Sainte-Mère-Église

(50 Manche) Monuments et vestiges

Sainte-Mère-Église, monument lettrineMonument Signal de la Libération Monument commémorant la libération du canton de Sainte-Mère-Église, le 6 juin 1944, par les 82nd et 101st US Airborne Divisions. Il fait partie de la série des neuf monuments commémoratifs, dont le modèle fut créé par l’architecte en chef des Monuments historiques, Yves-Marie Froidevaux. Le premier fut inauguré le 6 juin 1949 à Bernières-sur-Mer, en présence du maréchal Montgomery et de Raymond Triboulet, président du Comité du débarquement. Ces monuments furent financés, en partie, par la vente des épaves des bâtiments alliés. Situation : sur la place principale

Stèle généraux Ridgway & Gavin Stèle en hommage aux généraux Mathew Ridgway et James Gavin, respectivement commandant en chef et commandant en second de la 82nd US Airborne Division. Issue de la 82nd Infantry Division, qui combattit en France pendant la Première Guerre mondiale, la division est réactivée et devient Airborne Division le 15 août 1942. Le surnom de la 82nd US Airborne Division était All American, car les soldats étaient originaires de tous les états de l’Union.  Situation : devant l’hôtel de ville

Vitraux 82nd Airborne Division Dans l’église Notre-Dame de l’Assomption, deux superbes vitraux commémorent la libération de la ville. Ils ont été réalisés par le maître-verrier Gabriel Loire (1904-1996). Le premier, le vitrail des parachutistes, a été offert par l’association des vétérans du 505th PIR de la 82nd Airborne Division, lors du 25e anniversaire du Débarquement. On peut voir, au centre, Saint-Michel Archange patron des parachutistes, brandissant son glaive et terrassant le dragon, à gauche et à droite, divers écussons et emblèmes, dont celui du 505th PIR et les nouvelles armoiries de Sainte-Mère-Église. Tout en bas, on peut lire : « À la mémoire de ceux qui, par leur sacrifice, ont redonné la liberté à Ste-Mère-Église » et « Ils sont revenus », allusion aux combats de la 82nd Infantry Division en France pendant la Première Guerre mondiale. Le second vitrail, le vitrail du Débarquement, présente, sur sa partie centrale, la Vierge à l’Enfant, entourée d’une multitude de parachutes ; au premier plan, trois parachutistes permettent d’observer en détail leur équipement. Au pied, on peut lire l‘inscription : « Ce vitrail a été exécuté avec le concours de Paul Renaud de Ste-Mère, à la mémoire de ceux qui par leur courage et leur sacrifice ont libéré Ste-Mère-Église et la France » (source : le blog de J. Y. Cordier). Situation : dans l’église Notre-Dame de l’Assomption

Borne km 0 de la Voie de la Liberté La Voie de la Liberté est une route historique qui commémore la Libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. La borne Km 0 se trouve à Sainte-Mère-Église, la borne Km 00 est située à Utah Beach. La Voie de la Liberté a été initiée en 1946 par Guy de la Vasselais, chef de la Mission militaire française de liaison auprès de la 3rd US Army du General Georges S. Patton ; c’est un hommage aux soldats de la 3rd US Army venus libérer l’Europe. 1200 bornes kilométriques jalonnent la Voie de la Liberté ou Voie Patton, qui suit la route des Forces alliées au cours de la libération de la France ; elle se prolonge jusqu’à Luxembourg et Bastogne. Sur les bornes, on peut observer plusieurs éléments significatifs : 48 étoiles pour illustrer les 48 états des États-Unis en 1944, quatre rectangles de couleurs représentant les quatre portions de la Voie de la Liberté : Sainte-Mère-Église/Cherbourg, Sainte-Mère-Église/Avranches, Avranches/Metz, Metz/Luxembourg/Bastogne ; la flamme centrale représente le flambeau de la Statue de la Liberté ; la lettre A dans un cercle est le symbole tactique de la 3rd US Army. (Source : Manche tourisme) , sur la Voie de la Liberté, commémore Sainte-Mère-Église comme première ville libérée en Europe les 5 et 6 juin 1944. Situation : devant l’hôtel de ville

Stèle Alexandre & Simone Renaud Stèle à la mémoire d’Alexandre Renaud, qui était maire de Sainte-Mère-Église le 6 juin 1944. Avec sa femme, Simone, ils furent à l’origine de la création de l’une des premières association d’amis des vétérans américains, ils furent également très actifs dans les cérémonies commémoratives après la guerre, en organisant l’accueil des vétérans américains et contribuant à l’édification de plusieurs monuments. Alexandre Renaud publia en 1945 un ouvrage sur la libération de sa ville. Situation : rue Eisenhower, au bord de la place du 6 juin

Monuments cimetières américains Trois monuments signalent les emplacements de cimetières provisoires, établis de 1944 à 1948 à Sainte-Mère-Église. Le cimetière numéro 1 était située au centre du village sur l’emplacement de l’actuel terrain de sport. Le cimetière 2 deux sur la route de Chef-du-Pont, le cimetière numero 3 sur la commune de Carquebut. Le vendredi 7 juin 2019, une stèle en mémoire de ces trois cimetières militaires provisoires a été inaugurée. Près de 14 000 soldats furent inhumés dans ces cimetières, dont un millier d’Allemands. La stèle de bronze de trois mètres de haut, en forme de spirale, est érigée à deux pas de l’ancien cimetière numéro 1. Elle est l’œuvre du sculpteur manchois Yannec Tomada ; les 48 marches représentent les 48 états des États-Unis, la flamme au sommet symbolise la mémoire et la vie. La cérémonie s’est déroulée en présence d’élus locaux, de délégations militaires et de vétérans. Situation : les trois monuments sont situés : cimetière n°1, dans le centre ville près du terrain de sport, cimetière n°2, à la sortie de la ville au bord de la D67 vers Chef-du-Pont, cimetière n°3, au sud de Ste-Mère-Eglise au bord de la D70, sur la commune de Carquebut

