avril - 2005

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Les évènements du mois d'avril sont essentiellement consacrés à la commémoration de la Déportation (Bayeux, Cherbourg(-Octeville, Alençon...) et à la capitulation de l'Allemagne (Sannerville, Caen...).
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English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 15 : La Belgique
"
La foule m'entourait et m'empêchait d'avancer..."
Par J. F. Mickey

La frontière franco-belge (suite)
A un moment, un type sauta du camion qui filmait et enregistrait les combats, je lui dis que nous risquions d’être capturés, et par précaution j’enterrais mes effets personnels. Mais une douzaine de nos avions surgirent et mitraillèrent le bois, les Allemands finirent par lever un drapeau blanc pour se rendre. On leur dit de s’approcher par groupes de cinquante. Dans le premier, il y avait un officier médecin qui demanda à ce qu’on soigne leurs blessés. Il repartit dans une Jeep avec une ambulance équipée pour pratiquer de petites interventions. Une équipe médicale s’occupa de nos blessés et des leurs. Ils furent chargés dans des camions plate-forme pour être emmenés au plus proche hôpital de campagne. Le commandant me donna l’ordre de regrouper les prisonniers afin de les fouiller. La tache m’occupa jusqu’à la nuit tombante. Les Allemands transportaient leurs morts et les allongeaient sur une dalle de béton qui avait dû être le sol d’un bâtiment détruit, il y en avait trente et un, seize des nôtres avaient été tués. Chaque prisonnier devait se mettre en maillot de corps, cer-

-tains portaient une veste ou un blouson, un major portait un lourd manteau de pluie. On re-cherchait les armes et des sou-venirs - quelques pistolets Lüger déchargés. Certains firent main basse sur des montres. Lors-que le major allemand voulut enlever la sienne, je lui fis signe de la garder ; il fouilla dans sa poche et en sortit une épaisse liasse de billets français qu’il me tendit, les autres donnèrent également leurs billets français;
Liège touchée par une bombe V1 fin 1944

j’en avais pour quatre mille dollars, j’en donnais la moitié au capitaine. Lorsqu’ils furent tous rassemblés dans un vaste entrepôt, on s’est installés pour la nuit dans une maison au bord de la route.
La libération de Liège
Le matin du 6 septembre, on approchait de Liège. On se forma en quatre sections qui entrèrent par des rues différentes pour couvrir toute la zone ; chacune était appuyée par un char. On descendait une rue bordée par des maisons de deux étages, l’ennemi nous accueillit par des tirs. On s’est mis à couvert et en se déplaçant de porte en porte, on entreprit de fouiller les bâtiments; je me précipitais au deuxième étage d’une maison, plusieurs familles y étaient rassemblées et m’assurèrent qu’il n’y avait pas d’Allemands dans le coin. Une femme me tendit un plateau avec des gaufres, j’en pris quelque unes et poursuivit mon chemin. Liège était une ville importante de 100 000 habitants, mais il n’y avait personne dans les rues, où étaient les gens ? On tourna à gauche pour s’engager sur un pont ; la ville était coupée en deux par la Meuse que franchissaient six ponts en pierre.

 
 


Battle zone Normandy, une collection indispensable
La bibliographie en langue anglaise sur la Bataille de Normandie n'a rien à envier à celle en Français. Cette série d'ouvrages - en anglais seulement - est un immense travail
histori-que réalisé sous la direction du Dr. Simon Trew, de la Royal Military Academy de Sandhurst.



Un ensemble de quator-ze volumes retrace chaque phase de la bataille. Chacun est écrit par un historien reconnu sur le sujet. La structure est à chaque fois la même, dans une premiè-re partie l'auteur retrace les combats avec de nombreux tableaux et cartes, et des photos d'archives. Dans une deuxième partie il propo-se plusieurs circuits qui empruntent les itinérai-res des différentes offen-sives alliées; encore des cartes, et de nombreu-ses photos des lieux actuellement qui permet-tent de se remettre en mémoire les combats.


En vente dans les librairies spécialisées. Chaque volume : 190 pages - 22,50 euros format 16x24 cm