juin - 2004

 
     
 

Le site officiel du 60e Anniversaire
Le téléchargement, en format PDF, du dossier de presse vous donnera un panorama des fes-tivités du 60e Anniver-saire. Culture, sport, rencontres... de nom-breux évènements jalonneront l'été 2004,
et au-delà, dans toute
la normandie (fichier lourd à télécharger)
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www.normandie
memoire.com



 
 
     

English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 6 : L'Angleterre
"
J’étais affecté définitivement à la Première division d’infanterie, 26e régiment, compagnie B". Par John F. Mickey

Un billet pour Londres
Le dimanche, il n’y avait nulle part où aller; à deux kilomètres de la route il y avait une espèce de cantine où deux vieilles dames vous servaient un beignet et une tasse de thé sans sucre; pas de musique, rien pour s’amuser, nous pouvions y écrire une lettre qu’elles expédiaient pour nous. Un jour, mon nom et celui d’un autre furent tirés au sort pour un week-end à Londres. Tôt le matin suivant, on est allé chercher notre laissez-passer, on nous annonça que le voyage était annulé; à la place, on nous accorda une permission de 24 heures dans la ville la plus proche. Muni d’une petite somme on a pris le bus pour Swindon, une ville moyenne. Une fois sur place, on a réservé une chambre d’hôtel, puis on est parti découvrir la ville. C’était une expérience inhabituelle de déambuler dans les étroites ruelles pavées du quartier commerçant. Les « boutiques à cinq ou dix

cents » ressemblaient beaucoup à celles de chez nous vingt-cinq ans plus tôt. Il y avait sur-tout des magasins d’articles de première nécessité. On est entré dans une boutique de sucreries, on était les seuls clients, et dési-gnant les bocaux sur le comptoir de verre on a demandé des « haricots en gelée »; la vendeuse

La petite ville de Swindon avant la guerre

nous a demandé nos tickets - sans tickets, pas de sucreries. On a acheté des cartes postales et un journal à trois cents ou un trupence. Les boutiques fermaient tôt le soir, on se demandait à quoi la ville ressemblait à la nuit tombée. Je discutais avec les gens dans la rue juste pour entendre l’accent « british ». Je demandais à un homme qui était ouvrier combien il gagnait, il me répondit fièrement dix huit dollars par semaine pour cinquante heures de travail. Je n’eus pas le cœur de lui dire que c’était ce que je gagnais en une journée! La nuit, il faisait très sombre, tout était passé au noir et le calme régnait. Mais il y avait du monde dans les rues, on entendait les rires de femmes et de soldats noirs du génie qui étaient basés dans le coin. Brusquement les sirènes d’une alerte aérienne retentirent et tout le monde se précipita aux abris; ils étaient interdits aux militaires, on a essayé d’aider les autres à s’abriter. Une bombe allemande V1 isolée s’écrasa à quelques blocs de là, détruisant un quartier entier. Les pompiers et les ambulances arrivèrent rapidement sur les lieux malgré la pénombre. Les Anglais étaient entraînés à tout et réagissaient rapidement à chaque fois de la meilleure façon. C’était la première fois que nous étions confrontés à un V1, c’était effrayant. Tard dans la nuit, nous sommes rentrés à l’hôtel, une jeune fille charmante entra pour nous apporter des serviettes et nous demanda : « à quelle heure dois-je vous réveiller ? », Pete me regarda d’un œil interrogateur, « je crois qu’elle nous demande seulement à quelle heure elle doit nous apporter nos beignets et notre thé, ne te fais pas d’illusions ! ». La nuit d’hôtel coûtait quatre dollars, soit une livre, généreusement on lui a laissé un dollar de pourboire. Ce voyage nous avait distrait de la vie du camp, on avait côtoyé des gens qui avaient, eux aussi, leurs problèmes quotidiens.

 


49000 Shermans
Sur ce site consacré aux blin-dés français, une page présen-te le char Sherman qui équipa l'essentiel des divisions blin-dées alliées. On peut voir des images des chaînes de monta-ge de ce char aux Etats-Unis.
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Une industrie de guerre

On mesure l'ampleur de l'effort de guerre américain : alors qu'à l'automne 1939, lorsque l'Allemagne envahissait la Pologne, les Etats-Unis ne possédaient qu'une vingtaine de chars; deux ans et demi plus tard, en 1942, la produc-tion du Sherman atteignait 33000 exemplaires. Au total, ce sont 7 constructeurs diffé-rents qui produisirent environ 49000 tanks Sherman de tous types pendant la guerre. 17800 exemplaires furent fournis aux alliés des Etats-Unis (Grande-Bretagne, Russie et France).
www.chars-francais.net

Sur le même site, on trouve une liste exhaustive de tous les M4 français, l'organigramme des chars de la 2e DB, les fiches d'identification des divers types de Sherman avec un tableau comparatif, et également, en Anglais, une page sur l'équipement radio du Sherman.

www.chars-francais.net/sherman



Une expo originale
Une exposition originale au Musée de Normandie, au château de Caen : la Seconde guerre mon-diale a favorisé le déve-loppement de nombreu-ses innovations technolo-giques et scientifiques, comme la pénicilline ou le radar. C'est le thème de cette exposition (jusqu'au 30 octobre).