Courseulles-sur-Mer

(14 Calvados) Monuments et vestiges

Courseulles-sur-Mer, monument lettrineMonument de la Libération Monument commémorant le débarquement des troupes alliées le 6 juin 1944, et la libération de l’Europe.  Il rappelle également que, le 14 juin 1944, le général Charles de Gaulle traversa la Manche à bord du torpilleur des Forces Navales Françaises Libres La Combattante, et débarqua entre Graye et Courseulles-sur-Mer. Il était accompagné des représentants du Gouvernement Provisoire de la République. Le général de Gaulle se rendit à Bayeux, où il fit son premier discours devant les Français libérés, rétablissant la souveraineté de la Nation sur le sol français. Au dos du monument, une plaque commémore l’Appel du 18 juin 1940, dont le texte fut dactylographié par Élisabeth de Miribel, secrétaire du général à Londres. Situation : sur le front de mer, près de la place du Six juin

Sherman tank DD & plaque Léo Gariépy Le char Sherman Duplex Drive Bold fut récupéré à deux kilomètres en mer en 1970, puis restauré avant d’être exposé. Il faisait partie des quatre engins du B Squadron du 1st Hussars, qui s’enfoncèrent dans les flots au matin du 6 juin 1944, en raison de la mer agitée. Le Sherman Duplex Drive faisait partie des nombreux chars spéciaux de la 79th Armoured Division, commandée par le Major General Percy Hobart. Ces engins avaient été conçus initialement pour neutraliser les défenses du Mur de l’Atlantique. Le Sherman DD était amphibie, il était équipé d’une jupe de toile dépliable qui a disparu sur le modèle exposé. Les insignes des unités canadiennes, qui combattirent en Normandie, sont soudées sur la circonférence du char ; une plaque rend particulièrement hommage au Sergeant Leonard Roger Gariépy, qui débarqua le 6 juin à bord de son char Bucéphale sur la plage de Juno Beach.  Situation : place du Six juin

Stèle Royal Canadian Navy Stèle à la mémoire des marins de la Royal Canadian Navy, morts et disparus au cours de l’opération Neptune, et pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pendant l’opération Neptune, une centaine de navires de toutes dimensions possédaient des équipages de la Royal Canadian Navy. Les navires canadiens participèrent aux différentes missions de l’immense flotte alliée : le dragage des mines, le transport de troupes, l’escorte des convois… Deux destroyers cédés par les Britanniques à la Royal Canadian Navy, le HMCS Algonquin et le HMCS Sioux, appuyèrent du feu de leurs canons le débarquement sur Juno Beach. La stèle a été inaugurée en 2009, à l’occasion du 65e anniversaire. Situation : en face du Centre Juno Beach

Monument Royal Winnipeg Rifles Le glaive massif de la vengeance est planté dans un bloc de granit ; le monument rend hommage aux soldats canadiens du Royal Winnipeg Rifles de la 7th Infantry Brigade, qui débarquèrent sur Juno Beach le 6 juin 1944. Le régiment était commandé par le Lieutenant Colonel J. M. Meldram. L’unité est symbolisée par un diable noir armé d’un trident et offrant un calice ; c’est une référence au conflit de la rébellion du Nord-Ouest en 1885 au Canada, où les soldats furent surnommés par leurs ennemis – Hostium acie nominati, qui signifie nommés par l’armée ennemie – « les Petits Diables noirs », à cause de leurs uniformes foncés. Le RWR subit cent vingt-six pertes, dont cinquante-sept tués, lors de l’assaut du Jour-J. Le monument fut inauguré le 6 juin 1964 par Roger Teillet, le Ministre des Anciens Combattants du Canada, lui-même ancien aviateur de la Royal Canadian Air Force. Situation : sur le front de mer

Monument général de Gaulle Cette immense Croix de Lorraine en acier a été placée à la limite des communes de Graye-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer, à l’endroit où le général Charles de Gaulle a retrouvé le sol de France le 14 juin 1944, quatre ans après l’appel du 18 juin 1940. Le monument a été réalisé à l’initiative du comité Présence du Gaullisme de Basse-Normandie et du comité du Débarquement. La Croix a été conçue par l’architecte Guy Lemerre et fabriquée par une entreprise alençonnaise ; elle mesure dix-huit mètres de haut et pèse six tonnes. Le monument a été inauguré le 16 juin 1990, lors du Centenaire du chef de la France Libre, en présence de nombreuses personnalités : l’Amiral Philippe de Gaulle, Pierre Messmer, Maurice Schumann, Raymond Triboulet, Jacques Chirac… Situation : sur le front de mer, à l’ouest de la ville (suivre le fléchage)

