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Episode
23 : L'Allemagne
(suite)
On a eu trois blessés mais tous les Allemands ont été
tués. Je fouillais l’un d’eux pour voir sa gamelle,
les nôtres étaient vides, la sienne était pleine
de café, j’en remplis la mienne et je pris le pain;
il avait un peu le goût d’un pan cake. Ils avaient même
un petit étui en plastique rempli de quelque chose qui ressemblait
à de la margarine, mais c’était meilleur. Je
le remerciais et je dis une prière en silence pour lui. Je
pense que si on avait combattu chez nous, on aurait eu de meilleures
rations. Notre alimentation quotidienne, c’était la
ration C en boites de 300 grammes. Dans une boite qui s’ouvrait
facilement, on trouvait neuf biscuits secs et durs. Dans certains,
il y avait un paquet de café instantané. L’autre
boite devait être ouverte avec un minuscule ouvre boite ;
il y avait surtout du hachis de pomme de terre, froid c’était
infect, il fallait le réchauffer pour l’apprécier.
Souvent le temps manquait, sauf quand nous restions à un
endroit plus d’une journée. . Si quelqu’un faisait
du café on se passait le gobelet, ainsi chacun buvait une
gorgée. Sortir à l’aube de son trou froid et
humide, et n’avoir rien de chaud à boire ou à
manger est difficile à imaginer. Les hommes des blindés
avaient des rations différentes, c’était la
ration K. Ils la partageaient parfois avec nous quand ils avaient
du surplus. Elle était emballée dans du papier paraffiné,
elle contenait une barre de chocolat amer très nutritive.
A suivre dans le journal de mai
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