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En
1944 Le Bourg Saint-Léonard est un petit village de
300 habitant, situé à 10 kms d’Argentan,
5 kms de Chambois et 12 kms de Trun. Mi-août, les Américains
atteigent Le Bourg Saint-Léonard et encerclent la 7e
Armée allemande par le sud. Du 13 au 19 août
le village est pris et repris plusieurs fois par les deux
camps; les troupes allemandes résistent avec acharnement,
afin de permettre l’évacuation de la poche de
Falaise par la 7e Armée.
La plupart des habitants de Bourg Saint-Léonard se
réfugient dans la campagne. Quelques familles restent
sur place. Madame L. fait partie des habitants qui vé-curent
une semaine en plein chaos; elle raconte ses impressions,
ses angoisses, ses peurs et enfin la libération définitive.
(Mémoires
de Mme L. - août 1944) |
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| Épisode
5 : « La guerre,
j'en ai jusque là » |
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Jeudi
17 août 1944
Cependant, avant l'aube, la bataille reprend
et nous impose son veto. Il serait fou de sortir avec ces
tirs incessants. Aussi installons-nous notre quartier de famille
sur un divan dans un angle de la cave, craignant les balles
qui pourraient être envoyées par les soupiraux.
Il est difficile de tenir les enfants dans ce coin réduit
où je réunis toutes les petites têtes
qui me sont chères. Heureusement Madame A. nous a suivi
et alimente la conversation avec ses sujets favoris, les psaumes
de David et le Deutéronome alternant avec des lamentations
au sujet de ses volailles et lapins abandonnés, ce
qui amuse et distrait beaucoup les enfants. Nous nous nourrissons
frugalement des réserves que nous avons pu trouver
dans la cave, et nous avons heureusement de l'eau potable
que la bonne Augustine avait eu la prévoyance de tirer.
Deux heures de l'après-midi, l'artillerie semble se
calmer. Les enfants, contents de quitter leur angle obscur
et peu attrayant, se dérouillent les jambes en arpentant
la cave et amorcent des jeux avec les deux autres enfants.
Nous espérons que c'est fini. Un bruit de ferraille
vient hélas nous désillusionner. Par un soupirail
du côté de la façade sur route de la maison,
nous voyons un tank. Quelle nationalité ? Devons-nous
trembler ou nous réjouir? Il avance lentement et, à
l'arrière, nous apercevons une croix gammée.
Un second tank le suit, nous sommes redevenus Allemands! Pendant
plusieurs heures, la bataille fait rage dans le Bourg. Nous
avons réintégré notre coin et ne bougeons
pas de cet angle, craignant toujours le danger du soupirail.
A 16 heures, des bruits de bottes au dessus de nos têtes,
on descend précipitamment l'escalier, munitions et
bouteille d'alcool en mains, un premier Allemand débouche
dans notre cave, essoufflé comme une bête aux
abois...
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| L'association
populaire pour les tombes de guerre allemandes |
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La
Volksbund Deutsche Kriegsgräberfür-sorge
est une association humanitaire reconnue d’utilité
publique, elle œuvre en lien étroit avec
le gouvernement allemand. Elle fut créée
en 1919 ; sa vocation essen-tielle est d’entretenir
les 1,9 millions de tombes de soldats allemands tués,
principa-lement, pendant les deux Guerres mondiales.
On peut faire une recherche par nom pour localiser
la tombe d’un soldat mort; on peut en obtenir
une photo ou la fleurir moyennant finance. Le site
propose également une aide juridique et des
conseils en matière de testament.
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La
VDK travaille à la réconciliation des
peuples, sa devise est : Réconciliation sur
les tombes - travail pour la paix. La VDK construit
des jardins de la Paix, quatre à ce jour, dont
celui de La Cambe en Normandie. On peut parrainer un
arbre de la Paix en remplissant un formulaire en ligne.
La VDK organise des séjours sur les lieux de
mémoire, et des chantiers de jeunes volontaires
qui entretien-nent les cimetières militaires
allemands. Chacun peut s’investir dans des associations
pour la Paix, et soutenir l’œuvre de la VDK
par des dons. Une page répertorie tous les cimetières,
en France, où sont inhumés des soldats
allemands tués pendant les deux Guerres mondiales.
www.volksbund.de
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| Le
Mag'44
Un autre magazine mensuel à visiter sur la Bataille de Normandie,
celui du site
www.debarquement-normandie.com



Un
pont stratégique en Normandie
Ce livre, paru cet été, est le fruit de plusieurs
années de travail : consultations d'archives et de collections
privées, entretiens avec les anciens combattants... L'auteur,
Gilles Bré, passionné d'Histoire, raconte comment
les parachutistes américains ont préparé et
mené à bien leur difficile mission du Jour-J, le 6
juin 1944 en Normandie.

Une
part importante de l'ouvrage est consacrée à la bataille
pour la prise du pont sur le Merderet, près du manoir de
La Fière, à quelques kilomètres de Sainte-Mère-Eglise.
Ce pont, d'où le titre du livre Un pont en Normandie,
était un verrou stratégique pour permettre de sortir
de la tête de pont d'Utah Beach, et couper en deux la presqu'île
du Cotentin. Les parachutistes des 505e, 507e et 508e régiments
de la 82e Division aéroportée combattirent sans répit
du 6 au 9 juin, malgré des pertes élevées,
pour la conquête de cet axe vital, Des cartes des opérations
et de nombreuses photos inédites (la qualité des reproductions
est inégale) illustrent le texte.
Album broché - 194 pages
25 Euros - édité par l'auteur
En vente en librairie spécialisée
Disponible à la librairie Armes et Collections - 19 avenue
de La république Paris 75011
Tél : 01 40 21 18 20 |
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