Secqueville-en-Bessin

(14 Calvados) La Libération

Secqueville-en-Bessin, ville lettrineUne rumeur se répand : des parachutistes allemands sauteraient dans le secteur À 9h35, toutes les compagnies du 1st Battalion The Canadian Scottish Regiment ont débarqué sur Gold Beach secteur Mike ; le Lieutenant-Colonel Frederick Cabeldu regroupe ses unités et se dirige vers son premier objectif. La formation progresse, sous le harcèlement des snipers, avec comme seul abri les hauts épis des champs. Devant Sainte-Croix-sur-Mer, le Lieutenant-Colonel Cabeldu détache une compagnie pour sécuriser le village, tandis que la colonne se hâte vers Colombiers-sur-Seulles. Quelques tireurs sont encore embusqués dans Sainte-Croix, il faut fouiller chaque maison pour les mettre hors d’état de nuire. À Colombiers-sur-Seulles, les Canadiens sont accueillis par la population qui offre à profusion les boissons locales. Il est 18h30, la Seulles est franchie, la voie ferrée Bayeux Caen n’est qu’à huit kilomètres ; malgré son intention d’atteindre l’objectif final du Jour J avant la tombée de la nuit, le Lieutenant-Colonel Cabeldu reçoit l’ordre de bivouaquer à Pierrepont. L’obscurité s’est installée, des patrouilles sont envoyées pour parer à une attaque surprise. Le QG de la 7th Infantry Brigade s’installe à Colombiers-sur-Seulles. Les pertes de la journée pour le 1st Battalion The Canadian Scottish Regiment s’élèvent à 85 hommes, dont 23 tués. La nuit est calme, le lendemain matin 7 juin, à 8h50, la progression reprend ; la A Company avance en tête, elle dépasse Lantheuil et se dirige vers Secqueville-en-Bessin. Un avion à croix noire est abattu, le pilote saute en parachute, il est capturé ; une rumeur se répand : des parachutistes allemands sauteraient dans le secteur, dans l’expectative les Canscots se préparent à toute éventualité. La menace principale vient surtout des snipers, qu’il est laborieux et dangereux de débusquer ; des petits groupes d’Allemands isolés sont faits prisonniers. Secqueville-en-Bessin est atteint à 12h50. Le QG du bataillon s’installe dans un grand corps de ferme, précédemment occupé par la Wehrmacht, les Normands accueillent avec flegme leurs nouveaux « locataires »… Un poste de secours est installé, on creuse des tranchées, l’endroit est mis en position de défense pour la nuit. À proximité, la A Company surprend un groupe d’une trentaine d’Allemands, après un bref combat, 26 prisonniers s’ajoutent aux autres. © Sources : Gold Juno Sword de Georges Bernage, Juno Beach de Ken Ford, War Diary The 1st Canadian Scottish, War Diary 7th Canadian Infantry Brigade

Secqueville-en-Bessin – Cimetière