septembre 2006 / n°35

   
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  English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One
John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expérience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)
Episode 27 : Retour au pays
"
On apprit en ville la reddition de l’Allemagne..." Par John F. Mickey
Rapatrié (suite)
On a quitté l’Angleterre en janvier, après quelques jours de traversée on a accosté à Boston. A l’hôpital on s’est douché et on nous a donné des robes de chambre et des chaussons rouges. On nous a servi un repas de roi. Un jour après, tous ceux qui pouvaient marcher furent convoqués dans une grande pièce où, sur le sol, rangé et par ordre alphabétique, il y avait notre courrier et nos paquets. Je ne pouvais croire ce que je voyais, j’avais cent soixante lettres et paquets, rien que pour moi. C’était drôle d’ouvrir et de lire toutes ces lettres, et de partager le contenu des colis avec les autres. Harriet me rapporta qu’on leur avait demandé d’écrire souvent, que nous recevrions les lettres.
Je me souviens seulement avoir reçu, une fois, un paquet de douze grosses barres O’Henri, quand nous étions sur le front, cela venait de papa et de maman. On m’a donné une permission de trente jours pour rentrer à la maison. Harriet m’atten-dait au dépôt, on était trois de Bay-City, les deux autres étaient des marins. On apprit en ville la reddi-tion de l’Allemagne, les gens en-thousiastes nous entourèrent, nous offrant à boire. On s’est éclipsé pour rentrer à l’appartement, Harriet me dit qu’elle avait acheté une maison avec un dépôt de cinq cent dollars.
Suite page 2
 
Times Square, New-York, la foule manifeste sa joie à l'annonce de la nouvelle de la reddition de l'Allemagne, un homme s'est déguisé avec un masque de Hitler.
 
 


La Wehrmacht perd la Normandie
Si vous ne l'avez pas encore acheté il est encore temps, car ce numéro de Batailles est toujours disponible dans les kiosques.
En huit dossiers thématiques ce numéro 17 aborde divers aspects de la phase décisive de la Bataille de Normandie : la percée d'Avranches et l'encerclement des armées alleman-des dans la poche de Falaise. Seule l'action des Américains est traitée ici.
Les rôles de quatre unités ayant participé à la bataille sont retracés : la 3e Division blindée, la 3e Armée, la 2e DB et le 6e Régiment de parachutistes allemand. Trois chapitres présentent les opérations proprement dites. Le dernier n'est pas le moins interessant, à l'aide d'un reportage du Bundesarchiv on suit l'épisode finale de la bataille : la retraite. Et le reportage met en lumière le destin dramatique des convois de la Croix rouge qui, mêlés aux autres, subissaient un sort identique : l'anéantissement.
En vente en librairie, 84 pages - 6,50 euros