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Le
site officiel du 60e Anniversaire
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Après
les commémorations vient le moment du bilan. En termes
de chiffres il est éloquent : 1316 projets ont été
inscrits au programme définitif des commémorations
en avril 2004, 6375 vétérans ont reçu
l'insigne distinctif du 60e anniversaire, dont 3066 du Common-wealth,
601 Américains, 653 Français, 368 Canadiens...
www.normandie
memoire.com
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English
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| Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer
d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big
Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35 ans en
1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre
1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans
cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas
ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime,
l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif.
Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de
feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires
qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un
homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs
humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie
jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où
il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
14 : La Belgique
"La
vieille femme me serra dans ses bras, et cria : Vous êtes
le deuxième Américain dans ma maison..."
Par
J. F. Mickey |
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Des
vestiges de l’autre guerre
Un
après-midi, j’inspectais un bâtiment en
pierre dont il ne restait que les murs ; il n’y
avait plus de toit et les ruines étaient envahies par
le lierre et la mauvaise herbe. Un vieil homme d’une
ferme toute proche s’approcha de moi. J’utilisais
mon dictionnaire pour lui poser quelques questions, il répondit :
« Château-Thierry ». Je regardais
vers le sol à un endroit où la terre faisait
des creux et des bosses, il répondit : « tranchées »;
je lui indiquais le grand bâtiment détruit par
les bombardements et il me dit que c’était un
monastère. Je ne pouvais le croire, c’était
il y a vingt cinq ans et rien n’avait bougé.
Il y avait un arbre isolé près du monastère,
une bonne surprise, c’était un abricotier, je
remplis mes poches de fruits pour pouvoir en distribuer aux
autres. Le vieil homme mit ses bras autour de mes épaules,
me dit « merci » et on se sépara.
C’était à peine surprenant que des ruines
de la Première guerre mondiale soient encore là;
on était à cent vingt kilomètres de Paris.
Ceux qui vivaient ici n’avaient sûrement jamais
mis les pieds dans la capitale ; le chemin était
long et il n’y avait pas de transport. La plupart des
routes du pays étaient à peine assez larges
pour une carriole à cheval. Je jetais un œil à |
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une
petite maison près de la route dans l’intention
de la fouiller. Une femme et sa mère de quatre vingt
dix ans étaient les seuls occupantes. La vieille fem-me
me serra dans ses bras et s'écria : « vous
êtes le deuxième améri-cain dans notre
maison le dernier est venu pendant la dernière guerre,
il y a des années ». Elle parlait de la
Première guerre mondiale, cette petite maison avait
survécu aux deux guerres. |
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| Des
soldats
américains préparent un groupe de prisonniers
allemands pour leur marche vers un camp d'internement |
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LA BELGIQUE
La
frontière franco belge
C’était
le début du mois de septembre, ce jour là notre
compagnie remontait de l’arrière. On venait de
passer devant un panneau signalant que nous quittions la France,
nous entrions en Belgique. Un coup de feu sur notre gauche,
un homme fut touché par des tirs provenant de la lisière
d’un petit bois; on se précipita dans le fossé
en ouvrant le feu de toutes nos armes. Les Allemands, plus
nombreux que nous, étaient cachés et nous étions
en terrain découvert ; nous n’étions
que soixante dix.
(Photo
ci-dessus : Conseil régional de Basse-Normandie/National
Archives USA)
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L'Armée allemande du Jour J
Ce livre - en anglais - rassemble
de nombreux témoignages d'officiers et généraux
allemands qui ont combattu les Forces alliées pendant la
bataille de Normandie.

Tous ces témoignages furent effectués par les services
de renseigne-ment américains juste après la guerre,
dans le but de déterminer l'implication des militaires allemands
dans d'éventuels crimes de guerre. David Isby, qui a rassemblé
tous ces textes, est l'auteur de plusieurs livres sur l'histoire
militaire. La lecture de son livre met en relief quelques faits
significatifs qui contri-buèrent à la défaite
allemande : la complex-ité de la chaîne de commandement,
la faiblesse du service de renseignement alle-mand,
l'impuissance des Allemands à mettre en place la logistique
nécessaire à ravitailler les troupes combattan-tes,
la supériorité aérienne...
Le
général Feuchtinger, commandait la 21e Panzer division
En vente dans les librairies spécialisées.
260 pages - 23,77 euros
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