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| L'uniforme
: Le casque d'acier M1 |
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Le
casque d'acier M1 était composé d'un sous-casque
(liner) en fibre vul-canisée muni d'une jugulaire,
et d'un casque lourd en acier (pot), également
muni d'une jugulaire. L'insigne de la division était
peint au pochoir sur les deux casques. Le casque lourd
était souvent recouvert d'un filet où
pou-vaient être accrochées des morceaux
de toile de jute pour le camouflage. Il pesait un peu
moins d'un kilogramme, |
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et l'épaisseur de la coque d'acier était
d'environ 9 mm. Le "pot" était porté
frequemment sans la jugulaire pour éviter les
consé-quences d'un choc violent sur le casque.
Il entra en service en 1941 en remplacement du casque
plat datant du premier conflit mon-dial, et fut fabriqué
à 22 millions d'exemplaires pendant la Deuxiè-me
guerre mondiale. |
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Le
casque d'acier M1, et recouvert du filet à droite |
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L'uniforme : le blouson, la chemise et le pantalon |
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Les
troupes américaines qui débar-quent sur
les plages de Normandie en juin 1944 sont dotées
d'un treillis traité contre les gaz, mais la
tenue de combat du fantassin est le blouson de combat
fieldjacket, en coton. Ce blou-son est dérivé
d'un modèle civil il est standardisé en
1941. Il est impermé-able et doublé de
flanelle, et ferme sur le devant avec cinq boutons de
plastique. Il est muni de pattes d'épaule et
de pattes de serrage au bas des manches. Il fut produit
à plus de 23 millions d'exemplaires. La che-mise
est en flanelle de laine brune. Des boutons de serrage
et un soufflet d'étanchéité muni
de cinq poches et d'un gousset, la braguette ferme à
l'aide de cinq boutons de plastique aux |
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Le
blouson de combat, au-dessus, la chemise
et le pantalon de laine à droite |
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manches,
un plastron boutonné et deux boutons derrière
le col pour fixer une cagoule sont des modifications
appor-tées en 1943 pour en faire une pro-tection
contre les gaz. Le pantalon droit |
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est
en laine olive drab, doublé de coton blanc, il
est il est muni de cinq poches et d'un gousset, la braguette
ferme à l'aide de cinq boutons de plastique. |
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Les
brodequins imperméabilisés, et les guêtres
de toile |
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| L'uniforme
: les brodequins |
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Le
fantassin américain est dotée de deux
paires de chaussures mon-tantes. L'une, en cuir fauve
fleur à l'extérieur, pour la caserne et
la sortie, l'autre pour les ma-noeuvres
et le combat. Cette se-conde paire (service shoe), illus-trée
ici, est en cuir fauve retourné avec sept oeillets.
La semelle et le talon sont en caoutchouc noir; une
plaque de métal entre les deux semelles soutient
le pied. Les brodequins devaient être impéra-tivement
imperméabilisés avec une graisse spéciale
(impregnite shoe). Le pantalon de laine est inséré
dans les guêtres (canvas leggins) en toile forte,
modèle 1938 pour |
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troupe
à pied. Elles
sont serrées par un lacet et huit crochets de
métal, un sous-pied la rend solidaire
du brodequin. Bien fixé, l'ensemble était
théoriquement |
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étanche
contre l'eau et la
boue.
Mais l'inconvénient majeur des guêtres
était le temps nécessaire à leur
mise en place.
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| L'armement
: le fusil M1 Garand |
Le
fusil M1 Garand, calibre 30 (7.62 mm), est le premier
fusil automa-tique utilisé comme arme de guerre.
Il fut mis au point par John C. Ga-rand, et adopté
en 1936. Il fonc-tionnait grace à l'action des
gaz. Son coût de fabrication était rela-tivement
élevé, ainsi que son poids (4.3 kg), mais
le fusil M1 était robuste et fiable. Il pouvait
tirer huit cartouches sur une lame chargeur. Un autre
inconvénient de cette arme consistait dans le
bruit spécifique émis par l'éjection
de la lame char-geur hors de la culasse, au moment |
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Le
fusil M1 Garand, calibre 30 avec sa baionnette et le clip de
huit cartouches |
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où
la dernière balle était tirée.
