octobre - 2004

 

Le site officiel du 60e Anniver-saire
Pendant le mois d'octobre, l'associa-tion de développe-ment territorial pour le Bessin organise dans plusieurs villes une animation "Mon village se raconte". L'histoire de la Dé-claration de guerre, de l'occupation, de la Libération et du retour à la Paix, ra-contée par les habi-tants. Le 9 octobre à Géfosse-Fontenay, le 16 octobre au Molay Littry, le 23 octobre à Saon, et le 30 octobre à Banville.
www.normandie
memoire.com
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Le Mag'44
Un autre magazine mensuel à visiter sur la Bataille de Normandie, celui du site :
www.debarquement-normandie.com



   

English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 9 : La France
"
On pouvait la voir venir vers nous, c’était une bombe volante V1, la lueur rouge du réacteur était allumée..." Par J. F. Mickey

La contre attaque allemande
Creuser un trou dépendait de la nature du terrain, des circonstances et du temps que l’on passait au même endroit. Le trou était un abri contre les éclats de mortier et les balles de mitrailleuses; c’était souvent une question de survie, mais il pouvait parfois se transformer en tombe. Le mieux, c’était le trou pour deux hommes d’un mètre de large, on se sentait en sécurité. Les Allemands creusaient des trous comme ceux là, on leur en étaient reconnaissants - enterrés avec une bonne prière… Un deuxième lieutenant qui n’osait pas sortir du sien est resté plusieurs jours rien manger. Dans cette région on venait de rebrousser chemin sur deux kilomètres pour trouver un camion cantine et ramener des rations. On creusait le long d’une haie, car on devait faire face à une contre attaque de chars allemands. . C’était la canicule, tout le monde se mit à creuser un

un trou profond, je n’avais pas de pelle et j’utilisais mes couverts de campagne. Heureusement le sol était argileux et on retirait la terre par couches. En une heure, chaque homme avait creusé un trou assez large et profond pour s’y accroupir. On était prêt à sauter dedans au premier bruit de tank. Jusqu’à quel point étions-nous en sécurité? C’était mieux

une unité américaine en pause dans une ferme normande

que rien face à une attaque de blindés faisant feu de leurs mitrailleuses. Heureusement, la contre attaque allemande ne s’est pas produite, et nous sommes restés là pendant huit jours. Par contre les avions allemands savaient que nous étions là, et chaque jour vers midi plusieurs chasseurs nous mitraillaient volant en rase motte. Je n’oublierais jamais le bruit des balles qui frappent le sol, car les avions passaient si bas qu’on pouvait voir le pilote et le mitrailleur. Le troisième jour, tout le monde s’est mis à tirer sur eux. Le cinquième jour, on a assisté à un combat à mort entre un de nos chasseur et un avion allemand.
Le confort des fermes normandes
Un soir, on avait fait halte dans une ferme où on devait passer la nuit. Le coin était calme et relativement sûr. J’entendais des camarades qui marchandaient avec le fermier pour obtenir les « faveurs » de ses filles. Pour un peu de savon ou du chocolat, ils pouvaient - croyaient-ils - acheter n’importe quoi. Quatre d’entre nous trouvèrent une échelle, on grimpa jusqu’à l’ouverture du grenier à foin. C’était un endroit agréable pour se reposer. J’étais mort de fatigue et je m’effondrais dans la paille. Brusquement je vis deux éclairs de lumière, deux gars en grillaient une; je pensais « Seigneur, pourvu qu’ils ne mettent pas le feu », on aurait pas eu le temps de sortir. Dieu merci, personne ne se releva pour fumer. Une autre fois, en fin de journée, il faisait déjà sombre et la compagnie stoppa près d’une ferme, on était tous épuisés. Une vache isolée errait non loin. Brusquement l’artillerie allemande, ou la notre ça ne faisait pas de différence, se déchaîna ; les Allemands tiraient souvent quelques salves pendant la nuit. Au son de la suivante, on se jeta à terre ; j’étais près d’un fossé peu profond, je plongeais dedans, heureusement je n’y n’y suis pas tombé la tête la première, mes genoux furent éclaboussés, je jurais contre cette satanée vache.
(Photo ci-dessus : Conseil régional de Basse-Normandie/National Archives USA)

 
 


Nos amis les Français !
Les éditions Le Cherche Midi ont eu la bonne idée de rééditer ce petit guide pratique, distribué aux soldats américains qui combattirent en France en 1944.



Sous la forme d'une centaine de questions-réponses, ce petit livre traite de tous les sujets. Les questions sont simples, les réponses sont directes. Le livre est censé vaincre de nom-breux préjugés, mais les auteurs en sont parfois - malgré eux ? - victimes. Le texte ne manque pas d'humour, ni de pragma-tisme. Exemple choisi :
Question 27 : les Fran-çais ne sont pas à la page, ils ne sont pas modernes, mais vivent dans le passé.
Réponse : "... le Fran-çais ne rêve pas de devenir millionnaire, mais de se retirer avec un "petit" pactole, pour avoir une "petite" maison, une "petit" jardin et lire son journal..."

Editions Le Cherche Midi - 140 pages - format de poche - Prix : 7,50 euros


Sites des anciens combattants :
American Battle Monument Commission
Commonweath War
Grave Commission

Le Ministère des Anciens combattants du Canada
Volksbund Deutsche Kriegsgräberfür-sorge


Sites touristiques :
Comité départemental du tourisme du Calvados
Comité départemental du tourisme de la Manche
Comité départemental
du tourisme de l'Orne


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D-Day Normandie états des lieux
Juin 44 un vent de Liberté
Les fleurs de la mémoire


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France 5