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English
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Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de
l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs
de la Big Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35
ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea
en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être
"utile" dans cette guerre. Au moment de son
engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la
séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la
guerre, et même la faim et la soif. Tout au long
des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine
de feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses
mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expérience
d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines
valeurs humaines, et qui les défendit, des plages
de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen,
en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
27 : Retour au pays
"On
apprit en ville la reddition de l’Allemagne..."
Par
John F. Mickey |
Rapatrié
(suite)
On a quitté l’Angleterre en janvier, après
quelques jours de traversée on a accosté à
Boston. A l’hôpital on s’est douché
et on nous a donné des robes de chambre et des chaussons
rouges. On nous a servi un repas de roi. Un jour après,
tous ceux qui pouvaient marcher furent convoqués dans
une grande pièce où, sur le sol, rangé
et par ordre alphabétique, il y avait notre courrier
et nos paquets. Je ne pouvais croire ce que je voyais, j’avais
cent soixante lettres et paquets, rien que pour moi. C’était
drôle d’ouvrir et de lire toutes ces lettres,
et de partager le contenu des colis avec les autres. Harriet
me rapporta qu’on leur avait demandé d’écrire
souvent, que nous recevrions les lettres. |
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Je
me souviens seulement avoir reçu, une fois, un paquet
de douze grosses barres O’Henri, quand nous étions
sur le front, cela venait de papa et de maman. On m’a
donné une permission de trente jours pour rentrer à
la maison. Harriet m’atten-dait au dépôt,
on était trois de Bay-City, les deux autres étaient
des marins. On apprit en ville la reddi-tion de l’Allemagne,
les gens en-thousiastes nous entourèrent, nous offrant
à boire. On s’est éclipsé pour
rentrer à l’appartement, Harriet me dit qu’elle
avait acheté une maison avec un dépôt
de cinq cent dollars.
Suite page 2 |
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Times
Square, New-York, la foule manifeste sa joie à l'annonce
de la nouvelle de la reddition de l'Allemagne, un homme s'est
déguisé avec un masque de Hitler. |
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