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VIRE
Calvados
Une habile manoeuvre du 116e Régiment
Début août 1944, alors que l'Offensive Lüttich
se prépare avec beaucoup de difficultés, la 7e Armée
allemande tente désespérement de garder un front cohérent.
Le 5 août, Vire est une ville déjà détruite
par les bombardements du mois de juin. C'est un important noeud de
communication, à la charnière de la 1re Armée
américaine et de la 2e Armée britannique. Le 5 août,
les Américains sont aux portes de la ville. Des chars de la
2e Division blindée américaine tentent de franchir la
Vire à Martilly, à l'ouest de la ville, c'est un échec.
Le 6, les trois bataillons de la 29e Division d'infanterie attaquent
à partir de la cote 219. Les fantassins américains descendent
dans la vallée des Vaux et escaladent la pente opposée.
Vire est tenu par des éléments de plusieurs divisions
d'infanterie, et surtout par les soldats du 3e Régiment parachutiste
du général Schimpf. Vers 22 h, l'ouest de la ville est
conquis, mais les hauteurs au sud de la ville sont toujours aux mains
des Allemands. Le 7 août, le 116e Régiment part à
l'assaut; le 1er Bataillon doit s'emparer de la butte Saint-Clair
ou cote 203, le 2e Bataillon du Signal de Roullours, et le 3e Bataillon
des monts de Vaudry. Les Allemands opposent une solide résistance.
Dans la nuit du 7 au 8 août, les hommes du 1er Bataillon découvrent
un passage à partir d'une cave creusée dans la falaise.
A l'aube ils prennent à revers les défenseurs de la
cote 203, les Allemands se replient vers le sud. Vire est entièrement
libéré. |
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