mars- 2005

Le site officiel du 60e Anniversaire .



Après les commémorations vient le moment du bilan. En termes de chiffres il est éloquent : 1316 projets ont été inscrits au programme définitif des commémorations en avril 2004, 6375 vétérans ont reçu l'insigne distinctif du 60e anniversaire, dont 3066 du Common-wealth, 601 Américains, 653 Français, 368 Canadiens...
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memoire.com

 

English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 14 : La Belgique
"
La vieille femme me serra dans ses bras, et cria : Vous êtes le deuxième Américain dans ma maison..." Par J. F. Mickey

Des vestiges de l’autre guerre
Un après-midi, j’inspectais un bâtiment en pierre dont il ne restait que les murs ; il n’y avait plus de toit et les ruines étaient envahies par le lierre et la mauvaise herbe. Un vieil homme d’une ferme toute proche s’approcha de moi. J’utilisais mon dictionnaire pour lui poser quelques questions, il répondit : « Château-Thierry ». Je regardais vers le sol à un endroit où la terre faisait des creux et des bosses, il répondit : « tranchées »; je lui indiquais le grand bâtiment détruit par les bombardements et il me dit que c’était un monastère. Je ne pouvais le croire, c’était il y a vingt cinq ans et rien n’avait bougé. Il y avait un arbre isolé près du monastère, une bonne surprise, c’était un abricotier, je remplis mes poches de fruits pour pouvoir en distribuer aux autres. Le vieil homme mit ses bras autour de mes épaules, me dit « merci » et on se sépara. C’était à peine surprenant que des ruines de la Première guerre mondiale soient encore là; on était à cent vingt kilomètres de Paris. Ceux qui vivaient ici n’avaient sûrement jamais mis les pieds dans la capitale ; le chemin était long et il n’y avait pas de transport. La plupart des routes du pays étaient à peine assez larges pour une carriole à cheval. Je jetais un œil à

une petite maison près de la route dans l’intention de la fouiller. Une femme et sa mère de quatre vingt dix ans étaient les seuls occupantes. La vieille fem-me me serra dans ses bras et s'écria : « vous êtes le deuxième améri-cain dans notre maison le dernier est venu pendant la dernière guerre, il y a des années ». Elle parlait de la Première guerre mondiale, cette petite maison avait survécu aux deux guerres.

Des soldats américains préparent un groupe de prisonniers allemands pour leur marche vers un camp d'internement

LA BELGIQUE
La frontière franco belge
C’était le début du mois de septembre, ce jour là notre compagnie remontait de l’arrière. On venait de passer devant un panneau signalant que nous quittions la France, nous entrions en Belgique. Un coup de feu sur notre gauche, un homme fut touché par des tirs provenant de la lisière d’un petit bois; on se précipita dans le fossé en ouvrant le feu de toutes nos armes. Les Allemands, plus nombreux que nous, étaient cachés et nous étions en terrain découvert ; nous n’étions que soixante dix.
(Photo ci-dessus : Conseil régional de Basse-Normandie/National Archives USA)

 


L'Armée allemande du Jour J
Ce livre - en anglais - rassemble de nombreux témoignages d'officiers et généraux allemands qui ont combattu les Forces alliées pendant la bataille de Normandie.



Tous ces témoignages furent effectués par les services de renseigne-ment américains juste après la guerre, dans le but de déterminer l'implication des militaires allemands dans d'éventuels crimes de guerre. David Isby, qui a rassemblé tous ces textes, est l'auteur de plusieurs livres sur l'histoire militaire. La lecture de son livre met en relief quelques faits significatifs qui contri-buèrent à la défaite allemande : la complex-ité de la chaîne de commandement, la faiblesse du service de renseignement alle-mand,
l'impuissance des Allemands à mettre en place la logistique nécessaire à ravitailler les troupes combattan-tes, la supériorité aérienne...
Le général Feuchtinger, commandait la 21e Panzer division

En vente dans les librairies spécialisées.
260 pages - 23,77 euros