décembre
2004

One of the Big Red One
Episode 11 : La France - par John F. Mickey (suite)

Bien soigné, je pense qu’il a du s’en sortir et une fois encore je l’enviais de pouvoir quitter cet enfer.
Un matin dans un village, on courrait se mettre à couvert; un tank venait d’être touché à son point faible, l’équipage évacua l’engin et les munitions explosèrent. Le son ressemblait à celui d’une machine à pop-corn géante. Ils l’ont échappé belle et pourtant on enviait les tankistes.

Onze heures moins six
Vers le milieu du mois d’août nous étions arrêtés dans un chemin poussiéreux, encadré par des haies, et la nuit tombait. Vers 20 heures, deux gars arrivèrent pour voir ce que nous faisions, ils venaient d’une ferme proche. Soudain les obus sifflèrent au-dessus de nos têtes, les gars plongèrent, je me jetais sur eux; l’un me demanda si c’était les « boches »; je n’en étais pas sûr, ça pouvait être des tirs de chez nous, je leur conseillais de retourner en vitesse d’où ils venaient. Je commençais à creuser un trou dans la haie pour m’abriter, le capitaine trouva que c’était une bonne idée et ordonna aux autres d’en faire autant. C’était un travail fastidieux d’arracher les racines de la haie à la main, pour creuser plus une niche qu’un trou. Il faisait de plus en plus sombre et nous étions toujours en train de creuser. Je m’arrêtais, enfin satisfait de mon œuvre, et j’allais aider le capitaine. Il me demanda qui était à la radio, je lui dis que c’était Cicoli et qu’après c’était mon tour. On était épuisé, mais on est resté debout longtemps à parler. Je regardais ma montre, il était 22 h 54 et je proposais à Cicoli de le remplacer, mais il insista pour finir son tour. Brusquement, il y eut un bruit et une explosion, on était touchés, je plongeais dans ma niche tête la première, je sentis des objets me frapper, j’entendis crier « au secours » ; je me précipitais vers la radio, elle était sous Cicoli, j’essayais de le soulever et ma main glissa à l’intérieur de sa poitrine ouverte. Je me précipitais vers la section la plus proche, pour envoyer chercher du secours en jeep. J’aidais à relever les blessés, le capitaine put s’asseoir à côté d’eux pour les réconforter. J’étais le seul indemne, le seul sur six hommes. Au lever du jour, je trouvais deux doigts de la main du capitaine dans la poussière sur le sol, sectionnés par un éclat. Le capitaine et les quatre autres furent évacués et je ne les revis jamais. Je ne sus jamais si d’autres hommes étaient morts auprès de Cicoli, ma vie n’avait tenu qu’à six petites minutes. Un nouveau commandant arriva ainsi que quatre remplaçants. Plus personne ne reparla de cette nuit, moi non plus.
( à suivre dans le magazine de janvier : La rencontre avec Ernnie Pyle)

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dessinaient la guerre, n'exécutaient pas leurs oeuvres dans le confort des ateliers, tout du moins pas les es-quisses, mais au côté des combat-tants, sur le champ de bataille, tout comme les photographes et les cor-respondants de guerre.
www.history.navy.mil

La guerre sans armes
Le centre d'histoire navale de Washington aux Etats-Unis consti-tue une importante base d'informa-tions sur la Marine américaine à tra-vers l'histoire. Il possède également une importante collection d'art sur ce thème. Les artistes qui peignaient et
 
Mitchell Jamieson (1915-1976) a peint cette scène d'Omaha Beach. De son oeuvre, il disait : Mes peintures sont le reflet de mon expérience, elles n'expriment que la pure vérité...
 


Le Tigre type E, 57 tonnes d'acier
Sur ce site vous trouverez de nombreuses vues d’un char Tigre, du musée de Bovington en Angleterre. Des photos de l’extérieur, et de l’intérieur, qui nous font imaginer l’espa-ce réduit dans lequel combat-tait un équipage de char (les amateurs de modèles réduits y trouveront une bonne source de documentation).



Ventilateur de tourelle


Fenêtre du pilote

L’équipement radio et les différents types de munitions sont décrits, et on peut même acheter une notice technique de la tourelle du Tigre. Un peu éclectique, le site présente une intéressan-te collection d’affiches de propagande nazie, et quel-ques affiches britanniques et soviétiques. Cependant, les prises de position du web-mestre (qui vit au Canada), sont discutables et si vous n’aimez pas les chants militaires allemands, vous pouvez couper le son.

www.tiger-tank.com


Sites historiques :
D-Day Normandie états des lieux
Juin 44 un vent de Liberté
Les fleurs de la mémoire

Debarqment.com

Sites pédagogiques :
France 5

6juin.omaha

Archives :
archivesnormandie
Mémorial des victimes civiles