Saint-Lambert-sur-Dive

(61 Orne) La Libération

Saint-Lambert-sur-Dive, ville lettrine« Passer, écraser, percer », mot d’ordre de l’Oberführer Harmel Les armées allemandes tentent d’évacuer en masse le piège de la poche de Falaise ; le Major David Currie reçoit l’ordre de s’emparer de Saint-Lambert-sur-Dive pour leur faire obstacle. Le 18 août, en fin d’après-midi, un groupement de la 4th Canadian Armoured Division part de Trun : B Company de l’Argyll and Sutherland Highlanders of Canada portée par quinze Sherman du C Squadron South Alberta Regiment. Les Canadiens s’engagent dans Saint-Lambert par l’ouest. L’attaque tourne court, le char de tête est détruit par un anti-char, les chasseurs de la RAF surgissent et mitraillent par erreur la colonne. Le Major Currie s’installe pour la nuit sur la cote 117, au nord du bourg. Vers 23h, le Lieutenant-Colonel Gordon Wotherspoon rallie, avec un renfort appréciable en blindés et anti-chars. Le lendemain matin à 6h30, les Canadiens relancent l’assaut ; un groupe descend vers le carrefour principal, un second suit la D13. À l’entrée ouest, un Sherman est enflammé ; le 10th Platoon du Lieutenant Gil Armour, entreprend un nettoyage maison par maison ; au carrefour principal, un Panther est détruit en combat rapproché ; à midi, un solide bouchon est installé sur le carrefour et dans plusieurs maisons du bourg, de nombreux prisonniers sont dirigés vers Trun. Le Major Currie établit son poste de commandement à l’entrée ouest. En fin d’après-midi, sous la pression ennemie, le Major déplace sa défense au nord-ouest du bourg, vers le carrefour de Quantité et le long du ruisseau du Foulbec. À l’aube du 20 août, les combats reprennent ; deux Sherman sont détruits à la sortie est du village. En fin de matinée, à l’intérieur de l’église, l’Oberführer Heinz Harmel, chef de la 10. SS-Panzer-Division, harangue plusieurs officiers supérieurs, dont le generalleutnant Heinrich von Lüttwitz, chef de la 2. Panzer-Division, «passer, écraser, percer», tel est son mot d’ordre. Avec le renfort de la C Company du Lincoln and Welland Regiment, les Canadiens repoussent toutes les attaques allemandes ; le Major Currie est sur tous les côtés, deux de ses officiers sont tués près de lui par un obus. Avant la nuit, la dernière attaque majeure des Allemands est brisée avec de lourdes pertes. À l’aube du 21, « Rooster », nom de code pour Saint-Lambert-sur-Dive, est sécurisé. © Sources : Falaise Pocket par Paul Latawski, Normandie 1944 magazine n°6 (éd. Heimdal), Stalingrad en Normandie par Eddy Florentin

Saint-Lambert-sur-Dive – Monuments et vestiges

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