novembre - 2003

 
 

Le site officiel du 60e Anniversaire
Sur le site officiel du 60e anniversaire de la bataille de Normandie, visualisez la progression des divisions alliées : 1re Division d'infabterie américaine "Big Red One"...



www.normandie
memoire.com

 
 
   

En 1944 Le Bourg Saint-Léonard est un petit village de 300 habitant, situé à 10 kms d’Argentan, 5 kms de Chambois et 12 kms de Trun. Mi-août, les Américains atteigent Le Bourg Saint-Léonard et encerclent la 7e Armée allemande par le sud. Du 13 au 19 août le village est pris et repris plusieurs fois par les deux camps; les troupes allemandes résistent avec acharnement, afin de permettre l’évacuation de la poche de Falaise par la 7e Armée.
La plupart des habitants de Bourg Saint-Léonard se réfugient dans la campagne. Quelques familles restent sur place. Madame L. fait partie des habitants qui vé-curent une semaine en plein chaos; elle raconte ses impressions, ses angoisses, ses peurs et enfin la libération définitive.
(Mémoires de Mme L. - août 1944)

Épisode 7 : 500 mètres en une journée

Vendredi 18 août 1944
Trois heures du matin. Une très forte déflagration ébranle la maison. Puis un long silence, rien d'autre. Nous en sommes très étonnés; rien que des sifflements d'obus qui passent au dessus de nous, dans la direction de villages plus éloignés. Nous finissons par nous rendormir, et nous sommes réveillés au petit jour par les bruits de pioches tout autour de la maison. Les Américains creusent avec ardeur de nombreux trous qu'ils camouflent après y avoir placé des mitraillettes. Il faut donc encore craindre quelque chose? Mais oui, ils attendent les Allemands qui viennent d'Argentan, et nous donnent le conseil de partir à l'opposé, vers le Haras du Pin. Nous retournons donc dans notre maison, en face, pour prendre l'essentiel. Nous regardons autour de nous et constatons les désastres causé par la bataille : murs éventrés et toitures défoncées. Les maisons restées debout portent des éclaboussures de balles ou d'obus. Nous avons l'explication de notre peur nocturne : un obus est encore entré dans la maison de ma belle-mère, dans une chambre à l'est, tir trop court des Américains. C'est un miracle que le feu n'ait pas pris. Dans le champ derrière la maison, une dizaine de casques américains, dont certains percés de balles, nous font penser avec tristesse aux pauvres garçons tombés si loin de leurs foyers. Près de notre tranchée, des lettres, des photos voisinent avec les munitions, les armes, les capotes. Je recueille un livre de prières me promettant de le faire parvenir à l'adresse trouvée en première page. Partirons-nous? Cela nous effraie. Après avoir tant supporté, faut-il que nous nous hasardions sur la route avec cinq jeunes enfants et cette femme invalide? Pierre croit plus sage de rester. Il évalue les renforts alliés arrivés pendant la nuit, et espère que les Allemands ne pourront revenir une troisième fois.

   
Le Canada en guerre au Centre Juno Beach

Le site Internet du Centre Juno Beach (siué tà Courseulles-sur-Mer dans le Calvados), est une mine d’informations sur l’engagement des forces canadiennes dans la Deuxième guerre mondiale. On y trouve la liste de toutes les unités qui ont combattu en Normandie. L’entraî-nement, l’équipement, la tactique des diffé-rentes armes sont présentées (infanterie, blindés, aviation, parachutistes, marine…). Une page interactive décrit quelques technologies utilisées pendant le conflit : le déminage, la formation d’assaut d’un bataillon d’infanterie…
On peut télécharger (en format PDF) un document (en Anglais) du Historical officer Canadian military headquarters racontant les combats du 1er Bataillon d’infanterie para-chutiste canadien, avec la 6e Division aéro-portée britannique.
Un sujet intéressant sur l’épuisement au combat. La résistance psychologique, tout comme l’endurance physique, a ses limites ; les combats très durs au sud de Caen, au mois de juillet, outre les pertes humaines élevées, mirent les combattants dans des états de tension très violents du fait que les renforts n’arrivaient pas en nombre suffisant.
www.junobeach.org/f/4/can

   
   
 



Quelques témoignages sur les combats de Normandie : celui du sergent Gariepy, du 6e Régiment de blindés qui combat à bord de son sherman près de Falaise, celui d’un pachutiste du 1er Régiment qui se bat le 6 juin à Varaville…
www.junobeach.org/f/4/can

 
 

Le Mag'44
Un autre magazine mensuel à visiter sur la Bataille de Normandie, celui du site
www.debarquement-normandie.com



PANZERFAUST
Ce site exhaustif présente les armes de défense individuelles et collectives de l’armée alle-mande, et développe plus par-ticulièrement les systèmes de défense et d’attaque anti-char.


Plusieurs chapitres sont consacrés aux armes anti-chars dont l’infanterie allemande a fait usage contre les blindés alliés en Normandie (et sur les autres fronts). Le principe de la charge creuse (shaped-charged warhead) est expliqué très en détail. L’industrie de guerre allemande a commencée à produire en masse des armes portatives à partir de 1943 ; panzerfaust, faustpatrone, panzerschreck, fusil anti-char… En mars 1945 plus de 3 millions de panzerfausts étaient en service dans l’armée. L’arme était efficace à courte portée (moins de 50 mètres) et nécessitait un courage certain de l’homme face au blindé ennemi. Le bocage normand offrait une bonne couverture au tireur, et les tanks alliés redoutant ces adversaires invisibles firent une abondante consommation de munitions 12,7 mm en arrosant les haies de façon préventive.

www.geocities.com