Monument et panneaux la Combattante Monument dédié aux marins de la Combattante, le contre torpilleur des Forces Navales Françaises Libres qui participa aux Jour J et ramena le général Charles de Gaulle en France, le 14 juin 1944. Ce navire avait été offert aux Français Libres par la Royal Navy en 1942 ; son numéro d’identification (Pennant Number) était L19. La Combattante eut un destin tragique : le 23 février 1945, en mer du Nord, le bateau fut coupé en deux par l’explosion d’une mine sous-marine, soixante-huit marins périrent sur les 185 membres d’équipage. Les noms des disparus figurent sur le monument. Des recherches entreprises en 2002 et 2005 permirent de localiser les deux parties de la coque au fond de la mer. Quatre panneaux thématiques jalonnent l’avenue, ils racontent les évènements marquants de l’histoire du navire. Situation : le monument est situé place du Six juin, les panneaux thématiques sont placés face à l’hôtel de Paris, au niveau du numéro 59, devant le minigolf, à l’extrémité de l’avenue

Plaque la Combattante Cette modeste plaque est dédiée à l’équipage de la Combattante, et à tous les marins qui ont disparus en mer. Situation : sur le front de mer, sur le calvaire à l’embouchure de la Seulles, rive ouest

Stèle The Regina Rifle Regiment Stèle en mémoire des quatre cent cinquante-huit soldats du Regina Rifle Regiment, tombés pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le Regina Rifle Regiment était l’un des trois régiments composant la 7th Infantry Brigade de la 3rd Canadian Infantry Division. Le 6 juin 1944, l’unité, commandée par le Lieutenant Colonel Foster Matheson, débarqua à l’est de l’embouchure de la Seulles ; les Canadiens menèrent de durs combats pour libérer la ville. Le RRR perdit cent six soldats pendant le Jour J, dont quarante-cinq tués. Sur l’insigne du régiment, on peut lire les noms des principales campagnes des deux Guerres mondiales. Situation : sur le front de mer, à l’entrée de l’accès vers la plage

Stèle Volontaires belges Stèle à la mémoire des volontaires belges – Federationem Voluntarii Belgae – auxquels honneur est rendu – ad omnium honores. Quelques jours après le général de Gaulle, le ministre de la Santé publique belge, Marcel-Henry Jaspar, lançait depuis Londres le 23 juin 1940, un appel à tous les Belges afin de poursuivre le combat. Les volontaires belges furent rassemblés au sein de la 1re Brigade belge commandée par le colonel Jean-Baptiste Piron. La Brigade Piron débarqua à Arromanches et à Courseulles-sur-Mer le 8 août 1944 ; elle participa à l’opération Paddle, au cours de laquelle elle libéra plusieurs villes de la Côte fleurie. Il faut préciser que la 1re Brigade belge comportait également un contingent luxembourgeois, regroupé au sein de son groupe d’artillerie. Situation : sur le front de mer, à l’entrée de l’accès vers la plage

Plaque Notthingham Bridge Plaque commémorant la construction d’un pont sur la Seulles, le 6 juin 1944, à cet endroit, par le 85th Field Company Royal Engineers ; l’unité britannique était commandée par le Major James H. MacLeod. Le 85th Field Company RE était rattaché au 102nd Beach Group Sub-area. Les Beach Groups étaient des unités indépendantes de 4 à 5 000 hommes, affectées sur les plages anglo-canadiennes. Ces unités débarquèrent derrière les vagues d’assaut ; avec leurs unités supports, elles avaient la charge de la gestion des plages : aménager les sorties, réguler le trafic des troupes et des véhicules, assurer le déchargement et le stockage du matériel… Les sapeurs britanniques baptisèrent le pont Notthingham Bridge, en référence à la ville où l’unité avait été formée. La plaque fut dévoilée lors du 50e anniversaire par les vétérans du 85th Field Co RE. Situation : à l’entrée de la passerelle d’accès au centre Juno Beach, rue de Marine Dunkerque

