Les précédents numéros du Journal de la bataille de Normandie

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One of the Big Red One
Episode 3 : l'engagement - par John F. Mickey (suite)

On me ramena en Jeep et je n’ai pas pu assister au spectacle qu’il donnait ce soir là. Le lendemain matin je n’assistais pas à l’appel ; le sergent vint me voir et me demanda pourquoi j’étais couché, il me toucha le front, j’étais brûlant, aussitôt une ambulance m’emmena chez le médecin. Il était presque midi et la salle d’attente était pleine. Je me couchais sur le sol et personne ne me prêta attention. On m’appela vers 14 heures pour la consultation. Le docteur prit ma température et s’exclama : « pourquoi est-ce qu’on n'a pas envoyé cet homme aux urgences !». Je ne me rappelle plus de rien ensuite ; je me réveillais le 24 décembre, l’infirmière me dit que j’avais attrapé une bonne pneumonie. Ma température était monté à 41° C, « nous avons failli appeler votre famille » me dit-elle. Je fus très bien soigné, on me prescrit le vieux traitement efficace où l’on respire la vapeur d’un percolateur, avec une serviette sur la tête. L’entraînement de base me semblait parfois peu adapté, le manuel avait dû être écrit par quelqu’un qui n’avait jamais fait la guerre. A part apprendre à manier le fusil M 1, il était tout juste bon à faire des soldats d’opérette. Je doute qu’aucun des sous-officiers ait jamais participé à un combat. Est-ce que le but de l’entraînement était de savoir faire un lit au carré, de ranger chaque article à sa place dans l’armoire, de garder les baraques propres ? Est-ce qu’on s’entraînait pour savoir défiler et entretenir le foyer en bons petits maris; on ne savait même pas comment creuser un trou pour s’abriter - le véritable entraînement commence face à l’ennemi, chacun utilise sa cervelle et son bon sens, personne ne s’occupe de savoir si vous portez une casquette, un casque ou si vous êtes tête nue.
( à suivre dans le magazine d'avril : l'embarquement)

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Le fantassin américain en Normandie
L'uniforme : les guêtres et les brodequins
Le fantassin américain est dotée de deux paires de chaussures montantes. L'une, en cuir fauve fleur à l'extérieur, pour la caserne et la sortie, l'autre pour les manoeuvres et le combat. Cette seconde paire (service shoe), illustrée ici, est en cuir fauve retourné avec sept oeillets. La semelle et le talon sont en caoutchouc noir; une plaque de métal entre les deux semelles soutient le pied. Les brodequins devaient être impérativement imperméabi-
   
bilisés avec une graisse spéciale (impregnite shoe). Le pantalon de laine est inséré dans les guêtres (canvas leggins) en toile forte, modèle 1938 pour troupe à pied. Elles sont serrées par un lacet et huit crochets de métal, un sous-pied la rend solidaire du brodequin. Bien fixé, l'en-semble était théoriquement étanche contre l'eau et la boue. Mais l'inconvénient majeur des guêtres était le temps nécessaire à leur mise en place.
 

   
 
Le soldat canadien de A à Z

Ce site est entièrement consacré aux soldats canadiens qui ont combattu pendant les conflits du XXe siècle. Uniformes, armes, équipements, unités, décorations, commandants... On trouve presque tout sur ce site - mais en Anglais - car le site n'est pas bilingue. Beaucoup d'informations, avec des sujets développés comme les coiffures (Glengarrys, bérets...), les organigrammes. Mais étant donné l'ampleur du sujet, il est impossible d'être exhaustif, le site n'aborde pas la partie historique des unités, mais fournit une importante bibliographie de livres en Anglais. On peut noter quelques curiosités comme une reproduction du petit manuel élémentaire de "l'ordre serré" - elementary drill; extrait choisi : "... le poids du corps doit être équilibré sur les deux pieds et également réparti entre les orteils et le talon... ".
www.canadiansoldier.com

   



Duel de char
Une série de photos impressio-nante sur ce site; elles sont extraites du film d'un reporter américain, et l'on y voit le duel à mort d'un Panther allemand et d'un char Pershing américain. Le char allemand est touché, prend feu et est évacué par son équipage...
www.did.panzer


Galerie de Tigres
Deux belles galeries de photos sur ce site dédié au char Tigre. La première présente le célèbre Tigre de Vimoutiers; ce char appartenait au SS Panzer abteilung 102, la forte côte à la sortie du village lui fut fatale et son équipage le sabota.



Le second Tigre est celui, non moins célèbre, du Musée des blindés de Saumur. Le destin de ce Tigre est étonnant, il appartenait également au SS Panzer abteilung 102, il fut abandonné dans la poche de Falaise à cause d'une panne mécanique. Réparé, il fut intégré à une unité blindé française autonome et participa à la libération de la poche de Saint-Nazaire, puis combattit en Allemagne jusqu'à la capitula-tion du régime nazi le 8 mai 1945.
www.tiger1.info


Ecoutez un Tigre 2
Sur le site du fabricant de modèles réduits japonais Tamiya, on peut télécharger deux courtes séquences vidéo (à lire avec Windows Media Player). En effet Tamiya a effectué l'enregistrement sonore du moteur d'un Tigre 2, afin de l'intégrer à son kit du même modèle à l'échelle 1/16 !

www.tamiya.com