septembre - 2004

 
 

Le site officiel du 60e Anniversaire
www.normandie
memoire.com
.


Exposition au château
Après les destructions causées par la guerre vient le temps de la reconstruction, c'est le thème de cette exposi-tion au château de Benouville.


www.cg14.fr


Sites des anciens combattants :
American Battle Monument Commission
Commonweath War
Grave Commission

Le Ministère des Anciens combattants du Canada
Volksbund Deutsche Kriegsgräberfür-sorge

Sites touristiques :
Comité départemental du tourisme du Calvados
Comité départemental du tourisme de la Manche
Comité départemental
du tourisme de l'Orne


Sites historiques :
D-Day Normandie états des lieux
Juin 44 un vent de Liberté
Les fleurs de la mémoire

Sites pédagogiques :
France 5

   

English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 8 : La France
"
Et quand vous aviez peur, vous creusiez avec vos mains..." Par John F. Mickey

Monique, la petite française
J’étais abrité derrière un muret de pierre, dans un bourg, quand une petite fille accourut vers moi sortant d’une chaumière en pierre. Elle martelait le sol avec ses sabots, j’avais mon dictionnaire de poche à la main pensant que j’allais en avoir besoin. Elle me toisa de sa petite taille et me demanda pourquoi j’avais trois grenades ; à ma grande surprise, elle parlait en anglais. Je lui répondis que j’en porterais plus si elles n’étaient pas si lourdes sur ma poitrine. Je lui demandais où elle avait apprit à parler anglais et elle me répondit qu’à l’école catholique tout le monde l’appre-nait. Elle dit qu’elle avait dix ans et qu’elle était en cinquième année. Elle me dit aussi qu’on avait enseigné aux enfants ce qu’il fallait faire quand ils trouvaient une grenade, américaine ou allemande. Je lui demandais son nom et son adresse et je promis de lui écrire si je le pouvais.

On remonta sur les blindés et on repartit. Juste après avoir quitté le village, une quinzaine de gosses qui étaient au bord de la route nous firent des signes, on stoppa pour discuter un moment avec eux. Barubie était le seul qui parlait français, on écoutait sa traduction. Après cinq minutes les chars se remirent en route. Barubie était encore penché, serrant

Un soldat américain mange du pain

des petites mains, quand une grenade se décrocha de sa poitrine tombant sur le sol au milieu des enfants. On est resté pétrifié, trop tard pour sauter, Barubie hurla en français : « attention explosifs ! ! ». On vit un enfant la ramasser et les autres se rassembler autour. Barubie suppliait à haute voix : « Seigneur, ne laisse pas faire ça ! ». Nos prières avaient été entendues, Dieu merci, car on n’entendit pas d’explosion.
Fatigué et assoiffé
Il faisait une chaleur torride cet après-midi là, on traversait un gros bourg. On s’arrêta pour une pause, je m’étendis sur l’herbe devant une église. Une femme cria et je vis un prêtre qui se penchait vers moi, il tendit une tasse vers mes lèvres; j’avalais une gorgée et je mis à tousser et à cracher. Le prêtre sourit et dit « Cognac »; je hochais la tête et lui demandais de l’eau, montrant ma gourde vide; il la prit et la ramena pleine. Je dû courir pour rattraper la compagnie qui était déjà repartie, je leur fis un signe d’adieux et leur criais « merci ». Je pensais au Christ auquel on donnait à boire. En progressant, un jour, comme un vol de corbeaux, on passât devant une vieille maison de pierre. A la porte, une femme tenait une large miche de pain dans une main, et un couteau dans l’autre. Elle découpa maladroitement une tranche et étala dessus du saindoux qu’elle prit dans un pot, et nous la tendit. Cela faisait des mois qu’on avait pas mangé du pain, il avait le même goût que celui que maman faisait cuire, le saindoux était meilleur que le beurre d’après ce que je me souviens. Une autre fois, alors qu’on traversait un bourg, fouillant chaque maison à la recherche de l’ennemi, Eddie et moi on entra dans une petite maison, elle était vide mais sur la table il y avait un repas non terminé : de la viande dans une assiette, du pain et deux petites tasses de cognac.
(Photo ci-dessus : Conseil régional de Basse-Normandie/National Archives USA

 
Revoir ma Normandie
Une initiative originale et désinteressée est proposée par ce site. Il s'adresse à tous les anciens combattants qui n'ont pas eu la possi-bilité de se déplacer en normandie pour le 60e anniversaire. Le webmestre leur propo-se de photographier sur place le lieu qui a particulièrement marqué leur mémoire; il suffit
   
de remplir un questionnaire descriptif avec le maximum de détails. Une base d'images est déjà accessible avec des vues des plages du Débarquement, de Caen, Bayeux, Ranville, Cherbourg, et de nombreux villages du bocage. Ces photos mériteraient une courte légende pour une localisation plus précise.
http://jourji.free.fr

 


Les Polonais en Normandie
Didier Lodieu est un spécialiste reconnu de la Bataille de Nor-mandie; il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Objectif Chambois, 45 Tiger en Norman-die, d'Argentan à la seine... Dans La Massue il raconte, cette fois, les combats de la 1re Division blindée polonaise.



Cette division a été constituée et entraïnée en Ecosse à partir de fin 1942, Les soldats commandés par le général Maczek sont tous volontaires, ils ont une revanche à prendre depuis septembre 1940. Ils débarquent en normandie au début du mois d'aoüt 1944, Une semaine après ils sont engagés dans l'opération Totalize, et jouent un röle clé dans la fermeture de la poche de Falaise. De nombreuses photos inédites, des témoi-gnages de combattants des deux camps et des cartes enrichissent le remarquable travail d'historien de Didier Lodieu.
Editions Ysec - 270 pages - format 16 x 24 cm
Prix : 26 euros


Commémorations du 60e anniversaire
Dans le numéro 214 de juillet-août de la revue 39-45 maga-zine, plusieurs sujets traitent de la Bataille de Normandie. Tout d’abord un reportage nous fait revivre la cérémonie commé-morative du 6 juin 2004 à Arromanches; 2004 fut, sans nul doute, la plus importante commémoration du 60e anni-versaire depuis la Libération, par l’ampleur et le nombre des manifestations, le nombre de chefs d’Etats et d’anciens combattants présents.



Un Normand raconte comment il s'est engagé dans la 2e DB du général Leclerc, le 5 août 1944 ; le premier affrontement avec l’ennemi, et les combats jusqu’à Berchtesgaden. Un dossier retrace les origines de la 352e Division d’infanterie allemande, qui occupa le front des plages de Normandie dans le secteur d'Omaha Beach . Un autre dossier remémore le destin tragique d’une petite ville normande du bord de Seine; La Mailleraye-sur-Seine se trouva être, en août 1944, un point de franchissement du fleuve par les Allemands en retraite, et subit d’importantes destructions. Un dernier témoi-gnage sur un événement dramatique du Jour J : l’exécu-tion de six parachutistes améri-cains par les Allemands à Hémevez dans la Manche..
En vente en kiosque - 7,50 euros