juin 2006 / n°33

   


Evrecy détruite à 86%
Evrecy
était un important carrefour stratégique au sud de Caen en juin 1944. Le village contrôlait également plusieurs passages sur l'Odon. Evrecy fut le théâtre de violents combats et subit plusieurs bombardements par l'aviation alliée.


L'église

La mairie


La place du monument aux morts

A la fin de la bataille de Normandie, Evrecy était détruite à 86%, et 130 habitants avaient été tués sur 400. Mais au-delà des souffrances endurées, et avec le temps qui referme lentement les cicatrices les plus profondes, Evrecy a rendu hommage à ses libérateurs. En 2000 un monument a été dédié aux soldats gallois du régiment The Royal Welch Fusiliers. Le site internet de la ville raconte ces moments dramatiques sur sa page historique.
Pour en savoir plus :
www.ville-evrecy.fr
fiche ville Evrecy


Le Mag 44 de retour
!

debarquement.normandie.com/

 

Episode 25 : L'Allemagne (suite)
Je me dirigeais vers ce jeune gars blessé, quand j’entendis une voix appeler : « kamerad, kamerad !», je me tournais vers la droite et je vis deux Allemands, debout, qui me surplombaient comme s’ils étaient debout sur une butte. Je les fixais en me demandant si j’étais encerclé, la pensée jaillit - si j’étais capturé serais-je torturé, est-ce que je supporterais un interrogatoire? - Je me jetais à terre et roulais en bas d’une colline jusqu’à ce que je heurte un arbre. Je me mis à genoux et ouvrit le feu sur les Allemands, luttant pour sauver ma peau et éviter la capture ; plutôt mourir que d’être fait prisonnier. Puis le lieutenant Maumus me rejoignit, je fus soulagé de savoir que le reste de la compagnie était arrivé. Il me demanda ce qui c’était passé; je lui répondis qu’on s’était fait massacrer par les mitrailleuses dans la pénombre de la forêt. Il me dit que notre artillerie allait ouvrir le feu. Soudain les arbres éclatèrent, l’artillerie visait bien, l’ennemi avait dû se retirer. Quand je vis Dennis, l’infirmier, je lui signalais le jeune gars qui hurlait, et il partit à sa recherche. Des obus de mortier tombaient de temps à autre. La dernière image inscrite dans ma mémoire, c’est l’obus qui explose tout près de moi. Ensuite je me réveillais à deux kilomètres de là, dans l’abri du poste de secours que nous avions vu construire dans l’après-midi. Je me remis à penser aux deux Allemands appelant « kamerad ». Je ne cessais de me demander pourquoi ils n’avaient pas essayé de me tuer, ils m’avaient vu les premiers; je croyais me souvenir aussi qu’aucun n’était armé ; est-ce qu’il voulaient se rendre, et est-ce que je les avais tués? Je n’arrêtais pas d’y repenser avec un sentiment de culpabilité que je n’avais jamais ressenti jusqu’alors ; c’était une situation inhabituelle, difficile à comprendre ; je priais pour que les deux Allemands aient survécu. J’étais à peu près sûr que s’ils avaient été armés je ne serais pas là à écrire ces lignes, mais grâce à Dieu …
A suivre dans le journal de juillet/août : Le retour au pays

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Pas un site mais LE site sur les chars de la 2e Guerre mondiale, c'est ainsi que le webmestre le présente. En effet ce site internet est quasiment exhaustif sur le sujet : les blindés et les chars des princi-paux belligérants de la 2e Guerre mon-diale. Sur chaque engin un profil, une fiche
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Un char Tigre traverse un bourg de Normandie en 1944