Le fantassin pouvait porter une dizaine de chargeurs
dans le ceinturon cartou-chière. Avec l'entrée
en guerre des Américains, les besoins en fusils
augmentèrent, le nombre de M1 sortant des chaînes
de fabrication étant |
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insuffisant la production du Springfield modèle
1903 fut relancée. A la fin de la guerre, la
production du M1 atteignait envi-ron 5 550 000 exemplaires.
La baionnette M1 était portée au ceinturon
dans un fourreau en plastique. |
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| L'armement
: les grenades et le masque à gaz |
Le
fantassin américain était muni de la grenade
défensive à main MKII A1 - pineapple -
(ananas), peinte à l'origine en jaune qui était
le code couleur pour High Explosive; elle fut ensuite
peinte en vert avec une mince bande jaune au col; elle
pouvait également être projetée
avec le fusil équipé d'un lance grenade.
La grenade fumigène M16 était plus rare
dans le paquetage, elle dégageait un nuage de
fumée colorée de signalisation (rouge
pour le modèle représenté).
La crainte d'une attaque allemande à l'aide des
gaz était réelle dans le Haut commandement
allié. |
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Le GI était doté d'un équipement
spécial : brassard de détection, cape,
lunettes et surtout le masque à gaz en caoutchouc
M4 avec son filtre cylin-drique M10 A1. L'ensemble était
con-tenu dans la musette de transport M6. |
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grenade
défensive à main, grenade fumigène
et masque à gaz
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| L'équipement
: le havresac et le ceinturon |
L'équipement
individuel du fantassin américain était
réparti principalement dans le havresac M1928
en coton kaki avec brelage, qui soutenait le ceinturon
cartouchière M1923. Dans le havresac, le soldat
transportait la gamelle et ses couverts (en haut à
gauche), des chaussettes et des mouchoirs de rechange,
un couteau, un manteau de pluie, une trousse de toilette
(en haut à droite), de l'insecticide, de l'alcool
solidifié et des pastilles Halazone (en bas à
gauche). Sur le sac était fixée la pelle
droite M1910. Au ceinturon étaient suspendues
dix pochettes contenant chacune un clip de huit cartouches
pour le fusil M1 Garand, ainsi que la baîonnette,
le bidon M1910, une pochette de panse-ments, et le coupe-fil
M1938 (en bas à droite). |
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| Le
havresac et ses accessoires, un chef-d'oeuvre de fonctionnalité |
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| L'équipement
: Les
rations de campagne |
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Le
GI en campagne consommait essen-tiellement trois types
de rations : K, C et Ten in one. La ration K (du nom
de son concepteur Ancel Keys) était composée
des trois repas jour-naliers : breakfast, dinner, supper
(petit déjeuner, déjeuner et sou-per),
pour un poids de 2,4 kg. Chaque repas était emballé
dans un carton parafiné et étanche; les
menus étaient équilibrés. Pour
le petit déjeuner : une boîte de viande,
une pâte de fruit et du café en poudre;
pour le déjeuner : une boîte de fromage
, des tablettes vitaminées et du jus de citron
en poudre; pour le souper : une boîte de pâté,
une barre de chocolat et un bouillon concentrée.
En plus, dans chaque carton : du sucre, des cigarettes,
un chewing-gum, deux paquets de biscuits et une clé
pour ouvrir les conserves. La ration K était
accompagnée de la ration C, cette dernière
était composée de six boîtes de
conserves. |
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Trois contenaient des repas variés vian-des/légumes;
les trois autres conte-naient biscuits, café,
bouillon et jus de citron en poudre, sucre et bonbons.
La ration Ten in one, contenue dans une boîte
en carton ou en bois, était destinée à
dix hommes. Elle compre-nait deux cartons marqués
first half of 5 rations, et deux marqués second
half of 5 rations. Elles permettaient de varier les
menus : fruits au sirop, bacon, porridge, plats cuisinés,
cigarettes... |
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Le
GI améliorait parfois son ordinaire avec une
boîte de soupe auto-chauffante Heinz britannique
(au centre). La ration de survie D (à gauche)
était utilisée dans les situations d'urgence,
elle contenait trois barres riches en calories. Le réchaud
de campagne - Stove M1941 - (à droite) fut utilisé
pendant toute la guerre; avec sa boîte de transport
il pesait 1.7 kg, il fonctionnait au gaz d'essence et
possédait une autonomie de deux heures. |
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Les rations du GI : des menus équilibrés,
de la soupe britannique, et un petit réchaud très
pratique |
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