Saint-Laurent-sur-Mer

(14 Calvados) Monuments et vestiges

Saint-Laurent-sur-Mer, monument lettrine Monument Signal de la Libération Monument commémorant le débarquement des Forces alliées le 6 juin 1944 sur Omaha Beach, et la libération de l’Europe. Il fait partie d’un ensemble de dix monuments Signaux, dont le modèle fut créé, après la guerre, par l’architecte en chef des Monuments historiques, Yves-Marie Froidevaux. Ils ont la forme d’une cheminée de navire avec une inscription en façade, l’arrière forme une vague creusée, représentant « l’élan de la mer vers la terre ». Ces monuments furent financés, en partie, par la vente des épaves des bâtiments alliés. On peut observer deux fresques sur les flancs du monument, l’une est dédiée à la 1st US Infantry Division, dont la devise était : No mission too difficult, no sacrifice too great, duty first – Aucune mission trop ardue, aucun sacrifice trop grand, le devoir avant tout ; l’autre face est un hommage au 116th Regimental Combat Team de la 29th US Infantry Division. Situation : sur le front de mer, carrefour Les Moulins © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Plaque 467th Anti-Aircraft Artillery Battalion Plaque dédiée aux soldats américains du 467th Anti-Aircraft Artillery Automatic Weapons Battalion. Le Jour J, des unités antiaériennes débarquèrent afin de protéger la tête de pont alliée contre la Luftwaffe. Vers 7 heures du matin, les LCT – Landing Craft, Tank, qui transportaient les half-tracks du 467th Anti-Aircraft Artillery Battalion, reçurent l’ordre de se diriger vers la côte. Le LCT qui transportait le Platoon du Captain Napier se fraya un passage parmi les obstacles et les épaves, et s’échoua secteur Easy Red, les véhicules s’élancèrent aussitôt dans l’eau profonde. Quand ils abordèrent, la plage était couverte par la fumée, jonchée d’épaves, de carcasses en flammes et de corps éparpillés des premières vagues d’assaut. À proximité de la sortie E-1 du Ruquet, un officier américain leur donna l’ordre de neutraliser un bunker armé d’un canon antichar. Les halftracks M15 et M16 se mirent en position et arrosèrent la cible d’obus de 37 mm et de balles de calibre 50. Le canon ennemi cessa de tirer, quand les GI’s arrivèrent près du blockhaus, ils découvrirent deux soldats allemands gravement blessés. Sur la plaque, on peut observer l’insigne du Coast Artillery Corps. Situation : au bout de la rue de la 2e Division US, parking du Ruquet, plaque sur le blockhaus © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Plaque Provisional Engineer Special Brigade Group Plaque dédiée au Provisional Engineer Special Brigade Group et aux unités rattachées. Le 6 juin 1944, le Provisional Engineer Special Brigade Group était commandé par le General William Hoge. Le groupe était constitué de la 5th Engineer Special Brigade du Colonel William Bridges et de la 6th ESB du Colonel Paul Thompson, de nombreuses unités lui étaient rattachées. Dans le cadre du Débarquement, les missions des ESB furent très diverses, la principale fut d’assurer le transfert des hommes et du matériel arrivant d’Angleterre jusqu’à la sortie des plages. Les premiers éléments foulèrent le sable avec les premières vagues, les soldats du génie durent prêter main forte aux troupes d’assaut, le Colonel Thompson fut blessé en attaquant une casemate à la sortie de plage D-3 Les Moulins. Quand les défenses ennemies furent neutralisées, les ESB durent organiser et sécuriser les plages, traiter les blessés et les morts, mettre en place les postes de commandement et de transmission, créer des dépôts de matériels… La plaque présente une liste non exhaustive des unités du Provisional ESB Group, qui installa un PC dans ce blockhaus. Situation : au bout de la rue de la 2e Division US, parking du Ruquet, plaque sur le blockhaus © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Stèle 2nd US Infantry Division Stèle dédiée aux soldats de la 2nd US Infantry Division, tombés pour la Liberté de 1944 à 1945. La 2nd US Infantry Division fut commandée pendant toute la campagne d’Europe par le Major General Walter