mars
2005
 

One of the Big Red One
Episode 14 : La Belgique - par John F. Mickey (suite)

A un moment, un type sauta du camion qui filmait et enregistrait les combats, je lui dis que nous risquions d’être capturés, et par précaution j’enterrais mes effets personnels. Mais une douzaine de nos avions surgirent et mitraillèrent le bois, les Allemands finirent par lever un drapeau blanc pour se rendre. On leur dit de s’approcher par groupes de cinquante. Dans le premier, il y avait un officier médecin qui demanda à ce qu’on soigne leurs blessés. Il repartit dans une Jeep avec une ambulance équipée pour pratiquer de petites interventions. Une équipe médicale s’occupa de nos blessés et des leurs. Ils furent chargés dans des camions plate-forme pour être emmenés au plus proche hôpital de campagne. Le commandant me donna l’ordre de regrouper les prisonniers afin de les fouiller. La tache m’occupa jusqu’à la nuit tombante. Les Allemands transportaient leurs morts et les allongeaient sur une dalle de béton qui avait dû être le sol d’un bâtiment détruit, il y en avait trente et un, seize des nôtres avaient été tués. Chaque prisonnier devait se mettre en maillot de corps, certains portaient une veste ou un blouson, un major portait un lourd manteau de pluie. On recherchait les armes et des souvenirs - quelques pistolets Lüger déchargés. Certains firent main basse sur des montres. Lorsque le major allemand voulut enlever la sienne, je lui fis signe de la garder ; il fouilla dans sa poche et en sortit une épaisse liasse de billets français qu’il me tendit, les autres donnèrent également leurs billets français; j’en avais pour quatre mille dollars, j’en donnais la moitié au capitaine. Lorsqu’ils furent tous rassemblés dans un vaste entrepôt, on s’est installés pour la nuit dans une maison au bord de la route.

La libération de Liège
Le matin du 6 septembre, on approchait de Liège. On se forma en quatre sections qui entrèrent par des rues différentes pour couvrir toute la zone ; chacune était appuyée par un char. On descendait une rue bordée par des maisons de deux étages, l’ennemi nous accueillit par des tirs. On s’est mis à couvert et en se déplaçant de porte en porte, on entreprit de fouiller les bâtiments; je me précipitais au deuxième étage d’une maison, plusieurs familles y étaient rassemblées et m’assurèrent qu’il n’y avait pas d’Allemands dans le coin. Une femme me tendit un plateau avec des gaufres, j’en pris quelque unes et poursuivit mon chemin. Liège était une ville importante de 100 000 habitants, mais il n’y avait personne dans les rues, où étaient les gens ? On tourna à gauche pour s’engager sur un pont ; la ville était coupée en deux par la Meuse que franchissaient six ponts en pierre.

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Le musée des Ailes silencieuses
Ce musée n'est pas situé en France,
ni en Europe, c'est au cours d'un séjour aux Etats-Unis dans l'état du Texas que vous pourrez le visiter. Le Silent wings museum présente un planeur Waco CG-A4 entièrement restauré, et une reconsti-tution vivante d'un village normand dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, entre autres.


Un planeur américain Waco

L'emblème de l'association des pilotes de planeurs de la 2e Guerre Mondiale
Pour en savoir plus
www.ww2gp.org


Le Mag'44
Un autre magazine mensuel à visiter sur
la Bataille de Normandie, celui du site :
www.debarquement-normandie.com

La Brigade Piron, les Belges débarquent en Normandie
L'appel du 18 juin 1940, du général de Gaulle, fut l'acte fondateur de la renaissance de la France Libre; pour la Nation belge c'est également à la BBC que le ministre Jaspar exhorta ses compa-triotes à le rejoindre en Gran-de-Bretagne. Dès le mois de juillet 1940, un camp de re-groupement belge est créé. Les unités se constituent peu à peu. Le major Piron débar-que en Ecosse le 6 janvier 1942, il entreprend l'entraîne-ment des troupes belges. Au printemps 1944 débute des exercices de débarquement, mais les Belges ne seront pas engagés dans l'opération Overlord.

La brigade Piron débarque en Normandie le 8 août, intégrée à la 6e Division aéroportée commanée par le général Gale. La brigade s'installe dans le secteur Amfreville, Sallenelles, Le Hauger; les premiers accrochages ont lieu avec les Allemands. Le 16 août, le premier soldat bel-ge est tué : Edouard Gerard, agé de 20 ans. Le 17 août débute l'opération Paddle, les Belges s'emparent de Mervil-le, libèrent Cabourg... Une aventure qui s'achèvera en Hollande en 1945 avec la capitulation allemande.
Pour en savoir plus
http://users.skynet.be
Fiches villes
Cabourg
Sallenelles
Ranville

 
 
Le colonel Piron, il sera nommé au grade de
général-major à la fin de 1945
La Brigade Piron embarque pour la Normandie
   
 


Sites historiques :
D-Day Normandie états des lieux
Juin 44 un vent de Liberté
Les fleurs de la mémoire

Debarquement.com

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