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"Je
hais les mules"
27 aout 1942
Cher Nicky
J’étais très heureuse de ta lettre,
et surprise en même temps. Puisque tu viens à
Birmingham ce week-end je ne m’attendais pas à
ce que tu m’écrives. Je suis désolée
pour Butch, j’espère qu’il va se
rétablir. Pauvre bête, je n'aimais pas
les mules, et maintenant j’ai une raison de plus
de les détester.
Tu dis que tu as une surprise pour moi, je n’aime
pas trop les surprises, peut-être que celle-ci
sera différente des autres.
Je suis heureuse que tu viennes, et je suis sûre
que nous allons passez un agréable week-end ensemble.
Sincèrement
Opale
"J'aimerais
te faire visiter New-York"
1er septembre 1942
Chère Opale,
Tu me dis que tu as été surprise de ma
lettre, mais ne t’avais-je pas promis de t’écrire
? Butch est rentré à la maison, mais il
a changé, si quelqu’un essaye de le taquiner,
il grogne et mords. Peut-être que cela ira mieux
quand il sera guéri. En rentrant samedi soir
j’ai attrapé un bus spécial pour
Colombus (Georgie), j’étais rendu à
1h30 du matin, pas mal n’est-ce pas ?
La première fois que je t’ai vu, mon cœur
a fait un bond, et depuis mon envie de te connaître
ne fait qu’augmenter. Mais je sais que je dois
te plaire, et c’est ce que je m'efforce de faire.
Chérie, je t'ai parlé d’Anne, une
ex petite amie, je l’aimais bien mais ce ne fut
qu'une histoire sans lendemain.
Je vais à New-York la semaine prochaine, j’aimerais
bien que nous y allions ensemble. J’aimerais bien
te faire visiter la ville, t’emmener dans un bon
restaurant, et voir un spectacle sur Broadway. J’aimerais
parler de toi à ma famille mais j’attendrai
que tu sois sûre de toi.
Ma permission finit lundi, mais je pourrai peut-être
me libérer vendredi soir, si je ne suis pas blessé
dans le saut de demain. Si on ne peut pas se voir vendredi
soir, on se verra samedi soir.
Je pense à toi
Nicky
A
suivre dans le journal de février
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