Robertson. Elle débarqua sur Omaha Beach à partir du mercredi 7 juin. Le 9th Infantry Regiment arriva le premier dans l’après-midi, il se vit aussitôt confier la neutralisation de quelques snipers et points de résistance. Les 23th et 38th IR rejoignirent le lendemain. Lorsque le V US Corps déclencha son offensive sur tout le front le 9 juin, la 2nd ID n’était pas encore à effectifs complets et manquait de camions de transports, d’armes lourdes et de matériels. Sur la stèle de marbre, on peut observer l’emblème de la 2nd ID : une tête d’indien dans une étoile blanche sur un écusson sombre, ici en négatif, d’où le surnom de la division : Indian Head. Situation : au bout de la rue de la 2e Division US, parking du Ruquet, plaque sur le blockhaus © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Casemate WN 65 Casemate du Widerstand Nest 65 – point fortifié 65 d’Omaha Beach. La sortie de plage E-1 d’Omaha Beach était défendue par deux positions, codées : Widerstand Nest 65, à l’ouest, et WN 64, à l’est. Le Jour J, ces fortifications, qui défendaient la vallée du Ruquet menant au sommet du plateau, étaient en cours d’achèvement. Le WN 65 consistait en un réseau défensif de tranchées, d’abris en ciment pour mortiers et mitrailleuses, de quelques pièces de 50 à 75 mm, l’ensemble était protégé par des réseaux de barbelés et des champs de mines, un fossé anti-char courait le long de la plage et passait devant le blockhaus. La casemate type H 667 avait été terminée au mois d’avril, son canon antichar PakPanzer Abwehr Kanone – de 5 cm prenait la plage en enfilade vers l’est, il était servi par une équipe de cinq artilleurs. La pièce d’origine se trouve encore dans l’abri, le béton porte les traces des tirs américains. Situation : au bout de la rue de la 2e Division US, parking du Ruquet © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Stèle aérodrome avancé A-21 C Saint-Laurent-sur-Mer Stèle commémorant le premier aérodrome américain opérationnel en Normandie en juin 1944. Dès les premiers jours du Débarquement, des terrains d’atterrissage d’urgence furent nécessaires. Le 834th Engineer Air Battalion de la 9th US Army Air Force devait débarquer le Jour J à Vierville-sur-Mer, mais le secteur n’était pas encore sécurisé ; les soldats du génie furent déposés le lendemain sur la plage de Saint-Laurent-sur-Mer. Le Lieutenant Colonel John Livingston choisit un terrain situé sur le plateau surplombant la sortie de plage E-1 Le Ruquet, sans attendre les travaux débutèrent. Dans un premier temps, une piste sommaire, codée – Emergency Landing Strip E-1 – piste d’atterrissage d’urgence, fut aménagée ; le vendredi 9 juin en fin d’après-midi, le premier avion Douglas C-47 atterrissait pour évacuer les nombreux blessés. Le site fut ensuite renommé Advanced Landing Ground A-21 C Cargo – aérodrome avancé A-21 C, il servit essentiellement pour le transport. Un hôpital de campagne fut édifié à proximité, l’ALG A-21 C fut opérationnel jusqu’au 25 août, 15 000 blessés furent évacués pendant cette période. La stèle a été inaugurée en 1994, lors du 50e anniversaire, elle est accompagnée d’un panneau historique où figure une vue aérienne d’époque. Situation : derrière le blockhaus du Ruquet, prendre un petit escalier, puis au sommet, suivre un sentier vers l’intérieur sur deux-cents mètres © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Panneau Bernard Dargols Panneau en l’honneur de Bernard Dargols, soldat franco-américain qui débarqua sur Omaha Beach en juin 1944. En 1940, Bernard Dargols avait vingt ans, né à Paris, il effectuait un stage aux États-Unis à New-York, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata. Avec l’entrée en guerre des États-Unis, il se fit naturaliser citoyen américain en 1943 et s’engagea dans l’US Army. Bernard Dargols fut enrôlé au sein du Military Intelligence Service qui comportait plusieurs sections de spécialistes. Cinq équipes d’experts du renseignement étaient affectées à chaque division d’infanterie, avec des missions telles que l’interrogatoire des prisonniers, servir d’interprètes, analyser