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English
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Un
soldat américain raconte sa guerre au quotidien, de
l'enfer d'Omaha à celui de Hurtgen, dans les rangs
de la Big Red One |
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John
F. Mickey était américain, il avait 35
ans en 1944 et vivait dans le Michigan. Il s'engagea
en septembre 1943, pensant qu'il pouvait être
"utile" dans cette guerre. Au moment de son
engagement il n'imaginait pas ce qui l'attendait : la
séparation de ceux qu'on aime, l'horreur de la
guerre, et même la faim et la soif. Tout au long
des combats il prit des notes, et bien des années
plus tard il entreprit de rédiger une soixantaine
de feuillets. John F. Mickey est décédé
en 1989. Avec l'autorisation de son fils, ce sont ses
mé-moires qui sont retranscrites ici. C'est l'expérience
d'un homme "ordinaire" qui croyait en certaines
valeurs humaines, et qui les défendit, des plages
de Normandie jusqu'à la forêt de Hurtgen,
en Allemagne, où il fut blessé.
(Mémoires
de John F. Mickey - 1944/1945) (merci à Stan) |
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Episode
28 : Retour au pays
"La
nouvelle Plymouth était chargée, et on était
en route pour l’Ouest..."
Par
John F. Mickey |
Chez
moi
Encore en uniforme, j’allais voir le chef du personnel
de mon ancienne compagnie, qui me proposa de faire un tour
dans l’usine. Elle avait l’air déserte,
juste une équipe de travail réduite à
cause des annulations de contrats militaires. Il me demanda
si j’étais intéressé par un travail
dans l’usine chimique Dow dans le Midlands, à
environ trente kilomètres d’ici. J’hésitais
à cause de la distance et demandais à réfléchir.
Une semaine plus tard, on me demanda de venir à une
usine de charpente près de chez moi où les commandes
de l’armée avaient également été
annulées, et ils envisageaient de se reconvertir dans
la fabrication de coffrets pour radio. A l’usine, je
rencontrais les employés, le président me demanda
si un poste de chef du personnel m’intéressait
; les effectifs allaient être multipliés par
deux ou trois, un service du personnel était prévu
dans le nouvel organigramme. Je n’hésitais pas
un instant, ce poste me convenait et mon expérience
de manager en commerce de détail m’aiderait beaucoup.
J’eus
une rencontre
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avec Bill Satterlee de Dow. Dans la bibliothèque de
la compagnie, un livre attira mon attention : Les em-ployés
sont des personnes, il était écrit par un chef
du person-nel pour les chefs du personnel ; j’y appris
pas mal de choses sur mon futur travail. Je commençais
par me familiariser avec les ma-chines et les différentes
opéra-tions. Puis, avec l’aide des con-tremaîtres,
j’embauchais du per-sonnel, hommes et femmes, pour tous
les secteurs. De gros contrats avec les plus grands fabricants
de radios furent con-clus et on eut besoin d’embau-cher
encore. Suite page 2 |
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La
route 66 dans le comté de Saint-Louis à la fin
des années 1950. (DR) |
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