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Juin
2005 |
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One
of the Big Red One
Episode
17 : L'Allemagne - par John F. Mickey (suite) |
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ils
voulaient retourner chercher un blessé. D’après
nos infirmiers, le blessé ressemblait à une
passoire mais vivait encore, il avait du recevoir tout mon
chargeur. C’était le seul armé d’un
fusil à lunette, j’avais vengé le lieutenant.
On traversa les collines de sable et de gravier en file
indienne, bien espacés. L’artillerie allemande
remit ça ; quand ce fût mon tour d’avancer
je m’élançais, j’étais
à mi-chemin quand un obus tomba pas loin; deux de
nos hommes reçurent le coup direct, je vis leurs
corps disloqués et leurs armes tordues. On a appelé
ces combats la bataille des Monts du gravier.
Le siège d’Aix-la-Chapelle
A la mi septembre on atteignit Aix-la-Chapelle; une grande
et belle ville de 20 000 habitants. Elle était entourée
par un haut mur de pierre. Nous étions dans un bois,
quand on vit la population arriver en passant par-dessus
le mur, on les évacua en camions par groupes de soixante.
Ils étaient tous très âgés ou
très jeunes, avec beaucoup d’enfants. Pendant
trois jours les camions firent des aller-retour pour tous
les emmener. Aix-la-Chapelle était
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une
magnifique ville avec des cathédrales datant du XIe
siècle et des bâtiments gothique, comme Saint-Lô
en France ou Liège en Belgique. On pourrait se de-mander
pourquoi ces super-bes bâtiments historiques devaient
être bombardés ; la réponse est que
les Alle-mands s’y sentaient en sé-curité,
pensant peut-être que nous n’oserions pas les
détruire. Un matin on assis-ta à un duel aérien
entre nos avions et ceux de l’ennemi. ; ce fut
un combat acharné où les Allemands perdirent
plu-sieurs appareils, aucun des nôtres ne fut abattu.
Nos bombardiers pilonnèrent Aix-la-Chapelle ;
vers 11 heures, deux de nos hommes parti-rent avec un drapeau
blanc pour exiger la reddition en-nemie, les Allemands refu-sèrent
et une heure plus tard le bombardement reprit. |
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Combats
dans les rues d'Aix-la-Chapelle (photos National Archives) |
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On
entra dans la ville vers 21 heures, c’était un
sentiment angoissant de marcher dans les rues désertes,
du verre brisé partout, un chat noir errant nous croisa.
Nous eûmes la chance de trouver des trous tout prêts
à l’extérieur de la ville, Ed et moi on
était protégé par un toit de rondins. |
.à suivre dans le numéro de l'été
: La mort du capitaine
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