des photos aériennes, estimer les mouvements et la puissance d’une force ennemie… Le GI Dargols était rattaché à la 2nd Infantry Division quand il débarqua sur Omaha Beach le 8 juin 1944. Il combattit jusqu’en Allemagne, fut démobilisé en 1946, puis revint travailler en France. Sur le panneau, on peut le voir en photo, posant près de sa jeep surnommée « La Bastille ». Situation : à partir du carrefour des Moulins, rouler jusqu’au blockhaus du Ruquet, le panneau est à côté © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Mémorial Charles Shay Le Charles Shay Indian Memorial rend hommage à tous les soldats Native Americans, qui participèrent à l’opération Neptune le 6 juin 1944. Le Jour J, environ cinq-cent soldats amérindiens, dont les Comanche Code Talkers, participèrent à l’opération Neptune, cent-soixante-quinze débarquèrent sur Omaha Beach. Charles Norman Shay était l’un d’entre eux, il était infirmier au sein de la F Company 2nd Battalion du 16th Infantry Regiment de la 1st US Infantry Division. Charles Shay, membre de la nation Penobscot, était âgé de dix-neuf ans lorsqu’il atteignit la plage d’Omaha ; après la Normandie, il fut capturé en Allemagne et finit la guerre dans un camp de prisonniers. Il fut décoré de la Silver Star pour son dévouement au service de ses camarades blessés. Le mémorial a été inauguré le 5 juin 2017, la tortue de granit a été réalisée par le neveu de Charles Shay, elle symbolise la longévité. Lors du 75e anniversaire en 2019, une délégation de quatre-vingt Native était présente lors des commémorations officielles, un buste de Charles Shay fut dévoilé à cette occasion. Situation : à partir du monument Signal de la Libération, prendre la rue Bernard Anquetil, puis la rue de la 2e Division US, cent mètres avant d’atteindre Le Ruquet, se garer sur le petit parking à gauche, le mémorial est sur le front de mer © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Monument « les Braves » Œuvre monumentale à la mémoire des soldats des Forces alliées. « Les Braves » rend hommage au courage des combattants des Forces alliées, qui participèrent à l’opération Neptune et débarquèrent sur les plages de Normandie ; sur le pupitre en face de l’œuvre, on peut lire l’exergue d’Howard Leach, ambassadeur des États-Unis en France. La sculpture a été créée par l’artiste française Anilore Banon ; elle comporte trois éléments distincts : au centre, Debout la Liberté : les hommes qui se dressèrent contre la barbarie, de part et d’autre, les Ailes de l’Espoir : l’espérance d’un monde renaissant plus heureux, et les Ailes de la Fraternité : le principe d’une Humanité fraternelle et solidaire ; sa base est recouverte par la mer à marée haute. Réalisée en inox, large de quinze mètres, haute de neuf mètres et d’un poids de quinze tonnes, la sculpture a été financée grâce au mécénat, elle fut inaugurée le 5 juin 2004, lors du 60e anniversaire. Plusieurs panneaux historiques retracent brièvement la percée et la libération de Saint-Laurent-sur-Mer par les Américains. Situation : sur la plage, lieu-dit Les Moulins, près du monument Signal © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

Plaque 6 juin 1944 Plaque commémorant la Libération du 6 juin 1944. Le Jour J à 6h30, les troupes américaines débarquèrent sur Omaha Beach. Devant Saint-Laurent-sur-Mer, sur Easy Green et Easy Red, les soldats des 16th et 116th Regimental Combat Teams de la première vague d’assaut subirent de lourdes pertes et furent bloqués sur la plage. Vers 10 heures, la deuxième vague arriva à son tour. Les points fortifiés de la sortie E-1 du Ruquet furent neutralisés l’un après l’autre, en fin de matinée les GI’s commencèrent à s’infiltrer vers l’intérieur. Les GI’s découvrirent les premières maisons et rencontrèrent les premiers civils ; parmi eux, la famille Porée qui habitait alors cette ferme et vécut quelques heures de tension au milieu des combats. Situation : plaque sur la façade de la maison située au 27 rue du Val © Textes et photos : reproduction interdite sans autorisation

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