Décembre 2005

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de l'association Normandie
mémoire


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memoire.com

Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 21 : L'Allemagne
"
Ils semblaient soulagés que le combat soit terminé pour eux..."
Par J. F. Mickey

La lutte est terminée pour ces Allemands
En avançant de nuit à travers la campagne, sur une route boueuse, on arriva à un pont de bois franchissant une rivière encaissée. Il faisait sombre, on entendait l’ennemi sur la rive opposée. On stoppa et on se camoufla. Le nouveau remplaçant à côté de moi tenait une grenade prêt à la lancer, il l’avait déjà dégoupillée, je l’arrêtais, il allait tous nous faire tuer. Il me répondit : « qu’est-ce que je vais faire, je n’ai plus la goupille! ». Dans son sac il avait une

paire de lacets en sur-plus, j’attachais la gâ-chette et je lui dis de la lâcher dans la rivière. En cherchant, on trouva des trous creusés par les Allemands, on s’y installa. J’étais dans le trou le plus éloigné de la ligne, j’entendis quel-que chose en face, je criais : « qui va là ? », un gars hurla : « bon sang, ne tirez pas, on est du génie, on pose des barbelés ». Ils étaient six , je les aver-tissais : « baissez-vous, les Krauts »sont sur l’autre rive ».


Fantassins de la Big Red One au repos, sur le bord d'une route en Allemagne
photo : T/5 M. Shub 165th Sig. Photo Co. - 111 SC248453
 
     

English version


La Libération du pays séverin
Le pays séverin est situé au sud de l'autoroute Avranches-Caen. C'est une tranche d'histoire
de ce petit terroir - juin 1940, l'occupation et ses con-traintes, et la libération par les troupes américaines - que nous invite à revivre André Laroze avec ce livre Chemins oubliés du bocage.



La forêt de Saint-Sever fut transformé en entrepôt de matériel et de munitions pour le Mur de l'Atlantique. Grace aux nombreux témoignages, il garde vivante la mémoire de tous ceux qui ont péri pendant ces quatre années : fusillés, déportés, victimes civiles des combats de la Libération. L'auteur propose, en fin d'ouvrage, quelques itinéraires du Souvenir, afin de revivre les combats de la Libération.
En vente en maison de la presse (Basse-Normandie) en librairie spécialisée, ou en le commandant directement à l'auteur :
tél : 06 74 42 80 76
180 pages, 28 euros.