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Le site officiel du 60e Anniversaire
Le
planning va être chargé pour ceux qui veulent
assister à la multitude d'évènements
du 60e : le 5 juin, inau-guration du planeur Horsa à
Ranville (Mémorial Pegasus), et reconstitution d'un
camp Britannique à Longues-sur-Mer, le 9 juin, inauguration
des passe-relles du Mulberry Omaha Beach à Vierville-sur-Mer...
www.normandie
memoire.com
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English
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| Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer
d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big
Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35 ans en
1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre
1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans
cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas
ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime,
l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif.
Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de
feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires
qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un
homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs
humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie
jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où
il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
5 : L'Angleterre
"Les habitants nous regardaient passer en faisant des
petits signes de la main".
Par John F. Mickey |
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L'installation
à Camp Hidden
Notre bateau accosta dans la soirée à Liverpool.
On passa la nuit et toute la journée du lendemain sur
le bateau; le soir suivant on débarqua dans un épais
brouillard, on n’y voyait pas à cinquante mètres.
On traversa les voies jusqu’à un train qui nous
attendait. Les wagons avaient de petits compartiments avec
deux banquettes face à face pour six personnes, pas
de place pour s’allonger. On s’installa pour la
nuit ; le son des sifflets et le bruit « clicketyclack
» des roues sur les rails nous signifiaient déjà
qu’on n‘étaient plus chez nous. On ne pouvait
rien voir à l’extérieur car les fenêtres
étaient passées au noir. Tout le monde était
fatigué, on s’assoupit, perdant la notion du
temps. Le train s’arrêta à l’aube
dans un village de campagne, on descendit pour attendre des
bus. Bien que chaudement habillés, avec nos vêtements
de laine et nos blousons coupe-vent, on sen-tait l’humidité
glacée de l’île. Les habitants sur les
trottoirs nous regar- |
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daient
passer, en faisant des petits signes de la main. Nous étions
le 3 mars et les géraniums étaient en fleurs.
Les maisons de pierre et de briques étaient pitto-resques.
Le printemps était précoce, tout était
somptueusement vert, le lierre grimpait aux façades
des maisons, s’accrochant aux murs grâce à
de petites ven- |
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| Les
docks du port de Liverpool en 1944
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| touses.
Après un assez long voyage, nous sommes arrivés
à Camp Hidden; il avait été installé
par les hommes du génie, des noirs, qui étaient
arrivés bien avant nous. Il était situé
sur les terres de riches propriétaires qui vivaient
dans un manoir de quarante pièces dont le gazon était
impecca-blement entretenu. Un grand troupeau de moutons était
gardé par des bergers; on se demandait comment ils
tondaient de telles surfaces d’herbe. On nous installa
dans de grandes tentes qui pouvaient abriter huit à
dix lits. Les allées étaient gravillonnées
et des panneaux rappelaient fréquem-ment l’interdiction
de marcher sur le gazon. La pelouse ôtée des
allées était proprement stockée, pour
être remise en place un jour prochain.
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