octobre 2006 / n°36

   
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  English version
Un soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs de la Big Red One
John F. Mickey était américain, il avait 35 ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être "utile" dans cette guerre. Au moment de son engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la guerre, et même la faim et la soif. Tout au long des combats il prit des notes, et bien des années plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine de feuillets. John F. Mickey est décédé en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expérience d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines valeurs humaines, et qui les défendit, des plages de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen, en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan)
Episode 28 : Retour au pays
"
La nouvelle Plymouth était chargée, et on était en route pour l’Ouest..."
Par John F. Mickey
Chez moi
Encore en uniforme, j’allais voir le chef du personnel de mon ancienne compagnie, qui me proposa de faire un tour dans l’usine. Elle avait l’air déserte, juste une équipe de travail réduite à cause des annulations de contrats militaires. Il me demanda si j’étais intéressé par un travail dans l’usine chimique Dow dans le Midlands, à environ trente kilomètres d’ici. J’hésitais à cause de la distance et demandais à réfléchir. Une semaine plus tard, on me demanda de venir à une usine de charpente près de chez moi où les commandes de l’armée avaient également été annulées, et ils envisageaient de se reconvertir dans la fabrication de coffrets pour radio. A l’usine, je rencontrais les employés, le président me demanda si un poste de chef du personnel m’intéressait ; les effectifs allaient être multipliés par deux ou trois, un service du personnel était prévu dans le nouvel organigramme. Je n’hésitais pas un instant, ce poste me convenait et mon expérience de manager en commerce de détail m’aiderait beaucoup.
J’eus une rencontre
avec Bill Satterlee de Dow. Dans la bibliothèque de la compagnie, un livre attira mon attention : Les em-ployés sont des personnes, il était écrit par un chef du person-nel pour les chefs du personnel ; j’y appris pas mal de choses sur mon futur travail. Je commençais par me familiariser avec les ma-chines et les différentes opéra-tions. Puis, avec l’aide des con-tremaîtres, j’embauchais du per-sonnel, hommes et femmes, pour tous les secteurs. De gros contrats avec les plus grands fabricants de radios furent con-clus et on eut besoin d’embau-cher encore. Suite page 2
 
La route 66 dans le comté de Saint-Louis à la fin des années 1950. (DR)
 
 


D'Avranches à Falaise
Une synthèse en deux numéros, dont le premier vient de paraître. Ce hors série n°62 de Militaria magazine retrace d'un point de vue stratégique l'encerclement des armées alleman-des en Normandie.


Malgré quelques dissensions au sein du Haut commandement allié, et certaines polémiques, les chefs alliés trouvèrent le consensus au moment des grands choix straté-giques qui permirent de gagner la bataille. Les Allemands de leur côté commirent plusieurs erreurs : offensive Lüttich, repli des forces côtières du Cotentin vers l'est après Cobra, qui accèlèrérent leur défaite. Seule enigme qui demeure du côté allié : pourquoi le général Bradley arrête-t-il le XVe Corps le 13 août au nord d'Argentan ? L.'iconographie fait largement appel aux archives du Conseil régional de Basse-Normandie, certaines sont déjà bien connues mais toutes sont légendées avec le maximum de précision.
En vente en kiosque, 86 pages - 10,95 euros


Le Mag 44 de retour
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