juillet - août 2003



L'USAF
museum

Un petit détour par le
site du musée des
forces aériennes des
Etats-Unis à Dayton
dans l'Ohio. On y trouve
des informations intéres-santes sur le rôle des
forces aériennes améri-
caines en Normandie,
et une galerie de photos
avec une soixantaine d'avions et de missiles exposés dans les han-
gars du musée :
Lockheed P38L, Focke
Wulf 190D...
www.wpafb.af.mil

(suite) Épisode 4 - Sauvé par une enfant endormie

Mercredi 16 août 1944
... Enfin, voici un premier Américain, puis d'autres, et d'autres encore. Ils débouchent par ce même trou de la haie, face à nous, souriants. Quelle satisfaction! L'artillerie se calme, la nuit arrive. Nous décidons d'aller dormir dans la maison de ma belle-mère, juste en face de la nôtre; elle est un peu plus en retrait de la route et, surtout, elle a l'avantage d'avoir une profonde et grande cave. Mais est-elle encore debout ? Oui! Malgré l'obus qui est y est entré et a fait s’effondrer le deuxième étage. Nous sommes heureux de nous y engouffrer et d'y rencontrer des Américains. Avec Pierre, ils visitent chaque pièce, craignant des surprises. Nous accueillons quelques personnes désemparées ayant passé l'après-midi dans les champs, avec deux enfants et une vieille maman impotente. Nous espérons bien que ma belle-mère, mon beau-frère et Augustine, leur fidèle employée, ont réussi à se mettre à temps à l'abri dans la campagne. La maison est traversée de part en part par une véritable pluie. Le château d'eau se déverse depuis le deuxième étage, dont les canalisations ont été touchées, jusque dans la cave. Nous fermons l'arrivée d'eau. Nuit bruyante, avec toujours cette artillerie au dessus de nos têtes. Les points de chute semblent toutefois s'éloigner vers la forêt de Gouffern, qui borde l'arrière de la maison. Devrons-nous partir à l'aube, maintenant que nous sommes à nouveau Américains? Nous tournons et retournons ce dilemme sous toutes ses formes et ne savons que décider. (à suivre)

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L'attaque du manoir de
Brécourt
Ce site retrace une action décisive et exem-plaire du Jour J. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, la 101e division parachutiste améri-caine saute en Normandie sur les arrières d'Utah beach. La Easy company du 506e régi-ment para prend d'assaut une position allemande d'artillerie, solidement retranchée, près du manoir de Brécourt. Ces canons devaient absolument être neutralisés, car ils tenaient les plages d'Utah sous leur feu. Toute l'opération est décrite, mouvement par mouvement, croquis à l'appui; un coup de main exemplaire où une poignée d'hommes a vaincu une force supérieure numériquent et mieux armée.

www.brecourtassault.com
Le D-DAY museum de La Nou-velle-Orleans
Il y a deux ans les Etats-Unis ont comblé un manque dans leur univers muséographique. Le 6 juin 2000 a été inauguré le D-Day mu-seum à La Nouvelle Orléans; là où furent fabriqués la majeure partie des bateaux qui abordèrent sur toutes les plages des diffé-rents théâtres d’opération de la Deuxième guerre mondiale. Son fondateur est un uni-versitaire et un écrivain, mondialement connu, auteur de nombreux ouvrages sur la guerre : Stephen Ambrose. Le D-Day museum présente l’engagement des Etats-Unis dans le plus grand conflit du XXe siècle ; l’immen-se effort industriel qui aboutit à l’invasion de l’Europe et à l’écrasement du nazisme. Selon la formule de son fondateur, le D-Day mu-seum célèbre « the american spirit ». Les différentes expositions présentent la montée en puissance de l’engagement américain, qui atteint son apogée le 6 juin 1944.
Le site Internet du D-Day museum a plus pour fonction de trouver des ressources pour les extensions futures.
Toutes les formes possi-bles et imaginables de financement sont proposées. Le D-Day est traité superficiel-lement et ne reflète pas la richesse des collections du musée.
 
 
On y trouve une chronologie des événements, un lexique et une banque – embryonnaire - de témoignages sur les combats . Une partie éducative propose aux enseignants la (bonne) façon d'enseigner l'histoire de la Deuxième guerre mondiale à leurs élèves.
www.ddaymuseum.org


Harry Palmer, un photographe canadien
Harry Palmer est né en 1930 à Calgary au Canada. Après sa carrière professionnelle il a pu se consacrer pleinement à son art. Aussi à l'aise en noir et blanc qu'en couleurs, dans le paysage que dans le portrait, il a notamment réalisé une série de clichés de vétérans canadiens de la Deuxième guerre mondiale. On peut voir sur son site un reportage sur le 45e anniversaire du Jour J en Normandie en 1989; 15 ans après, ces photos méritent toujours qu'on les regardent.
www.harrypalmer
gallery.ab.ca





Le 6 juillet 1944 à Lithaire
Ron Meier et sa femme sont américains et vivent dans le Colorado. Le beau-père de Ron a combattu en Normandie en 1944 dans une unité du génie : le 207th Engineer combat battalion; le 6 juillet 1944 il est blessé près de Lithaire dans la Manche, non loin d'une carrière de gravier. Ron et sa femme doivent venir en France au mois de septembre; leur souhait serait de pouvoir rencontrer quelqu'un qui a vécu la libération de Lithaire, et qui aurait été témoin des combats dans lesquels le beau-père de Ron a été blessé. Si vous pensez pouvoir les aider à réaliser leur souhait contactez-moi.
pcorve@normandie
44lamemoire.com