avril 2007 / n°42

 
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Alors que le plus grand conflit de l’histoire de l’Humanité faisait rage, Opale et Nicholas s'éprirent l’un de l’autre. Nicky suivit des entrainements à Fort Benning et Fort Bragg, puis fut cantonné « quelque part en Angleterre », il combattit en Normandie le jour-J dans les rangs du 502nd PIR de la 101st Airborne Division, puis lors de l’Opération Market Garden. Pendant tout ce temps Opale et Nicholas entretinrent une correspon-dance active, échangeant sur leur amour, leur foi, leurs espoirs…
Quand leur fille lut ces lettres, bien plus tard, elle découvrit un homme et une femme qu’elle ne connaissaient pas.
C’était l’histoire d’un homme qui avait eu faim, froid, et manqué de sommeil, un homme qui avait été prêt à mourir pour sa famille, ses amis et sa patrie. C’était l’histoire d’une femme qui avait voué son amour à un homme qui avait lui-même tout sacrifié.
 
 

 

"Hier soir j’ai vu un film avec Errol Flynn"

29 septembre 1942
Chère Opale,
Il a fait très froid la nuit dernière, j’avais deux couvertures et mon manteau pour avoir chaud, Quand je me suis levé, j’étais gelé. On mange bien, j’ai de l’appétit. Hier une vingtaine d’hommes de la compagnie ont été envoyés quelque part, ils n’ont pas eu le temps de prévenir qui que ce soit. Si cela m’arrive, promets-moi de m’attendre même si tu ne reçois pas de lettre pendant des mois. Tu m’as promis de m’attendre l’éternité.
Nous avons eu un couvre-feu de 19h45 à 20h45, j’étais allongé dans le noir en pensant à toi. Je t’imaginais dans une magnifique robe verte, tu mettais une de nos chansons préférées au phonographe, je tamisais la lumière, tu venais t’asseoir près de moi, je te serrais dans mes bras et je t’embrassais. J’étais bien dans la pénombre.
Si tu me décevais, je crois que je ne pourrais plus jamais aimer, mais je sais que tu ne me décevras pas. Je penserai à toi ce soir à 20 heures.
Hier soir j’ai vu un film avec Errol Flynn « Desperate journey », c’était excellent, j’ai regretté que tu ne sois pas avec moi. Ce matin j’ai installé des rideaux à la fenêtre de ma chambre dans notre baraquement, et je me suis que toi tu saurais comment la rendre plus vivable.
Je t’ai dit que tu pouvais sortir et t’amuser, tu m’as répondu que tu ne voulais sortir qu‘avec moi, chérie c’était ce que je voulais entendre.
Je me suis renseigné sur les chambres dans la ville basse, c’était difficile mais j’ai trouvé un petit nid douillet pour nous deux.
Un jour je devrai partir à la guerre, mais je me bats pour des gens comme nous qui veulent se marier et fonder une famille, vivre libre et en paix. Quand la guerre sera terminée, nous aurons toute la vie devant nous.
J’ai bien aimé la trace de tes lèvres sur les lettres, je les ai embrassés et c’est comme si c’était toi que j’embrassais. Je pouvais presque goûter le rouge à lèvres, chérie continue à mettre au moins un baiser sur tes lettres.
Bien à toi Nicky.


A suivre dans le journal de mai


 
 
   


Breaking the panzers
Selon les historiens, c’est une bataille méconnue qui est traitée dans cet ouvrage en anglais de Kevin Baverstock Breaking the Panzers.

Elle dura pendant toute une longue journée le 1er juillet 1944. Le 28 juin, au cours de l’offensive Epsom, les Britanniques venaient de s’emparer de la cote 112 au sud–ouest de Caen, après de durs combats pour franchir l’Odon. Sur l’aile droite, l’opération Martlet, lancée presque simultanément, progressait lentement entre Juvigny-sur-Seulles et Rauray. C’est dans ce secteur que le IIe SS Panzer-Korps lançait une puissante contre attaque. L’objectif des deux divisions d’élite, 2e SS Panzer-Division Das Reich et 9e SS Panzer-Division Hohenstaufen était ambi-tieux : repousser la 2e Armée britan-nique jusqu’à la côte. Mais les Allemands allaient se heurter à une solide unité, la 49e Division d’infan-terie, et en particulier le 1st Battalion Tyneside Scottish appuyé par les blindés de la 8e Brigade. La bataille est découpée en treize phases, le récit est enrichi par une cinquantaine de témoignages de combattants, et de nombreuses cartes précises. C'est une démonstration des qualités combattives des soldats britanniques, et de la supériorité de l'artillerie et des communications
alliées.
En vente en librairie spécialisée (ou par Internet) - 190 pages, Sutton Publishing, environ 15 euros.


Le Mag 44 de retour
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