d’un renfort d’artillerie permet d’effectuer un pilonnage des postions ennemies aux sorties de la ville, cela met fin à toute velléité. © Source : Combats de la 2e D.B. en Normandie de Hubert Pittino

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