Episode
28 : Retour au pays
(suite)
De la fabrication de coffrets pour radios, nous sommes passés
aux boîtiers de téléviseurs ; avec deux équipes
de 170 personnes on produisait un millier de boîtiers en
un temps record. Mon activité au sein de la compagnie me
plaisait et mon employeur était satisfait. J’avais
de bonnes relations avec les employés, c’était
possible d’être du côté de l’employeur,
à la table des négociations, tout en étant
amical avec le personnel. La moralité était élevée
partout, cela permettait à la production de l’usine
d’atteindre des sommets.
Une nouvelle vie
commence
Exactement un an après mon retour à la vie civile,
j’ai eu un fils, j’étais père, je n’ai
jamais vu Harriet aussi heureuse. On l’a appelé Dennis,
en souvenir de Dennis, l’infirmier de ma compagnie, très
respecté par tous au combat. La vie prenait un nouveau
sens et chaque jour était plus agréable que le passé.
Après neuf ans passés à l’usine de
menuiserie, je décidais de démissionner ; Harriet
faisait de l’asthme et le docteur nous conseillait un changement
de climat. Il fallut me trouver un remplaçant, deux semaines
après un nouveau directeur du personnel arriva. Tout se
déroulât au mieux, en dix jours la maison était
vendue avec tout son mobilier. La nouvelle Plymouth était
chargée, et on était en route pour l’Ouest.
Rien ne nous pressait, aucun travail ne nous attendait. Dennis,
qui avait déjà huit ans, aimait tout ce qu’il
voyait. On visitait les parcs nationaux, la forêt pétrifiée
et les deux cavernes que nous avons visitées furent très
enrichissantes pour notre éducation à tous. Les
motels sur la route 66 étaient agréables, et à
huit dollars la journée ça nous convenait parfaitement.
Phœnix était sur notre itinéraire, on nous
avait dit que c’était aride, il faisait 112 de température.
On y est resté une journée, quand Harriet s’exclama
: « il fait chaud, il fait sec et il y a de la poussière,
allons voir ailleurs! ». Au huitième jour de route
on est arrivé en Californie, on a pris un motel pour quelques
jours. Plus on découvrait la région et plus on était
d’accord : c’était là qu’on voulait
s’installer, et on était pas venu en chariot bâché.
A suivre dans le journal de novembre le dernier épisode
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