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English
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Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de
l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs
de la Big Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35
ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea
en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être
"utile" dans cette guerre. Au moment de son
engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la
séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la
guerre, et même la faim et la soif. Tout au long
des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine
de feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses
mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expérience
d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines
valeurs humaines, et qui les défendit, des plages
de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen,
en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
26 : Retour au pays
"Le
docteur allait d’un patient à l’autre en
tenant un morceau de bois avec une aiguille..."
Par
John F. Mickey |
Rapatrié
Je fus emmené, avec les autres blessés, dans
un village à plusieurs kilomètres. Un chirurgien
opérait à la lueur d’une bougie dans les
sous-sols d’un bâtiment, dont le toit avait été
détruit par les bombardements. Plusieurs heures après,
on nous a transféré en ambulance vers l’arrière
dans un hôpital de campagne. C’était un
grand bar où deux chirurgiens opéraient sur
le comptoir à la lueur des lanternes. Je les regardais
examiner un homme dont l’épaule était
ouverte par un éclat de mortier. L’un prit un
sachet en papier brun de poudre de sulfate, il remplit la
blessure ouverte, la banda avec de la gaze, et le soldat fut
emmené vers un hôpital pour une intervention
chirurgicale. On me donna deux capsules qui m’endormirent.
On me réveilla au matin avec du café chaud et
un morceau de pain. Après ça j’avalais
encore deux capsules, puis je m’allongeais sur le sol
pour dormir encore pendant huit heures. Le
matin du troisième jour j’étais revenu
en
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Belgique,
j’avais un lit dans la tente hôpital n° 9.
Le docteur s’excusa de m’avoir placé dans
cette tente, il était tard et c’était
le lit vacant le plus proche. Je sortis dehors où un
chauffeur de Jeep apportait ce qui avait dû être
du café chaud, et une ration de dinde froide. . La
nuit avait été glaciale, une neige lourde était
tombée. Il était midi passé quand nous
entendîmes une bombe V1 approcher, docteurs et infirmières,
tout le monde se figea, priant en silence jusqu’à
ce qu’elle soit passée, c’était
une expérience effrayante.
Suite page 2 |
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Un
hôpital militaire américain près de Londres
(DR) |
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