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janvier
2005 |
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One
of the Big Red One
Episode
11 : La France - par John F. Mickey (suite) |
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C’était
la première fois que nous goûtions du pain depuis
l’Angleterre; l’homme cria : « merci
Américains !». J’entendis les premiers
mots d’anglais, une femme me dit : « j’achète
à bon prix les cigarettes américaines !»,
je lui répondis : « moi aussi ».
On a cherché un endroit pour passer la nuit, on ne
savait pas qu’on était en zone interdite.
La victoire ne va pas sans destructions
L’aumônier
nous demanda de ne pas détériorer les biens
privés. Il avait vu des commodes brisées, la
montre d’un grand-père en mille morceaux, un
violon fracassé… J’ai vu de mes yeux les
dégâts que nous avions causés dans les
foyers, dans un bureau, un superbe secrétaire avait
été ouvert à coups de baïonnette
par un gars qui cherchait un objet de valeur, vivrait-il assez
longtemps pour le ramener chez lui ? Dans un bâtiment
je fouinais avec un autre gars que je ne connaissais pas,
dans un appartement on tenta d’ouvrir la porte d’une
armoire; en vain, il donna un coup de pied dans le panneau,
il n’y avait rien à prendre qui vaille la peine,
il y avait du verre brisé partout. La France était
pour la seconde fois un champ de bataille où s’affrontaient
les deux camps, les Etats-Unis verseraient une compensation
au pays après la guerre. Nous devions assumer tous
les dégâts, répertorier tout le bétail
tué et les biens détruits que nous dédommagerions.
« Attendez d’être en Allemagne, alors
vous pourrez oublier la consigne » nous dit l’aumônier.
Après la destruction venait la reconstruction. Le génie,
avec de l’équipement lourd, dégageait
le terrain des débris de bâtiments détruits,
les utilisant pour aplanir les routes et réparer les
ponts ; tracteurs, camions et bulldozers travaillaient
jour et nuit pour tout reconstruire. Les routes étroites
étaient élargies grâce à notre
matériel et à notre savoir-faire.
( à suivre dans le magazine de février :
Alerte aux gaz) |
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Tous
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Sauf autorisation, la reproduction ainsi que toute utilisation
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privée sont interdites.
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Picauville
se souvient
Picauville est un petit bourg situé dans la Manche,
à une dizaine de kilo-mètres de Sainte-Mère-Eglise.
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, 6 appareils C47 Dakota
s'écrasèrent dans le secteur, tous les
parachutistes et les équipages furent tués.
C'est pour honorer leur mémoire que l'association
Picauville se souvient a fait réaliser
ce monument (en état d'achèvement au mois
de juin 2004). |
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Un projet
éducatif...
et citoyen
Il est le webmestre d'un site sur le Débarquement à
Omaha beach, mais au quotidien c'est un "prof d'histoire/géo"
de 4e au collège Octave Mirbeau à Trévières.
Pour le 60e anni-versaire du Débarquement Gilles Badufle
a construit un projet ambitieux. Il a transfor-mé ses élèves
en journa-listes, reporters, écrivains, historiens, techniciens...
ces derniers se sont tous investis avec enthousiasme dans le projet,
et souvent en dehors des heures de cours.

le
14 juillet 1944 à Trévières, Marguerite l'institutrice
offre à boire aux GI's
Armés
de magnétophones, et munis d'une fiche guide d'interview,
ils ont recueillis les témoignages dune quinzaine de Normands
qui avaient pour la majorité entre 12 et 20 ans le 6 juin
1944; ils ont posé à tous la même question :
"Votre premier Américain ?". Ce projet fut enrichissant
à tous points de vue : travailler collectivement et en autonomie,
apprendre des techniques nouvelles, s'initier aux métiers
de l'information, échanger avec les générations
anciennes, comprendre l'Histoire et les histoires individuelles...
L'éducation a pour vocation d'enseigner des savoirs, mais
aussi de former des citoyens.
http://6juin1944

Photos
du Soixantième
Le site officiel du 60e anniversaire offre une galerie photos des
commémorations de 2004. Chacun peut l'enrichir en déposant
ses prorpres photos.

Arromanches-les-Bains, 6 juin 2004
www.normandiememoire
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