juillet-août 2005

Le site officiel du 60e Anniversaire

www.normandie
memoire.com


Les commémora-tions de juin 2005
Sur le site de Patrick Elie, vous pouvez déjà voir les photos de plusieurs cérémonies commémoratives des 3, 4, 5 et 6 juin 2005.


Cérémonie à Hiesville
(photo Hubert Achten)

www.6juin1944.com

 

English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 18 : L'Allemagne
"...
le capitaine cria : « feu ! », et tira à travers la vitrine brisée, la femme s’écroula." Par J. F. Mickey

La mort du capitaine
Le jour suivant, vers midi, le capitaine et son chauffeur allèrent dans la ville en jeep pour observer et repérer les tireurs isolés. Le capitaine voulait aussi ramener de l’argenterie en souvenir; en retournant à la Jeep il a été tué net en marchant sur une mine. Le conducteur ramena son corps. Quand le lieutenant Maumus m’apprit la nouvelle, je lui déclarais que le capitaine ne me manquerait pas. J’étais triste qu’il soit tué ainsi, je le respectais et c’était réciproque car il me demandait souvent mon avis; mais lui et moi étions trop proches, dans nos conversations personnelles nos opinions différaient parfois. Un événement me revint à l’esprit : un jour, dans la rue principale d’un village, un de nos blindés fut touché par un obus anti-char et une mitrailleuse ennemie ouvrit le feu sur


Combats dans les rues d'Aix-la-Chapelle
(photo National Archives USA)
 

nous. On fouillait les bou-tiques dans la rue. Le ca-pitaine et moi on obser-vait la rue, de l’intérieur d’un bâtiment, quand une femme en tenue bleu ma-rine traversa à une centai-ne de mètres, le capitaine cria : « feu ! », et tira à travers la vitrine brisée, la femme s’écroula. Se tournant vers moi, il me dit : « vous n’avez pas tiré ! » - je fis non - j’étais incapable de tirer sur un civil, il me menaça alors de la cour martiale.

 
 
Testez vos connaissances sur le Jour J et la Bataille de Normandie


Batailles : le numéro de l'été
Le numéro de l'été de la revue Batailles est entièrement consacré à la Bataille de Normandie. Huit sujets sont dévelop-pés, certains sont classiques : la bataille des haies et la prise de Saint-Lô, la stratégie de Rommel pour repousser le débarquement allié et les premières 48 heures du Jour J..


Plusieurs articles mettent en relief certains aspects moins connus de la ba-taille : le rôle des troupes de volontaires de l'est - Osttruppen - quelle était leur valeur combative ? le vain engagement des U-Boote contre la flotte alliée, les terrains d'avia-tion provisoires où le Génie et la logistique américaine impression-nent une fois de plus.

Ecusson d'un volontaire georgien de Russie

En vente en kiosque
82 pages, 6,35 euros.

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Les combattants sans armes
L'idée de ce site est venue à l'auteur en regardant le film de Steven Spielberg Il faut sauver le soldat Ryan. Il présente les combattants sans armes : le personnel mé-dical. Ce site est très complet, il retrace les progrès énormes de la médecine en temps de guerre, l'organisation des échelons sanitaires, l'évolution des matériels et des équipements. Un comparatif des chiffres, entre la Première et la Deuxième guerre mondiale, démontre que sur le théâtre européen, des milliers de soldats blessés en première ligne ont survécu grace aux premiers soins et à une évacuation rapide.
World War II combat medic
 
  Premiers secours à un blessé sur les plages du Débarquement