Les précédents numéros du Journal de la bataille de Normandie

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février - 2004

One of the Big Red One
Episode 2 : l'engagement - par John F. Mickey (suite)

L’engagement
Nous étions si préoccupés par notre travail chez Dow que le bureau des effectifs m’était sorti de l’esprit. Il se rappela à mon bon souvenir par un courrier, en septembre 1943. Ma feuille de route incluait le prix d’un billet pour De troit. Plutôt que d’y aller en autocar je décidais de m’y rendre en voiture avec Harriet, ma sœur et deux autres amis. Nous étions sur la route numéro Neuf dans une région boisée près de Detroit, quand nous avons tous entendu un sonore « bang ». Je dis : « bon sang qu’est-ce que c’est que çà ? », Harriet désigna la vitre de son côté, un projectile l’avait transpercée; quelqu’un dans le coin chassait ou tirait sur des cibles. La balle était passée par ma vitre ouverte et avait traversé celle d’Harriet, heureusement sans toucher personne; Sophie dit : « ça n’était pas ton heure John ». Nous n’avons pas fait de déclaration à la police, j’avais une convocation et je ne voulais pas la rater. Je semblais passer tous les tests de ce long examen de santé avec succès ; le dernier médecin me dit : « à votre âge et avec vos varices, j’hésite, vous en sentez-vous capable ? », je répondis : « docteur, je n’ai pas d’enfant, et je crois que je peux être utile ». Il en prit note et signa les papiers. Je pouvais encore échapper à l’appel, mais je lui fis confiance pour prendre la bonne décision. Je ne réalisais pas à cet instant combien il me serait difficile d’être séparé d’Harriet, j’y repensais souvent plus tard, avec regret, mais je m’en remettais à Dieu pour m’aider dans les mois prochains. Mon dernier souhait était que mon corps ne soit pas ramené au pays.
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Le fantassin américain en Normandie
L'uniforme : le blouson, la chemise et le pantalon
Les troupes améri-caines qui débar-quent sur les pla-ges de Normandie en juin 1944 sont dotées d'un treillis traité contre les gaz, mais la tenue de combat du fan-tassin est le blou-son de combat fieldjacket, en co-ton. Ce blouson est dérivé d'un modèle civil il est standar-disé en 1941. Il est imperméable et doublé de flanelle, et ferme sur le de-vant avec cinq bou-tons de plastique. Il est muni de pattes d'épaule et de pat-tes de serrage au bas des manches.
Il fut produit à plus de 23 millions d'exemplaires. La chemise est en flanelle de laine brune. Des boutons de serrage et un soufflet d'étanchéité aux manches, un plastron boutonné et deux boutons derrière le col pour fixer une cagoule sont des modifi-cations apportées en 1943 pour en faire une protection contre les
gaz. Le pantalon droit est en laine olive drab, doublé de coton blanc, il est muni de cinq poches et d'un gousset, la braguette ferme à l'aide de cinq boutons de plastique.

 
sans passer par l’école militaire. Vous ne regarderez plus le film de guerre au cinéma comme avant. Mais le site est en anglais, il faut être bilingue ; et n’y allez pas pour le design graphique, il est réduit au strict minimum.
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Enfield numéro 2 mark 1 - cal : 9,65 mm
Le bataillon : la structure et la tactique

Ce site est placé sous l’emblème du bataillon. L’auteur le dissèque, et en présen-te la structure dans les principales armées qui ont combattu pendant la Deuxième guerre mondiale. Cela n’était pas une petite entreprise, les sources écrites n’étant pas si nombreuses. Le webmaster met à plat la structure du bataillon : compagnies et sec-tions, nombre d’officiers et d’hommes de troupe. Une partie du site est consacré à l’armement du fantassin : armes indivi-duelles, défense anti char et anti aérienne. Les explications sont claires et permettent d’appréhender le rôle tactique de l’infanterie

   



Un appareil photo dans la poche
Un lien vers une galerie de photos intéressantes. Un sous-officier américain, âgé de 25 ans, qui combattait dans la 79e Division d’infanterie, a pris ces photographies avec son appareil personnel.


Un infirmier américain soigne un blessé allemand

La 79e Division d’infanterie américaine débarqua à Utah beach du 12 au 14 juin 1944, elle participa à la libération de Cherbourg, combattit dans le bocage, est fut engagée dans l'Opération Cobra et la libération de Paris. Les images représentent des moments avant ou après les combats, mais on ressent souvent l'angoisse de l'ennemi invisible et de la mort qui peut frapper. Comme le dit lui-même le sous-officier :
« pendant la bataille, j’avais autre chose à faire ».

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Les veillées du 60e
L'origine des Veillées remonte au 50e anniversaire en 1994, sur une initiative de Radio France Normandie-Caen (aujourd'hui France Bleu Basse-Normandie).



Ces Veillées contribuent au devoir de mémoire, en associant témoins et acteurs des évènements (civils normands et vétérans), et la jeune génération ( collégiens et lycéens). Ces Veillées sont gratuites et ouvertes à tous, elles ont débuté le 10 janvier dernier au Mémorial de Caen où se clôturera également ce cycle. Elles se déroulent dans 24 villes du Calvados, de la Manche et de l'Orne. La prochaine se tiendra à Carentan le 3 février. On peut consulter le calendrier sur le site de Ouest-France.
www.ouest-france.fr