juillet - août 2003

 

Le site officiel du 60e Anniversaire
Né à l'initiative du Conseil régional de Basse Normandie, c'est le site officiel du 60e anniversaire de la Bataille de Normandie, on y trouve :
- le calendrier ville par ville de toutes les événements des commémorations
- une carte interactive de la bataille, avec la progression des principales unités
-un historique des combats
-un système de réservation d'hôtellerie

www.normandie
memoire.com


 

Le Mag'44
Un autre magazine mensuel à visiter sur la Bataille de Normandie, celui du site
www.debarquement-normandie.com



La Schwere Panzer abteilung 503
Ce livre est sorti au début de l’année et n’a pas beaucoup fait parler de lui, et c’est dommage. Le sujet en est l’une des plus puissantes unités blindées allemandes : le 503e bataillon de chars lourds. De la naissance de l’unité en 1942, en passant par les combats sur le Front de l’Est, on arrive rapidement au cœur de l’ouvrage : l’engagement en Normandie. A la fin du mois de juin la tête de pont des Forces alliées est solidement installée, l’OKW dirige vers la Normandie unité après unité. Les grandes formations blindées ne seront jamais en mesure de lancer l'offensive décisive, qui repousserait les Alliés à la mer. Et pourtant la Schwere Panzer abteilung 503 représente une puissante force de frappe, 45 Tigres I et II et près de 900 hommes. Didier Lodieu nous fait le récit du combat vain de cette grande unité, dont beaucoup d'engins devront être sabordés dans la poche de Falaise, par manque de carburant ou de pièces de rechange.

De nombreuses photos inédites, des témoignages des combattants, dont celui du general major Von Rosen, qui commandait à l’époque la 3e compagnie, et des cartes rendent la lecture de ce livre très vivante. Didier Lodieu a consacré beaucoup de temps à rassembler tous ces récits oculaires, c’est un passionné et un habitué des champs de bataille de Normandie.
Album relié - 192 pages
33 Euros - éditions Ysec
BP 405 - 27404 Louviers Cedex - tél : 02 32 50 26 74

 

En 1944 Le Bourg Saint-Léonard est un petit village de 300 habitants; il est situé à 10 kms d’Argentan, à 5 kms de Chambois et 12 kms de Trun. Mi-août, Le Bourg Saint-Léonard est atteint par les Américains qui encerclent la 7e Armée allemande par le sud.
Du 13 au 19 août le village est pris et repris plusieurs fois par les deux camps; il est le théâtre d’une résistance acharnée des troupes allemandes, afin de permettre l’évacuation de la poche de Falaise par la 7e Armée.
La plupart des habitants de Bourg Saint-Léonard se réfugient dans la campagne. Quelques familles, cependant, restent sur place. Madame L. fait partie des habitants qui vécurent une semaine en plein chaos; elle raconte ses impressions, ses angoisses, ses peurs et enfin la Libération… définitive.

(Mémoires de Mme L. - août 1944)

Épisode 4 - Sauvé par une enfant endormie

Mercredi 16 août 1944 (suite)

Combien nous aspirons au silence et l'apprécions, dans les courts instants que nous laisse le lourd martèlement des obus, auxquels se mêlent maintenant la crécelle des mitrailleuses et les pétarades des grenades. Et toujours l'appel inlassable de ce téléphone placé à l'entrée de notre tranchée. Maintenant les coups de feu sont tout proches, on tire dans le chemin. Nous crions « France, France » sans arrêt, espérant nous faire entendre de l'ami ou de l'ennemi qui monte dans le jardin par un trou dans la haie. Soudain, face à nous, deux Allemands revolver au poing. Ils voient le téléphone, essaient de l'arracher et n'y réussissant pas, le brisent. Ils s'en vont après nous avoir demandé « Wasser ? »; nous leur indiquons la maison. Pierre me dira plus tard le danger qu'il a été conscient de courir quelques instants, avec ce téléphone à ses pieds; Françoise, la petite blonde de trois ans, endormie sur ses genoux, l'a sans doute sauvé du soupçon et d'un geste fatal. Les habits verts se succèdent, passent et repassent devant nous, marquant bien leur emprise sur le village. Tout est à recommencer ! 18h, 19h, à la tombée de la nuit, il nous semble reconnaître le bruit de la fusillade américaine très fournie, et pratiquement ininterrompue. Nous avons appris, dans cette longue après-midi d'angoisse, à distinguer les différentes sonorités. Tout semble à nouveau se passer tout près, dans le Chemin des Vignes. Nos cris « France, France » ne doivent certainement pas s'entendre dans le vacarme du nettoyage systématique des fossés et des buissons. Nous craignons le geste, plus ou moins compréhensible, d'un soldat qui, pour assurer sa sécurité, lancerait une grenade dans la tranchée. Crainte qui n’est, hélas, que trop fondée, plusieurs habitants des environs trouveront ainsi la mort...
 
La commission des tombes de guerre du Commonwealth

La commission des tombes de guerre du Commonwealth est chargé d'entretenir les tombes et les cimetières des soldats du Commonwealth, tombés pendant les deux guerres mondiales dans le monde. Elle tient à jour en permanence la liste des morts et des disparus. Une page raconte la nais-sance de cette organisation en mai 1917, par la volonté de Fabian Ware qui commandait une unité de la Croix Rouge en 1914.
Le site Internet de la Commission permet de

 

rechercher gratuitement le lieu d'inhumation des 1,7 million d'hommes et de femmes ayant servi dans les armées du Commonwealth. La CWGC entretient des tombes dans 150 pays et 2 500 cimetières militaires (356 831 tombes en France, 10 994 en Inde, 4 183 au Kenya...), mais elle ne dispose pas d'archives sur les combats. La CWGC développe une action pédagogique vers les enseignants et leurs élèves, poursuivant en cela l'oeuvre de son fondateur : "la CWGC portera aux futures générations un message qui perdurera aussi longtemps que la pierre résistera."
www.cwgc.org