
|
|
| |
 |
Le site officiel du 60e Anniversaire
La
brochure officielle du programme des
mani-festations et cérémonies du 60e Anniversaire
sera disponible dans les offices de tourisme et syndicats
d'initiative de Basse-Normandie à partir du 10 avril.
En ce qui concerne les pré-cieuses accréditations,
reportez-vous à la FAQ du site. Mais si vous n'êtes
pas vétéran, VIP ou Normand, comme le vulgum
pecus vous regarderez les commé-morations du 4 au 6
juin à la télé.
www.normandie
memoire.com
 |
| |
|
|
|
|
| |
|
 |
|
|
 |
|
|
|

English
version |
|
|
| Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer
d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big
Red One |
 |
|
|
|
|
|
John
F. Mickey était américain, il avait 35 ans en
1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre
1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans
cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas
ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime,
l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif.
Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de
feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires
qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un
homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs
humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie
jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où
il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
|
|
|
|
|
Episode
4 : L'engagement
"On a fait nos adieux à Miss Liberty, alors
que New-York s’éloignait".
Par John F. Mickey |
|
|
|
|
|
|
La
dernière permission, l'embarquement
Après l’entraînement de base, on
nous a accordé une permission de sept jours; le temps
de trajet était inclus dans la permission. Je profitais
de chaque instant avec Harriet, mais nous n’avons pas
eu le temps d’aller voir papa et maman dans le Wisconsin,
ma permission était trop courte ; le moment du départ
fut déjà là. De retour à Camp
Blanding on se prépara à partir pour Boston,
puis pour le Maine pour l’entraînement d’hiver
afin de nous habituer au changement de climat. Du Maine, nous
sommes partis pour New York pour quelques semaines, où
nous avons attendu l’embarquement. Nous étions
contents de partir, enfin ! On a embarqué sur un gros
bateau de transport, le chargement a duré plusieurs
jours; puis on a levé l’ancre à destination
de l’Angleterre, on a fait nos adieux à Miss
Liberty alors que New-York s’éloignait. |
|
|
|
Je
reconnus d’autres gars du camp parmi les 15000 hommes
à bord, et je me demandais si on se reverrait jamais
ensuite. On nous servait deux repas par jours, je n’en
manquais pas un seul, certains étaient incapables de
sortir de leur lit et je leur ramenais à manger. Je
collectais de l’argent |
 |
|
| Le
USS George Washington
|
|
et je faisais les courses, parfois deux trajets par jour
pour ramener des cigarettes à quatre vingt dix cents
la cartouche, et des barres de friandises à soixante
cents la boîte de vingt quatre.
On se demande comment des milliers d’hommes passaient
leur temps à bord d’un bateau. Certains jouaient
au poker ou aux dés, les parties duraient jusque tard
dans la nuit, ils faisaient la sieste dans la journée.
De temps en temps, un groupe montait sur le pont pour faire
des assouplissements et des exercices pendant une dizaine
de minute.
D’autres ne faisaient rien de la journée, fumant
des cigarettes, et réalisant de surprenantes figures
de fumée. D’après une plaque sur la cloison
du premier pont, le bateau s’appelait le USS Washington;
c’était auparavant un bateau de passagers qui
sillonnait les mers d’Orient.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|