Il est des lieux qui se visitent tôt le matin ou tard le soir, quand le visiteur se fait rare, tel le Jardin du Souvenir canadien du Mémorial de Caen. Quatre plaques de verre où sont inscrits le nom de toutes les unités canadiennes qui ont participé au Débarque-ment, au pied d'une ori-flamme ouvrent la promenade...

www.canadian
battle.ca


avril - 2004

One of the Big Red One
Episode 4 : l'engagement - par John F. Mickey (suite)

C’était le bateau de tête d’un convoi de cinquante huit navires. J’étais fasciné par l’océan et je passais des heures, nuit et jour, debout au bastingage, à regarder les longs et plats pétroliers monter et descendre comme des bouchons. A certains moments le bateau était complètement submergé puis reparaissait de nouveau. Je me demandais comment un homme pouvait rester sur le pont et résister aux énormes vagues qui déferlaient. Avec un convoi de cinquante neuf bateaux il y avait de quoi regarder. Un matin on croisa un groupe de marsouins; ils bondissaient hors de l’eau et replongeaient. Un jour je crus voir un périscope de sous-marin tout près de notre bateau, fausse alerte. Un autre jour on nous prévint par l’intercom : le Queen Mary était en train de traverser notre convoi, tout le monde se précipita sur le pont pour admirer ce splendide navire, il n’était pas escorté et avançait beaucoup plus rapidement que nous. Il était si proche qu’on voyait les hommes à bord nous faire des signes. On apprit par la suite qu’il y avait 25 000 hommes à bord et qu’on y servait un seul repas par jour. La mer était tantôt agitée, tantôt calme. Le premier dimanche à bord, nous ne savions pas où nous étions, mais c’était une belle journée ensoleillée par une mer d’huile. Un prêtre dit un office aux hommes, nombreux, rassemblés sur le pont, d’autres profitaient juste du soleil et se reposaient. Je remarquais que le calice sur l’autel ne tanguait pas, c’était une journée particulièrement calme. On était périodiquement informé par l’intercom du changement de fuseau horaire, et qu’il fallait mettre nos montres à l’heure. Au dixième jour de traversée, la terre réapparut enfin, nous passions en vue de l’île de Man sur la côte irlandaise.
( à suivre dans le magazine de mai : l'Angleterre)

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Le fantassin américain en Normandie
L'armement : le fusil et la baionnette
Le fusil M1 Garand, calibre 30 (7.62 mm), est le premier fusil automatique utilisé comme arme de guerre. Il fut mis au point par John C. Garand, et adopté en 1936. Il fonctionnait grace à l'action des gaz. Son coût de fabrication était relativement élevé, ainsi que son poids (4.3 kg), mais le fusil M1 était robuste et fiable. Il pouvait tirer huit cartouches sur une lame chargeur. Un autre inconvénient de cette arme consistait dans le bruit spécifique émis par l'éjection de la lame chargeur hors de la culasse, au
 
moment où la dernière balle était tirée. Le fantassin pouvait porter une dizaine de chargeurs dans le ceinturon cartouchière. Avec l'entrée en guerre des Américains, les besoins en fusils augmentèrent, le nombre de M1 sortant des chaînes de fabrication étant insuffisant la production du Springfield modèle 1903 fut relancée. A la fin de la guerre, la production du M1 atteignait envi-ron 5 550 000 exemplaires. La baionnette M1 était portée au ceinturon dans un fourreau en plastique.
 

Le fusil Garand M1 et la lame chargeur de 8 coups, en bas la baionnette
   
 

Un Sherman amphibie, avec la jupe en position haute
Le Dukw, véhicule amphibie
Le musée des blindés de Bovington
Si vous passez dans la région, au sud-ouest de Londres près de Bournemouth, une visite au Musée des blindés de Bovington s'impose. Ce musée présente une collection de 300 engins de 26 pays, avec des véhicules datant de la Première guerre mondiale jusqu'au char le plus moderne, le Challenger. Il expose également une importante collection d'armes d'infanterie et anti-char. Le Musée de Bovington est un musée vivant, il développe une action éducative vers les scolaires, et organise des démonstrations de blindés en action. Le 23 mai 2004, l'une de ces manifestations présentera un char Tigre I en état de marche.
D-Day tanks.org est le site "siamois" du pre-mier, il est spécialement dédié aux blindés du Jour-J. Des témoignages de tankistes, une présentation des unités blindés britanniques du Jour J, un dossier sur le Dukw, un véhicule amphibie américain; on y apprend la signifi-cation de Dukw qui est le code de classification des véhicules du constructeur, aucun rapport avec duck.
 
     


Bridgehead Sentinel
Sur le site officiel de la 1re Division d'infanterie américaine, on peut télécharger en format PDF le journal d'informations.


www.bigredone.org


Batailles et blindés
Une nouvelle revue est née il y a quelques mois : Batailles et blindés. Comme l'indique son titre, elle a pour théme les engins militaires et leur utilisa-tion pendant les guerres. Au sommaire du numéro deux : une biographie du feldmare-chal Erwin Rommel, l'un des plus grands généraux de la Wehrmacht, un sujet sur la 2e DB, un autre sur la bataille de Koursk... Une mise en page claire, des documents originaux et des textes riches.




Disponible en kiosque, 68 pages - 6.50 Euros - bimestriel
www.batailles-blindes.com


La mission du 60e Anniversaire
Le Ministère de la Défense annonce, à travers la Mission du 60e Anniversaire des Débarque-ments et de la Libération de la France, le programme des cérémonies officielles (le Président de la République visitera Caen, Ouistreham, Arromanches, Bayeux et Utah Beach), une dizaine de photos d'archives (USIS), et un article (paru dans Cols Bleus) sur l'entraînement des commandos français en Ecosse en 1942.


www.liberation60.
gouv.fr