

Les précédents numéros du Journal
de la bataille de
Normandie
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septembre
- 2004 |
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One
of the Big Red One
Episode
8 : La France - par John F. Mickey (suite) |
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On
s’assit pour finir ce que l’ennemi nous avait
laissé en fuyant. Je ramassais les deux petites tasses
que j’ai pu ramener chez nous. La mère de Marcia
les trouva si jolies, que Harriet demanda à ce qu’on
les lui donne. Elle nous dit plus tard qu’elle racontait
souvent aux amis mon histoire de la maison française,
en montrant les petites tasses.
Creuser pour survivre
Je ne sais pas pourquoi on les appelait terriers de renard,
est-ce qu’un renard creuse son terrier? Je l’ignorais
mais je savais le pourquoi et le comment d’un trou.
Quand nous étions en Floride, on ne pouvait pas creuser
de trou, car à trente centimètres de profondeur
on tombait sur du sable blanc et de l’eau. Mais ensuite,
en Europe, on en a creusé des trous, parfois jusqu’à
trois dans la journée, sans toujours les utiliser.
Creuser était une question de vie ou de mort, on était
plus en sécurité à un mètre sous
le niveau du sol qu’au-dessus sous le feu ennemi; les
Allemands creusaient aussi beaucoup. Quelle était la
meilleure méthode? Certainement avec la pelle de campagne
que certains d’entre nous portaient sur le sac à
dos, et que d’autres regrettaient d’avoir abandonnée,
ou avec la fourchette et le couteau de la gamelle, et quand
vous aviez vraiment peur vous creusiez avec vos mains, cela
nous est arrivé quelques fois. Parfois, il fallait
creuser sous le feu ennemi, et même pendant la nuit
si on devait rester là jusqu’au lendemain. Plutôt
qu’à des renards on ressemblaient à des
taupes. A de nombreuses reprises on est tombé sur des
trous creusés par les Allemands, on les occupait parfois
pour une nuit. Une fois, Eddie Miller et moi on en a trouvé
un, profond de deux mètres, assez large pour que deux
hommes y rampent et s’y tiennent allongés, mais
on ne pouvait pas bouger et le sable tombait sur nos visages.
Parfois, avant d’utiliser un trou conquis, il fallait
en extraire les cadavres ennemis. Une fois, on est resté
cloués dans le même trou par le feu ennemi pendant
onze jours. On avait traîné un corps à
proximité, la puanteur était si forte que j’ai
sacrifié mon unique imperméable pour le recouvrir.
Imaginez l’odeur, coincés pendant onze jours,
sans prendre une douche ou simplement enlever ses chaussures.
( à suivre dans le magazine d'octobre : le confort
des fermes norman-des...) |
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droits de l’auteur des textes et des photos réservés.
Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation
des œuvres autres que la consultation individuelle et privée
sont interdites.
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est une courte vidéo de 1 mn 51 s
sur la fermeture de la poche de Falaise
(extrait du DVD La Bataille de Normandie
- Mémorial de Caen, ed. Montparnasse),
voir et com-prendre présente
un lien vers le site de Patrick Elie, une
bibliographie, une carte du Débarquement
et un jeu sur le déchiffrage des
messages codés de Radio Londres.
La présentation est claire, très
esthétique et la navigation simple.
A noter, pour le jeune public, deux jeux
interactifs ayant pour thème le Débarquement.
www.france5.fr |
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Une
fresque de la 2e Guerre mondiale en soixante dates
Ce
site développé par France télévision
(France 2, France 3, TV5) propose une chronologie
de la 2e Guerre mondiale de 1939 à 1946,
en 60 dates clés. Sur chaque année
de guerre les évènements majeurs
sont évoqués, avec textes, images
et films. La
page d'accueil du 6 juin 1944 propose trois rubriques
: les faits, le document, voir et comprendre.
Les faits présentent les opérations
du Débarquement, le document |
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