Janvier 2006

Le site officiel
de l'association Normandie
mémoire


www.normandie
memoire.com


Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One

John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)

Episode 22 : L'Allemagne
"
Je leur demandai ce qu’ils pensaient d’Hitler..." Par J. F. Mickey

Rencontres avec la population
On vit un fermier allemand ramasser des tuiles qui avaient été projetées au sol par une explosion, on le regardait grimper l’échelle pour les replacer, redescendre, puis remonter avec de nouvelles tuiles. Je pensais que cet homme avait la foi pour croire que cela ne se reproduirait pas ; peut-être qu’en nous voyant dans sa patrie, il se sentait en sécurité. On s’était arrêté dans une zone plantée de pins énormes, non loin d’une autoroute. C’était un paysage superbe plein de pittoresque, il me rappelait les forêts dans le nord du Michigan.. On fit une pause et brusquement on entendit un son insolite : « clac, clac, clac… » , c’était le bruit des sabots d’un âne. A califourchon sur


Réfugiés s'abritant dans un wagon de chemin de fer

l’animal, une petite fem-me boulotte avec, de chaque côté de l’âne des bidons de lait tels qu’on en voyait dans la campa-gne du Wisconsin. Elle ne nous remarqua même pas, elle eut de la chan-ce qu’on ne la prenne pas pour une espionne. Elle partait sans doute traire les vaches, on se demandait si l’âne tien-drait le coup au retour, avec une centaine de kilos en plus.

 

English version


La cote 112
La bataille pour la prise de Caen fut longue et coû-teuse pour les Britanni-que
s en juin et juillet 1944. Ce numéro hors série de Militaria magazine aborde les opérations sucessives des Alliés à l'ouest de Caen, pour franchir l'Odon. Une colline reste le symbole de ces combats d'une violence extrème : la cote 112.


Le 23rd Hussars réussit pourtant à conquérir la position le 28 juin dans la matinée; une contre-attaque allemande est repoussée. Mais devant la menace du 2e SS-Panzer-Korps, la cote 112, qui n'a plus d'intérêt en raison de l'échec d'Epsom, est abandonnée.
De nombreuses photos d'archives et des "retours sur le terrain", des profils en couleur et des témoi-gnages donnent une vue d'ensemble très claire des combats.
En vente en kiosque.
84 pages, 10,95 euros.