mai 2006 / n°32

 
   
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Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One
John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expé-rience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)
Episode 24 : L'Allemagne
"
Le paysage était magnifique et les tentes ressemblaient à des igloos..."
Par John F. Mickey
Un repos mérité mais trop court
En six mois de combats, personne ne fut jamais malade, pas de migraine, ni de mal de ventre, rien. Seuls les blessés recueillaient nos soins sans les demander. Les morts étaient chargés sur ce qu’on appelait la « voiture à viande ». Une fois seulement, j’ai attrapé la diarrhée ; après vingt kilomètres de marche, j’étais épuisé, j’attendis la pause pour demander de l’aide. Il me fallut redescendre la route poussiéreuse sur deux kilomètres pour trouver une infirmerie de campagne. Le poste était enterré sous des ron-
dins, l’officier était allongé sur un lit d’enfant, je lui expliquais mon problème, il me tendit un petit flacon de pilules. J’en pris trois avec de l’eau, le résultat fut rapide, dès le lendemain j’avais récupéré. En repartant du poste, je me souviens avoir entendu le docteur dire que nous étions des trouillards et des tire-au-flanc. Du jour J jusqu’au mois de novembre, ce fut une longue période de combat sur le front sans un moment de repos. La promesse d’être relevé fut souvent entendue mais ne s’était encore jamais réalisée. Les pertes augmentaient chaque jour et les remplaçants n’arrivaient pas régu-lièrement ; l’effectif de notre com-pagnie se réduisait, elle s’est bientôt trouvée réduite à une section ; de deux cent hommes au départ, nous n’étions plus que soixante seize en novembre.
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Une position américaine dans la forêt sous la naige.
Conseil général de Basse-Normandie/National Archives USA

Opération Goodwood
Les éditions Heimdal ont publié ces derniers mois une histoire en deux numéros de l'offensive Goodwood
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Ces deux volumes sont basés sur un numéro ancien de la collection Historica. On retrouve une grande partie de l'iconographie du précédent ouvrage, mais enrichie de nombreuses photos inédites, images d'archives mais aussi photos contemporaines des lieux où se sont déroulés les combats. Une part importante est faite au maquettisme, les modèles sont superbes mais s'adresse-t-on ici au même public ?
En vente en kiosque, chaque volume 84 pages - 11 euros


Le Mag 44 de retour
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