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Le site officiel du 60e Anniversaire
La commémoration du 60e anniversaire sera différente
de toutes les autres. Pourquoi ? Parce que le chancelier de
l'Allemagne réuni-fiée sera présent,
sur l'invitation du Président de la République
française. C'est un symbole fort du rappro-chement
des peuples français et allemand.
www.normandie
memoire.com
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English
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| Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer
d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big
Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35 ans en
1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre
1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans
cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas
ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime,
l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif.
Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de
feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires
qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un
homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs
humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie
jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où
il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
2 : L'engagement
"Je ne réalisais pas à cet
instant combien il me serait difficile d’être séparé
d’Harriet..." par
John F. Mickey |
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Les
tests de sélection
La fabrication d’un soldat commence avec le passage de
la vie civile à la vie militaire, quand il s’engage
ou qu’il est appelé sous les drapeaux ; du dernier
jour passé avec sa famille et ceux qu’il aime,
au moment des retrouvailles. Inscrit au conseil de révision
en 1942, je passais les tests pour entrer dans les Marines,
on me répondit que je serai convoqué pour une
visite médicale. Quand je reçus la lettre, j’étais
au lit avec un mauvais refroidissement, mon docteur me dit d’arrêter
le traitement, en pensant que les traces de médicaments
auraient disparues lors de la visite médicale à
Milwaukee. |
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Je
fis partie de la petite quarantaine de ceux qui réussirent
les épreuves de sélection, mais il fallait encore
faire une analyse d’urine. Le médecin qui m’exami-nait
me demanda quel traitement je suivais, je fus obligé
de lui dire la vérité, il me dit : « je
ne suis pas sûr de pouvoir vous envoyer en Califor-nie
où les journées sont torrides et les nuits glaciales,
revenez dans un mois ». |
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La
ville de Bay city dans le Michigan au milieu du XXe siècle |
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Alors que les semaines passaient, j’envisageais une
autre solution. Harriet et moi en discutions, peut-être
que le fait d’avoir trente cinq ans m’empêcherait
d’être appelé. Nous allions déménager
à Bay City dans le Michigan et nous en informâmes
le bureau des effectifs. Une semaine après notre arrivé,
nous étions tous les deux engagés par Dow Metal
Compagnie, une filiale de Dow Chemical qui travaillait entièrement
pour l’armée en fabricant des pièces de
moteurs d’avions et des trains d’atterrissage.
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