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SAINT-HILAIRE-DU-HARCOUET
Manche
Nouveau chef et nouvelle mission pour la 90e division d'infanterie
américaine
Début août 1944, la 90e division d’infanterie
américaine change pour la troisième fois de chef avec
le Major
General Mac Lain. La division est rattachée au XVe Corps
de la 3e Armée du General
Patton. La 90e Division d’infanterie reçoit la
mission de prendre Saint-Hilaire-du-Harcouët, un passage stratégique
sur la Sélune. L’attaque débute dans la nuit
du 1er au 2 août dans une zone très encombrée
par deux corps d’armée. Une Task Force, composée
d’éléments d’infanterie motorisée,
d’artillerie de campagne, d’un peloton du génie,
d’une compagnie antichar et d’un détachement
de transmissions est placée sous les ordres du lieutenant-colonel
Clarke Jr. Cette force est précédée d’une
colonne d’avant-garde commandée par le lieutenant-colonel
Randolph. A l’aube, sans rencontrer de résistance importante,
les Américains sont devant Saint-Hilaire. Lorsque les Américains
approchent de la ville et du pont principal, le seul intact sur
la Sélune, les Allemands déclenchent un violent feu
d’artillerie. Le lieutenant-colonel Clarke Jr. décide
de lancer un assaut puissant et coordonné de toutes ses forces.
A 11 heures, appuyé par des chars légers, l’infanterie
américaine franchit le pont, la résistance allemande
faiblit, et en début d’après-midi Saint-Hilaire-du-Harcouët
est libéré. |
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n
juin 1940, lorsque les pre-miers soldats allemands entrent dans
la ville, Monsieur P est âgé de treize ans. Passé
la frayeur de la première confron-tation la vie quotidienne
re-prend ses droits. Les Allemands "corrects", l'évacuation,
et les bombardements auxquels le jeune Pierre échappe, à
quel-ques minutes près... |
En
1940, je me souviens, avant que l’Armée allemande entre
à Saint-Hilaire, le Glaneur (le journal local) avait une
grande terrasse en hauteur, des anciens de 14 étaient là
avec leurs fusils de chasse pour surveiller si des parachutistes
alle-mands étaient "jetés" pour arriver
plus vite à Saint-Hilaire. Un jour, des gens de la campagne
ont cru voir des allemands, c’était le vent qui avait
soulevé des meules de foin. LIRE
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