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LIVAIE
Orne - 12 km nord-ouest d'Alençon
La forêt d'Ecouves barre la route de
la 2e Division blindée
Le 12 août 1944 au soir, alors qu’elle vient de libérer
Alençon presque sans combats, la 2e Division blindée
du général Leclerc se trouve face à un obstacle
majeur qui lui barre la route d’Argentan : la forêt d’Ecouves.
Les Français savent que les chars de la 9e Panzer-Division
les attendent, camouflés sous les futaies. Le groupement tactique
du colonel de Langlade reçoit l’ordre de prendre Carrouges,
en contournant la forêt par l’ouest. Le 13 août,
dès l’aube, le sous groupement Massu s’engage sur
des petites routes. La Section de Reconnaissance et d’Observation
du lieutenant Soret avance en tête, suivie par le 2e escadron
du 12e Régiment de Chasseurs d’Afrique. Après
Saint-Nicolas-des-Bois, la colonne rejoint la départementale,
qui traverse ensuite le petit village de Livaie. C’est le point
de passage de nombreux Allemands en retraite, qui s’emparent
de tous les moyens de transport disponibles, sous le harcèlement
très actif de la chasse alliée. Le 3e peloton de l’adjudant
chef Titeux aborde Livaie ; les fantassins embarqués sautent
des Sherman et pénètrent dans le bourg. Les Français
détruisent plusieurs véhicules, après un bref
engagement les Allemands abandonnent Livaie qui est libéré.
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