La carte officielle
L'Institut géographique national a imprimé cette carte commémorative du 60e Anniversaire. On y trouve l'évolution du front du 6 juin au 18 août, l'organigramme des forces alliées, les musées, les monuments et les cime-tières. La carte est trilin-gue : Anglais, Allemand
et Français. Elle bénéfi-
cie du label "Association Normandie Mémoire".



Prix : 5.35 euros
- A commander sur le site Internet ou dans les agences de l'IGN.
www.ign.fr

juin - 2004

One of the Big Red One
Episode 6 : L'Angleterre - par John F. Mickey (suite)

Le camp britannique
Un soir, à la fin du mois de mai, l’heure du spectacle fut avancée d’une heure, ce fut le meilleur depuis trois mois qu’on était au camp; ensuite, le premier sergent appela vingt noms, le mien en faisait partie, on nous ordonna de faire notre paquetage et d’être prêts à partir pour 18 heures; on était réaffectés à un autre camp situé à 25 kilomètres. Dans le car on nous apprit que c’était dans un camp britannique. Arrivés là, on a été accueilli par un officier qui fit l’appel de nos noms d’après une liste. Ensuite on nous demanda si on avait mangé, bien sûr on répondit en chœur : « non, monsieur ! ». On nous dirigea vers la cantine accompa-gnés par un sergent. Il était environ 21 heures, le réfectoire était déjà nettoyé et on nous installa à la première table près de la cuisine. Le sergent se présenta et nous informa qu’il était responsable du mess. Il nous dit : « prenez tout ce que vous voulez mais vous avez intérêt à tout manger ! ». On prit un plateau et des couverts, le cuisinier avait la plus grande louche que j’ai jamais vue, il la remplit et la retourna sur nos plateaux, « c’est tout ! » dit-il, on se regarda, cherchant en vain un morceau de pain, quelques boulettes de hachis de viande, une tasse de café ou de thé. Personne ne se plaignit et, avec le sergent planté à coté de nous, on a vidé nos assiettes de choux rouges. On a eu de la chance que le réfectoire était déjà lavé; on aurait pu nous demander de le nettoyer à nouveau. J’aurais aussi pu dire que je n’avais pas faim, mais je préférais mentir avec les autres. Une fois terminé notre repas, on nous a indiqué nos couchettes.
La nouvelle affectation
Le nouveau camp ressemblait beaucoup au précédent mais en beaucoup plus grand. Il y avait de grandes tentes et les baraques du mess étaient en bois. Le deuxième jour de notre arrivée on a été rassemblé sur une immense place, on était des milliers alignés. Les officiers, juchés sur une plate-forme centrale, utilisaient une corne pour nous guider vers plu-sieurs zones, où nous attendaient d’autres officiers; chaque officier était désigné par une lettre A-B-C-D-E ou F. Nos noms et nos numéros de matricule étaient appelés, et une lettre de A à F nous était attribuée nous indiquant notre emplacement, puis l’officier vérifiait notre nom sur sa liste. Je ne reconnus personne du camp précédent dans mon groupe, j’étais affecté définitivement à la Première division d’infanterie, 26e régiment, compagnie B. Pendant notre séjour au camp, nous avons fait plusieurs exercices d’entraînement. On nous appelait à toute heure du jour et de la nuit avec le paquetage complet et le sac de couchage; on embarquait dans des camions qui nous conduisaient au port de Southampton. On faisait quelques tours puis on rentrait. Nous savions qu’un jour ce ne serait pas un exercice mais le vrai départ; mais pour l’instant personne ne savait quand.
( à suivre dans le magazine de juillet-août : le Jour J)

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Le fantassin américain en Normandie
L'équipement : le havresac, le ceinturon
L'équipement individuel du fantassin améri-cain était réparti principalement dans le havresac M1928 en coton kaki avec brela-ge, qui soutenait le ceinturon cartouchière M1923. Dans le havresac, le soldat trans-portait la gamelle et ses couverts (en haut à gauche), des chaussettes et des mouchoirs de rechange, un couteau, un manteau de pluie, une trousse de toilette (en haut à droi-
 
te), de l'insecticide, de l'alcool solidifié et des pastilles Halazone (en bas à gauche). Sur le sac était fixée la pelle droite M1910. Au ceinturon étaient suspendues dix po-chettes contenant chacune un clip de huit cartouches pour le fusil M1 Garand, ainsi que la baîonnette, le bidon M1910, une po-chette de pansements, et le coupe-fil M1938 (en bas à droite).
 


Eyewitness
L'association du studio photo Smartfox (situé à Grimbosq dans le Calvados) et du MVCG orléa-nais - association de conserva-tion de véhicules militaires - a produit ce reportage. C'est une évocation de la libération d'Orléans par le 137e régiment de la 35e Division d'infanterie américaine.



L'ennemi est proche...

A travers ce reportage en noir
et blanc très réaliste, et en 70 photos, on peut imaginer
les conditions de vie - de survie - d'une section d'infanterie américaine : bivouacs, em-buscades, secours aux blessés, avance dans le bocage,
et courts instants de repos.
www.smartfox.com


L'atlas du D-Day
L'histoire du Jour-J en 70 cartes, c'est ce que propose cet atlas (en anglais uniquement). Le projet du Débarquement en Normandie est né dans l'esprit de Winston Churchill dès la fin de 1940. Ce projet nécessitait la maîtrise des mers et la mise au point de la technique du débar-quement.



Les premières cartes présentent les opérations du Printemps 1940 en Norvège, les raids de Saint-Nazaire et Dieppe en 1942, les débarquements en Afrique du Nord, en Sicile et en Italie. Ensuite, près de 50 cartes décrivent les opérations du
Jour-J et la Bataille de Norman-die, phase après phase. Des cartes précises, claires et agréa-bles, font de cet atlas un outil indispensable à la compréhen-sion de cet évènement décisif de la Seconde Guerre mon-diale.
L'auteur - Charles Messenger - a étudié à l'Acadé-mie militaire royale de Sandhurst, à Oxford, puis a passé 19 ans dans le Royal Tank Regiment, il est ensuite devenu historien militaire, auteur de nombreux ouvrages.
Editions Thames et Hudson - 176 pages format 22 x 30 cm - prix : 22,50 Livres - environ 36 Euros