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Alors
que le plus grand conflit de l’histoire de l’Humanité
faisait rage, Opale et Nicholas s'éprirent l’un
de l’autre. Nicky suivit des entrainements à
Fort Benning et Fort Bragg, puis fut cantonné «
quelque part en Angleterre », il combattit en Normandie
le jour-J dans les rangs du 502nd PIR de la 101st Airborne
Division, puis lors de l’Opération Market Garden.
Pendant tout ce temps Opale et Nicholas entretinrent une correspon-dance
active, échangeant sur leur amour, leur foi, leurs
espoirs…
Quand leur fille lut ces lettres, bien plus tard, elle découvrit
un homme et une femme qu’elle ne connaissaient pas.
C’était l’histoire d’un homme qui
avait eu faim, froid, et manqué de sommeil, un homme
qui avait été prêt à mourir pour
sa famille, ses amis et sa patrie. C’était l’histoire
d’une femme qui avait voué son amour à
un homme qui avait lui-même tout sacrifié. |
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"Les
petites ailes"
20 septembre 1942
Chère Opale,
C’est sans doute la plus mauvaise nouvelle depuis
longtemps, le 502e Régiment va quitter Fort Benning.
Je ne sais pas où nous allons. On peut traverser
l’Atlantique ou aussi bien aller dans un autre
camp. Cela me déchire de devoir te quitter, mais
je ne peux pas déserter, je ne suis pas un lâche
ni un fou.
Je vais venir à Birmingham pour t'épouser,
je t’apporterai des petites ailes de parachutiste.
Elles seront le symbole de notre engagement mutuel en
attendant que je puisse t’acheter une bague. Si
je ne peux pas venir je te les enverrai. Je veux passer
tout le temps que je peux avec toi. Je suis triste et
j’ai le cafard, les larmes me montent aux yeux.
Je ne dirai ça à personne d’autre
que toi, tu es celle que j’aime.
Pour toujours
Nicky
"Adieu
Fort Benning"
23
septembre 1942
Chère Opale,
C’est la dernière lettre que je t’écris
de Fort Benning, nous partons demain matin à
11 heures. Je te donnerai des nouvelles dès mon
arrivée. Marrions-nous dès que possible,
tu pourras me joindre où que je sois. Tu vas
me manquer, surtout le week-end. De toute façon
ma permission était terminée ; quand j’étais
en Alabama avec toi le commandant de compagnie a envoyé
un télégramme chez moi à New York
pour dire que je reviendrai vite. Le capitaine a dit
qu’il s’occuperait de moi dans le nouveau
campement.
Je peux être à l’autre bout du monde,
je serai toujours près de toi.
Bien à toi,
Nicky
A
suivre dans le journal de mars
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