Plaque Lieutenant « Cosy » Aitken Ce blockhaus était armé d’un canon de 75 mm, il constituait un élément du WN 31 (Widerstandsnest 31), qui défendait la plage secteur Mike Green Beach, à l’ouest de l’embouchure de la Seulles. Le 6 juin 1944, le Lieutenant W.F. « Cosy » Aitken mena l’assaut à la tête du 10 Platoon de la B Company du Royal Winnipeg Rifles. Les combats furent meurtriers, le bunker porte les traces d’impact d’obus de gros calibre. La détermination des soldats canadiens permit d’enlever la position fortifiée, mais le coût en vies humaines fut très lourd, puisque les pertes s’élevèrent à 78% de l’effectif. Cette modeste plaque rappelle ce haut fait d’armes. Situation : sur un blockhaus à la sortie de la plage entre le centre Juno Beach et la Croix de Lorraine

Tombe Léonard Gariépy Le 6 juin 1944, le Sergeant Leonard Roger Gariépy était âgé de vingt-deux ans, il commandait les quatre hommes d’équipage d’un char Sherman amphibie du B Squadron du First Hussars ; il débarqua sur Juno Beach et participa à la libération de Courseulles-sur-Mer. En 1947, il fut démobilisé et retourna au Canada. En 1949, il déménagea au Québec avec sa famille. Il travailla pendant dix-sept ans pour la British American Oil Company. Il revint en Normandie en 1964, lors du 20e anniversaire. Trois ans plus tard, il fut embauché par la ville de Courseulles-sur-Mer, au service technique, mais sa famille resta au Canada. Il fut nommé citoyen d’honneur de la ville ; il est décédé en 1972 et repose au cimetière communal, dans le carré des combattants. Situation : dans le cimetière communal

Espace historique des Français libres Les totems et les tables de lecture de cet espace pédagogique présentent l’ensemble des unités, navales, aériennes et terrestres, des Forces Françaises Libres, qui participèrent à l’opération Overlord, sans oublier le rôle de la Résistance intérieure. La 2e division blindée française est citée, elle est arrivée en Normandie au début du mois d’août. Deux totems rappellent le retour du général de Gaulle sur le sol de France, ainsi que la visite au château de Creullet, quartier-général du General Bernard Law Montgomery, de plusieurs personnalités pendant le mois de juin : le Premier Ministre Winston Churchill, le Roi George VI, le Premier Ministre d’Afrique du SudSituation : près de la Croix de Lorraine

Plaque 22nd Dragoons Le 22nd Dragoons appartenait à la 30th Armoured Brigade de la 79th Armoured Division. Les chars du B Squadron du 22nd Dragoons débarquèrent sur Juno Beach le 6 juin 1944. L’unité était composée de cinq Troops de cinq Sherman Crab et deux Sherman standard de commandement. Le Sherman Crab Flail était équipé, à l’avant, d’un cylindre rotatif muni de lourdes chaines qui, en heurtant violemment le sol, faisaient exploser les mines enterrées. Les chars spéciaux imaginés par le Major General Percy Hobart étaient surnommés Funnies ou Hobart menagerie ; l’utilisation de ces engins épargna de nombreuses vies sur les plages anglo canadiennes. L’insigne du 22nd Dragoons est visible sur la petite plaque. Situation : sur le front de mer, à l’entrée de l’accès vers la plage

Plaque 44th Infantry Brigade La 44th Lowland Infantry Brigade était composée de trois bataillons, dont les noms figurent sur la plaque : 8th Royal Scots, 6th Royal Scots, 6th King’s Own Scottish Borderers. La 44th Lowland Brigade appartenait à la 15th Scottish Infantry Division, qui débarqua en Normandie les 13 et 14 juin 1944, entre Gold et Juno Beach. Pendant les premières semaines de la bataille, le chef de l’unité fut le Brigadier Douglas Money. Les Écossais combattirent pendant toute la campagne de libération de l’Europe, jusqu’à Hambourg, le 4 mai 1945 ; elle subit au total la perte de 3504 soldats dans ses rangs. On peut observer les insignes des trois bataillons sur la plaque. Situation : sur le front de mer, à l’entrée de l’accès vers la plage

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