juillet-août 2007 / n°45

 
   


La vulnérabilité du Tigre allemand

Les services de renseignement américains utilisaient toutes les sources disponibles. Dans une revue spécialisée soviétique, un article sur les faiblesses du char allemand Tigre attira leur attention, il fut jugé assez intéressant pour être traduit. Les artilleurs russes considéraient le train de roulement (en particulier le barbotin), et la tourelle comme les deux points faibles du char.
Lire l'article (en anglais)

www.lonesentry.com


Le 325th Glider Infantry Regiment
Quand on parle de la 82e Division aéroportée américaine, on évoque immédiatement les troupes parachutistes. On oublie
souvent qu'il y avait, outre les unités de soutien, un régiment d'infanterie porté par planeurs. Pourtant, ces soldats participèrent aux combats de La Fière, et l'un d'entre eux reçut à titre posthume la distinction suprême : la Médaille d'honneur.

Le Pfc DeGlopper, 325e Régiment d'infanterie de planeurs, Médaille d'Honneur à titre posthume.
Pour en savoir plus
www.325glider.org


Le Mag 44

debarquement.normandie.com/

La batterie de Maisy, ou « l’affaire Maisy » ?
Depuis quelques mois, une polémique s’est engagée à propos du site (re) découvert d’une batterie allemande du Mur de l’Atlantique. Avait-on réellement oublié son existence depuis plus de soixante ans ? Avait-elle tiré sur les Américains débarquant sur Omaha Beach ? Combien de canons, quels calibres ? Une chose est sûre, à l'heure actuelle plusieurs points restent à éclaircir.
Tout d'abord, cette position - composée de deux batteries (La Martinière et La Perruque) proches l'une de l'autre de 400 mètres - avait fait l'objet d'un relevé du service historique de la Marine en 1946-1947. Dans un hors série de la revue 39-45 Magazine daté de 1986, on pouvait lire que La Martinière était composée de quatre pièces de 105 mm, dont trois sous casemates; alors que La Perruque comportait six canons de 155 mm, mais sur plate-formes bétonnées. Dans cet article, on lisait que la position avait été bombardée dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, qu'elle avait tiré sur Utah Beach (4e DI américaine au sud de Varreville), et qu'elle avait été réduite au silence dans l'après-midi par le bâtiment Hawkins.
 
Un vétéran du 5e Bataillon de Rangers à qui l'on demandait pourquoi l'histoire de l'attaque de la position était si peu connue du grand public, répondit : "Parce jamais personne ne nous a posé la question"(1). L'histoire exacte de cette position reste à écrire, et c'est ce qui est passionnant plus de soixante ans après. Dans le "feu" de l'action et de la polémique, chacun a avancé sa théorie, le plus souvent sans argument solide. L'histoire de Maisy se cache dans les archives, la mémoire des vétérans... Mais que l'on diffame M. Sterne, qui a entrepris, que l'on sache, sur ses propres deniers et son temps pour remettre au jour cet ensemble fortifié, et le rendre accessible au public, cela n'est pas très estimable. M. Sterne peut, éventuel-lement, faire erreur quant à sa théorie sur le rôle de Maisy, le futur le dira, mais son action sur le terrain permet de préserver ce patrimoine historique, et ceci mérite un peu de considération. Ou peut-être sa nationalité dérangerait-elle un chauvinisme primaire...
(1) Débat autour de la batterie de Maisy, forum dday Overlord.
 
Après la guerre, la batterie disparut sous la terre et la végétation, peut-être pour être rendue à l'exploitation agricole.
Le phénomène fut facili-té, car les canons n'é-taient pas sous case-mates, et la majorité des installations était située sous le niveau du sol. L'assaut de la position ne fut pas une simple forma-lité, mais cet épisode suscita peu ou pas l'intérêt des historiens.
Photos © Philippe Corvé
Pour en savoir plus
Le plan établi par le Service historique de la Marine en 1946-1947

L'article du forum DDay-Overlord.com
Site internet www.bunkersite.com/