Plaque PFC Clifford Maughan Plaque dédiée au parachutiste américain Clifford A. Maugham, du 505th PIR de la 82nd US Airborne Division, qui atterrit ici à 1h45 dans la nuit du 6 juin 1944. Clifford A. Maugham tomba dans le jardin de cette maison, qui appartenait au docteur Monnier, véterinaire de la ville ; le parachutiste américain fut aussitôt fait prisonnier par un officier allemand du nom de Werner, qui était hébergé dans la maison du docteur ; peu de temps après, l’issue du combat ne laissant pas de doute, ce fut au tour de l’Allemand de se constituer prisonnier. Les noms des dix soldats du 2nd Platoon F Company sont inscrits sur la plaque. Situation : sur la place principale, 4 rue Eisenhower

Plaque parachutistes alliés Plaque en l’honneur des troupes parachutistes alliées, qui sautèrent en Normandie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 : 82nd US Airborne Division, 101st US Airborne Division, 6th British Airborne Division, 1st Canadian Parachute Battalion, SAS Brigade (France Libre). Situation : sur la place principale, près de l’église.

Plaque Colonel Robert Murphy Plaque dédiée à Robert M. Murphy, parachutiste du 505th Parachute Infantry Regiment de la 82nd US Airborne Division. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, le Sergeant Murphy fut parmi les premiers de son unité à atterrir en Normandie, il appartenait à un groupe de Pathfinders, des hommes spécialement entrainés, chargés de baliser les zones de saut. Situation : sur le mur d’une maison, rue robert Murphy, à gauche du café-bar Au Domino

Plaque 505th PIR Plaque dédiée aux quatre parachutistes, de la C Company du 505th Parachute Infantry Regiment, tués à cet endroit le 6 juin 1944 : Sergeant Stanley Smith, Private First Class William Walter, Private Robert Herrin et Private Robert Holtzmann. Situation : dans le centre ville, rue de Cayenne

Circuit historique Un circuit historique et pédagogique à travers la ville, ponctué de 15 panneaux , raconte la libération de Sainte-Mère-Église le 6 juin 1944, par les parachutistes américains. Situation : la majorité des panneaux jalonnent le centre ville (voir carte)

Monument 505th PIR Monument, composé d’un panneau et d’une stèle, rappelant l’action du 505th Parachute Infantry Regiment de la 82nd US Airborne Division, qui libéra Sainte-Mère-Église le 6 juin 1944 à 4h30 du matin. Situation : à l’entrée sud de la ville

Stèle aérodrome A6 La Londe Stèle signalant l’édification d’un terrain d’aviation, opérationnel du 12 juin au 26 juillet 1944, par le 552nd AAA AW Batallion commandé par le Colonel Benjamin M. Warfield. Situation : à 2 km de Sainte-Mère-Eglise, sur la D17 vers Beuzeville-au-Plain

Parc mémorial de La Fière Cet espace est situé sur l’un des hauts lieux des combats du 6 au 9 juin 1944. Le hameau de La Fière, et le pont stratégique qui franchit le Merderet, étaient l’un des objectifs dont devaient s’emparer à tous prix les parachutistes de la 82nd US Airborne Division, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Au prix de nombreux tués et blessés, les Américains repoussèrent toutes les attaques allemandes, puis contre attaquèrent jusqu’à la prise du hameau de Cauquigny sur la rive opposée le 9 juin. Le parc mémorial de La Fière est dominé par la statue «Iron Mike», représentation d’un parachutiste américain, copie de celle située à Fort Bragg, aux Etats-Unis en Caroline du Nord. Autour du monument, plusieurs plaques commémorent les 505th et 508th Parachute Infantry Regiment, le 80th Airborne Antiaircraft Battalion et le 325th Glider Infantry Regiment de la 82nd Airborne Division. Une plaque est particulièrement dédiée au Private First Class Charles DeGlopper du 325th Glider Infantry Regiment ; il fut tué en couvrant le repli de sa section menacée, pour cette action il fut décoré à titre posthume de la médaille d’honneur. Le pont sur le Merderet fut l’enjeu de violents combats, ce passage a été baptisé Voie Marcus Heim, du nom d’un parachutiste américain de la 82nd Airborne Division, qui combattit à La Fière. Une  table d’orientation en relief retrace les combats acharnés de ces journées de juin 1944 pour la conquête du passage sur le Merderet. Dans le dernier virage en venant de Sainte-Mère-Eglise, avant d’arriver à La Fière, un panneau signale l’endroit-même où le General James Gavin installa son foxhole, pendant les combats. Le General Gavin se déplaça sur ce lieu en 1984 lors d’une cérémonie commémorative. Situation : à 4 km à l’ouest de Sainte-Mère-Eglise, parc mémorial de La Fière, au bord de la D15 (suivre flêchage)

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