Les précédents numéros du Journal de la bataille de Normandie

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janvier - 2004

One of the Big Red One
Les mémoires de John F. Mickey (suite)

La plupart des vétérans ont environ quatre vingt ans aujourd’hui, leurs enfants ont la cinquantaine et il est surprenant qu’ils en sachent si peu sur le passé de leurs pères. Ils savent vaguement quels étaient leurs grades, qu’ils ont participé au Jour J et qu’ils ont combattu en Allemagne, mais c’est à peu près tout.
Ma lettre de novembre 1984 au Quotidien de Liège, en Belgique, coïncidait avec le 40e anniversaire de la libération de la Belgique. Elle fut publiée dans le journal La Meuse et je reçus des centaines de lettres de remerciement à notre 1re Division, et à la 3e Division blindée pour avoir libéré le pays. C’est cette lettre et les nombreuses questions qu’on me posa qui me déterminèrent à écrire ces
pages sur la guerre. En lisant ce récit le lecteur ne doit pas se faire une idée fausse de la guerre. Rien ne fut rapide, ni aisé ; les journées étaient longues et l’avance difficile. L’ennemi était enterré derrière les haies; parfois les combats d’une journée se résumaient à une avance de deux cent mètres. Il n’y avait pas de ligne de front continue face à l’ennemi, nous étions éparpillés et combattions par petits groupes de trois ou cinq hommes. Dès le jour J le régiment ne fût jamais à plein effectif ; les remplacements, les approvisionnements et les munitions ne parvenaient pas toujours jusqu’à nous. Le temps était changeant, il y avait des journées torrides, parfois la pluie rendait les routes boueuses, ralentissant hommes et véhicules. Il y eut quelques grandes batailles, comme celle de Saint-Lô qui dura tout le mois de juillet ; douze divisions participèrent à la prise de la ville. Après les bombardements aériens et les 20 000 obus tirés, cette magnifique cité de 15000 habitants n’était plus qu’un tas de ruines juste bonne à être nivelée par les bulldozers.
(à suivre dans le journal de février : l'engagement)
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Le fantassin américain en Normandie
L'uniforme : le casque M1

le casque lourd M1 et avec son filet
Le casque d'acier M1 était composé d'un sous-casque (liner) en fibre vulcanisée muni d'une jugulaire, et d'un casque lourd en acier (pot), également muni d'une jugulaire. L'insigne de la division était peint au pochoir sur les deux casques. Le casque lourd était souvent recouvert d'un filet où pouvaient être accrochées des morceaux de toile de jute pour le camouflage; il pesait un peu moins d'un kilogram-me, et l'épaisseur de la coque d'acier était d'envi-
 
ron 9 mm. Le "pot" était porté frequemment sans la jugulaire pour éviter les conséquences d'un choc violent sur le casque. Il entra en service en 1941 en
 
remplacement du casque plat datant du premier conflit mon-dial, et fut fabriqué à 22 millions d'exemplaires pendant la Deuxième guerre mondiale.

L'insigne du 504th PIR et celui du 501st PIR
Les 82e et 101e Divisions aéroportées américaines  
Ce site en anglais a pour thème les divisions aéroportées américaines; les All american et les Screaming eagles y sont présentées. On y trouve un bref historique des divisions et des régiments (parachutistes, planeurs...), des biographies des généraux en chef : Ridgway, Gavin, Taylor, Eisenhower, et des comman-dants de régiments parachutistes, une bibliographie, une page multimedia (extraits de discours et reportages), et de nombreux liens. Les parachutistes américains furent présents dans toutes les opérations impor-tantes de la guerre en Europe : Normandie, Market Garden, les Ardennes. Le 1er mars 1945, le général Eisenhower visitant la 101th
Airborne à Mourmelon (France) lui décerna la Distinguished Unit Citation. La 82nd Airborne devint en mai 1945 à Berlin the "America's Guard of Honor".
www.geocities.com
 



Le musée du 5 juin 1944, message Verlaine
Le musée du 5 juin 1944, message Verlaine n'est pas en Normandie, il se trouve dans le nord de la France à Tourcoing. En 1944, le quartier général de la XVe Armée allemande était installé dans cette ville; commandée par le général von Salmuth, elle contrôlait un territoire s'étendant de l'Orne, en Normandie, jusqu'au Rhin.




Le QG était composé de treize blockhaus, le musée est installé dans le plus important; on peut y voir plusieurs pièces équipées de matériel de communication, de transmis-sion et d'écoute.

www.museedu5juin.fr


L'atlas de l'académie militaire de West Point
Sur le site de l'académie militaire américaine de West Point, une partie est consa-crée au département des cartes historiques. Le but est de fournir aux cadets un support pédagogique d'un atlas de près d'un millier de cartes, représentant tous les conflits mondiaux (de l'Anti-quité jusqu'au Panama en 1990). En ce qui concerne la 2e Guerre Mondiale, et la Bataille de Normandie, 13 cartes décrivent les différentes phases de la bataille. Elles necessitent de se familiariser avec les symboles tactiques des cartes d'état-major; mais leur précision et leur clarté en font des outils précieux pour comprendre les opérations.


www.dean.usma.edu